adj.
date AIGU
FEW XXIV 128a : acutus AGU AGU Quant la maladie est telle que les labours sont tresagues, il est neccessité de tenir tres estroite diete. Martin de Saint-Gilles, Amphorismes Ypocras, 1362-1363, p. 54. […] et se on tient longuement la main sur le cuir on sent chaleuragüe. Anon. [Bernard de Gordon], Pratique Fleur de lys, ca 1470, I, 2. Intense, en parlant d'une douleur physique ou d'une sensation corporelle. AGU ACU (anton. chronique) Uncore en fevreaguës’il ad une bernete el ventrail e el senestre pié de la plante neient autres mes une e emflé de neir colour e nul talant n’ad de nule rien, el secundime jour morrat. [PSEUDO-HIPPOCRATE], Livre d'Ypocras,ms. BnF fr. 693, avant 1350, fol.170v. Desacuesmaladies, generalment les pronosticacions ne sont pas certainement ne de salut ne de mort. Martin de Saint-Gilles, Amphorismes Ypocras, 1362-1363, p. 60. En ce comment, Gallien expose ce mot, sine causa magnifesta, sans cause apparent ; c’est a dire que les fames n’ont fievreaguë, flux de ventre ou diarrie, herisipille, ou autre plaie ou apostume, flux de sang ou vomite, percussion, saillir, morsure, trop grant abstinence, trop froit, exercitement trop grant, ne trop grant paour, trop froit, trop chaut, et les autres semblables, ce sont les causes magnifestes ou apparans dont on peut advorter ; […]. Martin de Saint-Gilles, Comment. Aphorismes Ypocras, 1363, p. 126. […] et par tous les acteurs de medecine, lesaguësmaladies sont terminees dedens le XIIIIe jour ou au XIIIIe; et quant elles passent oultre, elles vont jusques au X Le jour, qui est la fin desaguës, et le commencement des croniques maladies; ou pour ce sont elles appellees converssives, quant elles passent le XIIIIe jour, car elles lessent le terme et la nature desaguës, et se traient en convertissant aux longues et croniques. Martin de Saint-Gilles, Comment. Aphorismes Ypocras, 1363, p. 207. La quartaine communement dure ung an, car ainsi que les maladiesaguesensuivent le mouvement de la lune, ainsi les croniques ensuivent le mouvement du soleil. Anon. [Bernard de Gordon], Pratique Fleur de lys, ca 1470, I, 6. Avec paroxysmes, et d'une durée limitée, en parlant de fièvre ou de maladie. AGU […] ; aussi aucunefoiz telles pustulles sont de lee figure, aucunefoiz d’agüefigure, et aucunefoiz ont II figures ou II chiefz, et aucunefoiz que un. Quant elles sont de fourme ou figureaguë, c’est signe qu’elles sont de chaude matiere, car telle matiere chaude est plus boutee et mise hors que la froide ; […]. Martin de Saint-Gilles, Comment. Aphorismes Ypocras, 1363, p. 160. Qui présente une forme mince, élancée, en parlant d'un apostume. AGU Le .2. [apostume de melancolie non vraie et aduste, et de subtile matiere] est plus mal, car il est de matiere qui a qualitésagües. Anon. [Henri de Mondeville], Chirurgie, 1314, 2101, p. 187. […] et pleuresie est causee en ung panicle ou en membres qui sont fors a penetrer et percier, et pour ce n’y peut passer grosse matiere, se n’est avec la sutille, et pour ce est elle causee de chaude subtile etaguëmatiere colorique le plus souvent. Martin de Saint-Gilles, Comment. Aphorismes Ypocras, 1363, p. 165. […] quartement, car continuelment les humeursaguësaccourent a lui [la vessie] et fluent, tousjours renouvellant la plaie ; […]. Martin de Saint-Gilles, Comment. Aphorismes Ypocras, 1363, p. 167. Qui caractérise une matière*, une humeur* chaude* et est assez subtil*. AGU […] et si [sanglout] est causé aussi quant on prent choseaguës, comme poivre, et aprez on boit, si que le vin le fait invisquer en l’estomac et cause tel sanglout ; […]. Martin de Saint-Gilles, Comment. Aphorismes Ypocras, 1363, p. 196. Et de ses saveurs les trois sont chault, c'est [assavoir] saveur salsé, saveur amere et saveurague. Et selon Avicenne au chapitre allegué de saveur,agueest le plus chault, en aprés saveur amere, et puis la salsé, car les chosesaguessont les plus fortes a resolver, inciser et abstergier que les choses ameres, en aprés les choses salees sont comme les choses ameres refrenees avec humidité froide. ANON. [Arnaud de Villeneuve], Regime santé du corps, 1480, 101. De saveur piquante, en parlant d'un aliment, d'une substance. Et de ce dit Boeces et tous les philosohes que d'air ainsy meu tardivement et pesaument est engendrés son grave et d'air meu isnelement et radement, son agu au contraire. Et de ce s'enssuit il evidaument que ls son agu est et se despend de plus drus mouvemens et pls repetiés et plus isnelment que le grave ne fait. Evrart de Conty, Eschez moralisés, ca 1400, p. 135.

Qui provient d'un mouvement rapide et répété, en parlant d'un son.