nom masc.
date ANIS
FEW XXIV 599a : anisum ANISUM CUMIN FENOUIL ROMAIN CUMIN DOUX En français moderne, on utilise les appellationsanisouanis vert. Taxinomie moderne : Pimpinella anisum L. (famille: Apiaceae). Les textes médiévaux sont généralement peu prolixes pour écrire les plantes ; dans le cas de l'anis, ce qui ressort, c'est la ressemblance avec le fenouil, comme en témoigne l'Alphitadans sa notice latine (éd. J. L. G. Mowat, Oxford, Clarendon Press, 1887,s. v. Anisum, p.10). [F. Vigneron] Deanis, de aniso Anon. [Pietro de' Crescenzi], Livre des prouffitz champestres et ruraulx, 10227, 1373, table générale des matières, fol. 4r. [...]anis[...] Jean Pitard, Réceptaire, ca 1300, fol. 19ra. Herbe* qui ressemble au fenouil, anis. ANISUM CUMIN FENOUIL ROMAIN CUMIN DOUX Anisdesire terre bien remuee et bien fouye, labouree et grasse, et vient tresbien qui le fume et arrouse. Anon. [Pietro de' Crescenzi], Livre des prouffitz champestres et ruraulx, 10227, 1373, VI, chap. 5, fol. 154r. Cette herbe* en tant qu'elle est cultivée. ANISUM CUMIN FENOUIL ROMAIN CUMIN DOUX Comme c'est encore le cas en français moderne pour l'anis, par métonymie, le nom de la plante est aussi le nom du fruit. [F. Vigneron] Anisest chault et secq ou second degré. Et est appellé en aultre maniere commin ou fenoil romain. Et est la semence d’une herbe qui ainsi est appellee. Anon. [Pietro de' Crescenzi], Livre des prouffitz champestres et ruraulx, 10227, 1373, VI, chap. 5, fol. 154r. Anizest chauz et sès el terz degrez, et le claime l'en par autre non comin douz. C'est la semence d'un[e] herbe que l'en claimme par cest non meismes. Anon. [Matthaeus Platearius], Livre des simples medecines, 2nde moitié du XIIIe s., p. 10. Anisa toutes les proprietez de l'anet mais il a la [saveur] plus douce, et si a la semence plus menue et plus ronde et a la vertu de degaster les vantositez et de garder la digestion, et de estouper les conduis du foye et de la rate, et de briser la pierre ou corps et d'ouvrir touz les conduis dedens le corps, et de les amander. Jean Corbechon [Barthélemy l’Anglais], Proprietés de choses, 1372, fol. 245v. Graines produites par cette herbe*. ANISUM CUMIN FENOUIL ROMAIN CUMIN DOUX Por fere avoir a feme lait et as homes esperme. Donnez la poudre d'anisa user en viandes et en boivres. Anon. [Matthaeus Platearius], Livre des simples medecines, 2nde moitié du XIIIe s., p. 11. Graines de cette herbe*, en tant qu'elles favorisent la montée de lait chez les jeunes mères et la qualité du sperme chez les hommes. ANICH ANISE ANISUM CUMIN FENOUIL ROMAIN CUMIN DOUX Mes ky medicine vodra saver Ici mult bone porat trover. Semense deanise, de fenoil, Ces dous par eus e pus maroil Od centorie, tuz sei[e]nt quit,Si cum troverez ci escrit. Anon., Novelle Cirurgerie, ca 1250, fol. 66vb. car qui prent .i. cok bien viel, et le wide dedens, et le remplisse de polipode et d’anis, et le faice cuire en ewe, et quant il sera bien cuis, si boive l’ewe : tele ewe vaut à chiaus ki ont doleurs de flans, et à ciaux qui ne puent aller à chambre, et à ciaus qui tranblent et à tous ciaus qui ont maladies de froidure. Aldebrandin de Sienne, Régime du corps, 1256, p. 128-129. si engenre [figue] boins sans, et espurge les malvaises humeurs du cors, et font bien oriner, et espurgent le pis, et eslargissent les voies du poumon, et por ce que on n’est pas sans ventosité, si doit on apriès useranich, ameos, gingembre, semence de fenoil, et autres coses por le ventosité oster Aldebrandin de Sienne, Régime du corps, 1256, p. 145. Autre bon [por les chevoux qui cheent faire tenir] : de la jus de l’ache et cele de l’aniset movez bien ensamble en .i. pou de vin. Si le boilliez sor le feu jusque il soit bien espes et le metez en boistes et puis au soir et au matin mengiez trois cuilleries tant que vos soiez sains. Anon. [Pseudo-Hippocrate], Le livre Ypocras, 1ère moitié du XIVe s., fol. 79v-80r. Anisest chauz et sès el terz degrez [...]