nom fém.
date CHENILLIE
FEW II 1 86a : caliculata CASSILAGO SIMPHONIACA JUSQUIAME HANEBANE CHANILLE CHENELLIE CHENILEE DENT CHEVALINE

Les diverses espèces de jusquiame appartiennent au genre Hyoscyamus L. (famille: Solanaceae). [F. Vigneron]

Jusquiame est froiz el tierz degre et ses el segont. La Anon. [Matthaeus Platearius], Livre des simples medecines, 2nde moitié du XIIIe s., p. 95. Herbe* à odeur désagréable, à poils collants, possédant de nombreuses feuilles ovales à extrémité pointue, grossièrement dentées ou entières, dont il existe plusieurs manières*, parmi lesquelles une à fleurs presque pourpres et à graines noires et une autre à fleurs plus blanches, jusquiame.
CASSILAGO SIMPHONIACA JUSQUIAME HANEBANE CHANILLE CHENELLIE CHENILEE [pour empêcher les poils ou les cils épilés de repousser] Altre : pernez orpiment et la semence dechanilleet batez les ensemble et destemprez les od chaut sanc de porc et sechez u Anon., Ornement des Dames, ca 1285, XIIIe s., p. 50. Cette herbe* en tant qu’elle est utilisée pour les soins de beauté des femmes, notamment pour empêcher la repousse des poils. CASSILAGO SIMPHONIACA JUSQUIAME HANEBANE CHANILLE CHENELLIE CHENILEE CHENILLIEE Cassiligo .i. herbe a non Quechenillieenos nommon. Lachenillieeestraindre fait E mortefie e sum atrait. La semence est juqueämus [...] au dehors ont grant mestier. Lié desus trop grant chalor Si l’abatent o la feidor. L’ele de lui la chaude gote Par sa freidor hors dou cors bote. Anon. [Macer], Herbier, ms. Princeton U.L. Garrett 131, ca 1250, fol. 24rb. Et autre bon por goute mecine : Prenez .III. tepins nuef et cumplez l’un dechenillieet le perciez menuement et le metez en terre sor l’autre tepin la voille Saint Jehan et soit a l’aer bien couvert d’une layne ou d’une [essarme ?] et puis la terre par desus et ne soit ostez tant qu’a l’autre voille Saint Jehan se n’est la voille de nativité et cele herbe fera qui cherra ou tepin Anon. [Pseudo-Hippocrate], Lettre d'Hippocrate 1, ms. 693, 1240-1250, fol. 87v. Et de ceu gueriras tu par froides choses. Pren .i. pastel d’estoupes, si le moille en jus de jubarbe et de morele et dechenillieet met avec aubun d’oef meslé o oille rosat ou Anon. [Roger de Salerne], Chirurgie 1, Sloane 1977, XIIIe s., § 20. Galien dit en un livre / Ke il meimes fist escrivre: / Anon., Novelle Cirurgerie, ca 1250, v. 1486-1489. R. racine dechenellieet toute l’erbe quassee legierement et envolepee en estoupes mouillies en eve et les cuis sus les carbons, ceste cose trivlee o craisse, meure mult les Jehan de Prouville [abbé Poutrel], Chirurgie, ca 1300, fol. 20r. Cette herbe* en tant qu’elle est utilisée pour ses vertus médicinales, notamment dans la préparation d'huile, d'onguents ou d’emplâtres contre la goutte* ou les apostumes*.