nom fém.
date ARMOISE
FEW XXV 361b : artemisa HERMOISE ARTEMISIA CARISTELLUM REGIA MERE DES HERBES L'armoise doit son nom latinartemisiaà la déesse Diane, c'est-à-dire Artémis. Les éléments descriptifs de la définition viennent de Pline et Dioscoride. Cf. Vincent de Beauvais,Speculum Naturale, IX, 39, col. 579. Taxinomie moderne : Artemisia vulgaris (famille : Asteraceae). [C. Rochelois] Armoiseest ainsi appellee pour ce qu'elle est mere des herbes ou pour ce qu'elle fut jadis consacree a Dyane, qui en grec est appellee Arthemis, sicomme dit Ysidore ou XVIIe livre.Armoiseest chaude et seiche et en sont la racine et les fleurs bonnes en medicine. Jean Corbechon [Barthélemy l’Anglais], Proprietés de choses, 1372, XVII, 17, fol. 247rb. Arthemesia, c'estarmoise. Il en est de trois manieres. C'est assavoir la grande, la moienne et la meindre, [La grande] est autrement appellee la mere des herbes. Les Romains l'appellent regia ; les autres l'appellent caristellum. Anon., Grant herbier (Secrets de Salerne), XVe s., p. 38. Dearmoise, de artemesia. Anon. [Pietro de' Crescenzi], Livre des prouffitz champestres et ruraulx, 10227, 1373, table générale des matières, livre VI, chap. 9, fol. 4r. Herbe* chaude* et sèche* avec des feuilles plus grandes et grasses que l'absinthe*, de longues tiges et de petites fleurs blanches odorantes en été. ERMOISE HERMOISE ARTEMISIA ARTEMESIE MERE DES HERBES Se il avient que les emoroides soient dedenz et li lieus est emflez et porreture n’en ist mie, pren fueilles d’ermoiseet de guimauve, et tribles ces choses ensamble et si les met cuire o oille de lignuis. Anon. [Roger de Salerne], Chirurgie 1, Sloane 1977, XIIIe s., fol. 42rv. Por fievre quartaine : le jus de l’ermoisefaites tiede o oile. Si en oigniez .III. jors le cors dou malade. Si garra por voir. Anon. [Pseudo-Hippocrate], Lettre d'Hippocrate 1, ms. 693, 1240-1250, fol. 83r. Armoiseest chaude et seiche el tierz degrez. C'est une herbe que l'en claime mere de trestotes les autres herbes. Les folles sunt plus en us et valt mieuz verz que seche ; et la puet l'en garder un an. Eles valt a fames qui ne poent avoir enfant quand le marriz est top moiste [...]. Anon. [Matthaeus Platearius], Livre des simples medecines, 2nde moitié du XIIIe s., p. 16. De quelconques cause ce soit, se la flame n’est espurgie sousfissaument aprés l’enfantement, done li eximel o vin de decoction de savine,armoiseet calendule, se ele n’a point de fievre, se ele a fievre o eve et se l’enfleure et li dolours ne s’en va pour çou, fai emplastre d’ace et dearmoisecuites ensamble en eve et fai emplastre, mais fai ançois onction de oile nardin et meesmement en froide cause. Jehan de Prouville [abbé Poutrel], Chirurgie, ca 1300, fol. 26v. Se la fame l'a perdue, baigniés la en la decoction d'une herbe c'on appele embroise et aprés le baing prenéshermoiseet la triblés bien et boulés en bon vin blanc et quant la fame sera couchiee, si le mette chaudement sus le lieu et se une fois ne souffist, si le face pluseurs fois. Jean Pitard, Réceptaire, ca 1300, fol. 23vb. Qui volt faire bon entret, prenge cire virgine 3 unces e de peiz 1 unce e sur de moton 3 unces e franc encens 2 unces e peiz reisine 3 unces pois prenez sanicle, bugle, avende, ache, cestearmoisee orpiment de chescun treis poignez pois si le triblez e premez le jus hors pois sil metez le jus e tut l’autre en une paele sur le fu e le face bien quire. Pois le colez parmi un drap en un basin si le lesser ester e quant il serrat refreidi si ostez la fundritte od un cotel e le remenant metez en boistes. Anon. [Pseudo-Hippocrate], Le livre Ypocras, 1ère moitié du XIVe s., fol. 179r. Item es choses devant dittes tu peux ajousterhermoiseet sy en peux faire emplastre sur le ventre. Anon., Livre des simples medecines, 10227, 1373, ca 1470, fol. 9v. Armoiseest chaulde et seiche ou troisiesme degré. Et valent mieulx les fueilles en medicine que la racine, et si valent mieulx vertes que seiches. On l’appelle la mere des herbes. Anon. [Pietro de' Crescenzi], Livre des prouffitz champestres et ruraulx, 10227, 1373, VI, chap. 9, fol. 155v. Cette herbe*, dont les feuilles, les fleurs et les racines sont utilisées en décoction ou en emplâtre pour soigner des maladies de la vulve et de la matrice*, contre la stérilité causée par l'humidité, pour faciliter l'extraction d'un enfant à naître mort, pour provoquer les fleurs*, pour soulager la fatigue des pieds, les maux de têtes, les maladies de l'estomac, contre la pierre*, les vers, les parasites de l'oreille et les écrouelles, pour mettre fin à une fièvre quartaine.