nom masc.
date CALAMENT
FEW II 1 53b : kalaminthos CALAMAN CALAMENTON NEPITE NEPITA Le substantifcalamenten ancien français désigne des plantes qui, dans la taxinomie moderne, ressortissent à des espèces et même des genres différents (genre Mentha et genre Clinopodium). [F. Vigneron] Calamente est une herbe qui ressamble a la mente de laquelle les gloses font aucunnefoiz mencion en aucuns livres ; ceste herbe est de deux manieres, dont l’une est de montaigne et est la meilleure, l’autre est de jardin qui n’est pas si seche. Jean Corbechon [Barthélemy l’Anglais], Proprietés de choses, 1372, XVII, chap. 34. Herbe* qui ressemble à la menthe, dont il existe différentes manières* qu’on trouve à l’état sauvage ou qui se cultivent. CALAMANT MENTASTRE Le termecalamenten ancien français pourrait désigner la menthe sylvestre ou menthe à feuilles longues, selon les appellations du français moderne pour cette plante. Taxinomie moderne pour cette menthe: Mentha longifolia (L.) Huds. (famille: Lamiaceae). [F. Vigneron] Calamentest de deux manieres : l’un est d’eaue et l’appelle l’en mentastre, et l’autre est de montaigne et l’appelle l’en nepita. Anon. [Pietro de' Crescenzi], Livre des prouffitz champestres et ruraulx, 10227, 1373, VI, chap. 32, fol. 163r. Herbe* poussant dans des sols humides, menthe sauvage. CALAMANT CALAMENTON NEPITE NEPITA Dans la citation de Pierre de Crescens, la mention de l’habitat et le terme latinnepitapermettent de penser à une identification avec lecalament népéta, selon l’expression du français moderne, qui emploie aussi parfois, à propos de cette plante, la locutioncalament de montagne. Taxinomie moderne : Clinopodium nepeta (L.) Kuntze (famille : Lamiaceae). [F. Vigneron] Calamentest de deux manieres : l’un est d’eaue et l’appelle l’en mentastre, et l’autre est de montaigne et l’appelle l’en nepita. Anon. [Pietro de' Crescenzi], Livre des prouffitz champestres et ruraulx, 10227, 1373, VI, chap. 32, fol. 163r. Herbe* qui pousse notamment en montagne et dont les feuilles présentent une odeur proche de celle des feuilles de la menthe pouliot. CALAMANT CALAMENTON MENTASTRE NEPITA A ce meisme pren aluysne etcalement, savine, si les fai boulir en eue. Anon. [Roger de Salerne], Chirurgie 1, Sloane 1977, XIIIe s., fol. 23vb. Pur cel espurger devez sovent / Le jus beivre decalement; / Le sanc en gette sanz nule dute / E nette e pure la fet tute. Anon., Novelle Cirurgerie, ca 1250, v. 1106-1109. Se ceu non, si prent .i. pot, et fai .i. pertus ou cuvercle, et i met herbes que puissent ovrir la bouche de la marris, si comcalament, rue, anis, camomille, cassialigne et centoire ; toutes ces herbes, ou aucunes d'eles, soient cuites ou pot en aigue sus le feu ; puis met une caine ou pertus dou pot, et l'autre chief en la bouche de la marris, et la teigne tant que li vapors viegne dedens la marris ; puis la fai estemuer, si com nos avons dit. Anon. [Albucasis], Cyrurgie, ca 1250, fol. 45vb. Car vous devés savoir que li miels qui est fais quant les hes sont norries de fleurs d’origano, decalament, de thym, d’ysope et d’autres samblans herbes ne se tient pas à nature de celui ke dit vous avons, car [se] cil est plus caus et plus sès, et n’est pas temprés, et, pour plus briefment dire, sachiés qu’il se tient à le nature de ce dont il est fais. Aldebrandin de Sienne, Régime du corps, 1256, p. 160. Calementest chauz et sès au tierz degré. Contre le cer. Prenezcalamenet faites cuire en miel, et oigniez le hastarel au malade. Anon. [Matthaeus Platearius], Livre des simples medecines, 2nde moitié du XIIIe s., p. 44. R. agremoine,calament, seneçon, rue, betoine, millegrune, ambrose yvelment, cuis les en vin et de ceste potion done au malade cascun jour a jeun et dedens .IX. jors il rungera le malvaise char et le fi en la plaie. Jehan de Prouville [abbé Poutrel], Chirurgie, ca 1300, fol. 12r. Estuves sont faites de herbes chaudes consumantes, si comme aluisne,calaman, origan, primevoire, sauge et semblables. Anon. [Henri de Mondeville], Chirurgie, 1314, chap. 1309, p. 14. La .38. : Se vers sont engendrés en aucunes ulceres, soient tués en matant jus decalaman de fleuveet de persiquere, de fuilles de peschier, d'aluisne, de centaure, de mentrastre et de semblables ; et ce dit Avicene ou .4. livre, ou chapistre alleguié. Anon. [Henri de Mondeville], Chirurgie, 1314, chap. 1541, p. 59. les lassitudes ou doleurs d’esté se doivent garir par inunctions principalment, et secondairement par baingns. Et pource que li tans en yver est mués de chaleur en froidure, pource doivent estre les inunctions et les oeles de chaude vertu [...] Li baingn ausy doivent estre chaut [...] si comme par cuire y et adjouster aucunes herbes de chaude vertu et seche, si comme sauge, rue, origan,calement, Et tels autres herbes. Evrart de Conty [Aristote], Problemes, ca 1380, I, 39, fol. 39r. Le second experiment est tel : prenés pouldre decalamentet puis la mettés en cariques et a la fois mettés vers le feu et puis le boutés en vin. Anon. [Bernard de Gordon], Pratique Fleur de lys, ca 1470, IV, 4. L'herbe* décrite dans les sections précédentes, dans ses diverses manières*, en tant qu'elle a des usages médicaux, notamment pour traiter les ulcères. CALAMANT CALAMENTON MENTASTRE NEPITA Note encyclopédique Les souris sont chasciees de la maison, quant elle est enfumee decalamant, et dit l'en que il s'enfuient, quant une est liee par le piè o un filet ou milieu de la maison, ou se la teste et le visage d'une est escorchiee, quant ele court vive parmi la maison, ou s'ele est toute escorchie, ou se l'en pent une sonnete a son col, ou se l'en li oste la queue, ou se le malle est chastré. Anon. [Henri de Mondeville], Chirurgie, 1314, chap. 1858, p. 136. L'herbe* décrite dans les sections précédentes, dans ses diverses manières*, en tant qu'elle sert à repousser les souris d'une maison.