nom fém.
date ATEMPRANCE
FEW XIII-1 174b: temperare ATTRAMPANCE ATTREMPANCE ATREMPENCE ATTEMPRANCE TREMPANCE Aristotles, li princes de philosophes, dist qu'a la vertu d'atemprancepartiennent .II. choses, ce fait a savoir abstinence de viandes et de boivres et chastee de cors... Jofroy de Waterford, Secret des Secrets, Diet., ca 1300, XXIX. La quarte vertus chardinal apellent li clercatemprance, par quoi hom tient mesure de mangier et de boire et ne trespasse mies endroit de femmes, et de chascun sorfait soi garde en tous ses dis et ses fais. Jofroy de Waterford, Secret des Secrets, Diet., ca 1300, XXVIII. Comportement modéré en ce qui concerne la boisson, la nourriture et les relations sexuelles. Non inanicion, ne nulle des autres choses, s'elles excedent l'atrempancede nature, n'est bonne. Martin de Saint-Gilles, Amphorismes Ypocras, 1362-1363, 58. L'air qui est atrait du pomon au cuer et du cuer a tout le corps donneattrempancea toute la personne. Jean Corbechon [Barthélemy l’Anglais], Proprietés de choses, 1372, XI, 1, fol. 157r. Pour quoy nous devons savoir que les choses natureles desus dites qui constituent le cors humain, quant elles sont en lor naturalité et en lor bonne mesure, sont cause de santé, et la bonneatempranceet la bonne mesure de ces meismes choses, c'est santés proprement, [...]. Evrart de Conty [Aristote], Problemes, ca 1380, I, 1, fol. 8v. ...les diuretiques competent en declinacion avecattemprance. Anon. [Bernard de Gordon], Pratique Fleur de lys, ca 1470, VI, 9.  Équilibre de la complexion*, du tempérament. ...tel vent fait les eaues cleres et de bonne saveur et garde le corps en santé par l'attrampancede leurs qualitez. Jean Corbechon [Barthélemy l’Anglais], Proprietés de choses, 1372, XI, 3, fol. 159r.

Equilibre des qualités élémentaires dans un objet naturel, notamment un vent.

Mais pour faire atemprance de l'un a l'aute sont, par le disposicion au createur, assis .I. moyen entre deux contraires: li airs entre le fu et l'iaue, qui sont du tout en tout contraires, car li fus est cauls et ses et l'iaue moiste et froide, si comme je vous ay dit, que li airs est cauls et moistes et le terre froide et secque. Anon., Placides et Timeo 1, fin XIIIe s, 116, p. 49.

Equilibre entre deux éléments naturels.