. [...] Contra ventosite et contra indigestion et contre aigre rothes. Prenez la semence d'aniset de fanoil [...]. Anon. [Matthaeus Platearius], Livre des simples medecines, 2nde moitié du XIIIe s., p. 10. Al poumont valent cestes choses : [...] genciane, coumin,anise, contaure... Jofroy de Waterford, Secret des Secrets, Diet., ca 1300, l. 597. Item sechiés bienaniset en faites poudre et confisiés avec miel cru et mettés dessus, ce en garist. Jean Pitard, Réceptaire, ca 1300, fol. 15vb. Encore cuis semence de perresin et de fenoul, especes, ape,anis, commin et en cele decoction melle laine atout le suint et met caut par desus [apostume des coulles]. Jehan de Prouville [abbé Poutrel], Chirurgie, ca 1300, fol. 23r. Et s'il ne la puet prendre ovec vin, praigne la ovec decoction deanis, car tous les sages anciens s'acordent queanisvaut souverainement en toutes ces lesions. Anon. [Henri de Mondeville], Chirurgie, 1314, chap. 1754, p. 110. telle douleur [sous les côtes, à hauteur des hypocondres] peut estre garie par medecines laxatives, chaudes et seches, carmmans [sic, cor. Lafeuille calmans] et dissolvens telles humeurs : car se nature peust ouvrer et qu’elle feust assez forte, par sa chaleur naturelle elle les resolvast, car par deffaut de chaleur sont elles engendrees, et pour ce les clistoires resolutifz sont bons au commencement, et les fomentacions resolutives aprez, comme camo.,anis, cami., et le baing, la matiere evacuee premierement avec aucunes herbes si comme origan, calament, sanbuci, ebuli, petrosil. Martin de Saint-Gilles, Comment. Aphorismes Ypocras, 1363, p. 197. Ces medecines dont, les unes purgent par le ventre desoubs, si comme agaric, turbith, mirabolons et pluseurs aultres, et les autres par le orine, si comme persin,anis, fenoul, ape et pluseurs autres. Evrart de Conty [Aristote], Problemes, ca 1380, I, 48, fol. 39v. Graines de cette herbe*, en tant qu'elles ont de nombreux usages médicaux, et notamment sont utilisées contre les spasmes digestifs, les ballonements, la constipation, les refroidissements, la chute des cheveux, ou encore certains apostumes (écrouelles, apostume aux couilles). Se ceu non, si prent .i. pot, et fai .i. pertus ou cuvercle, et i met herbes que puissent ovrir la bouche de la marris, si com calament, rue,anis, camomille, cassialigne et sentoire [...]. Anon. [Albucasis], Cyrurgie, ca 1250, fol. 45vb. Graines de cette herbe*, en tant qu'elles font éternuer. Anis plat Plante dont l'identification reste impossible à déterminer sur la base de la seule attestation. Toutefois, la ressemblance avec l'anis, telle qu'elle est sugérée par la désignation, nous incite à songer soit à l'estragon (Artemisia dracunculus, L., Astracées), dont l'odeur rappelle celle de l'anis, et dont les feuilles ressemblent à cette même plante, soit, plutôt, à l'aneth (Anethum graveolens, L., Apiacées), qui ressemble beaucoup à l'anis. (YS). ...les choses aussi qui s'ensuient sont bonnes au fondememnt :anisplat,... Anon. [Guido Parato], Regime de santé, 1459, fol. 31v. Herbe* dont les feuilles ne présentent pas de dentelure.