nom fém.
date COUDRE-1
FEW II-2 1241b : corylus COLDRE COUDRIER NOISETIER Les arbres dont l’en puet peupler vignes et champs sont oulmes, saulx, Anon. [Pietro de' Crescenzi], Livre des prouffitz champestres et ruraulx, 10227, 1373 ,IV, chap. 10, fol. 75v. Arbre qui donne des noisettes. CAURRE Autre tres boin R. une piece de plonc et en fai petites pieces et les met en .1. grant cies d’un nuef pot brisiet et met desus le fu et muef a .1. baston decaurrejusc’a tant que çou soit toute pourre cicotrine et confis o oile et oing, aucun metent o l’oile .1. poi de vin aigre, aucun non et ce vaut mout en l’espesse roigne qui tient grant liu et je œuvre issi. Je preng plagelle d’estoupes et les moulle en vin et l’espraing et met longuement desus et met sus la roigne et laisse par une nuit et toute la grosse roigne s’en va a metre une fois ou .11., aprés oing le liu de moieus d’euf pour faire bieles cycatrizacions. Jehan de Prouville [abbé Poutrel], Chirurgie, ca 1300, fol. 59v-60r. Bois de cet arbre, employé comme bâton pour mélanger un remède pendant sa cuisson. NOIX DE COUDRE AVELINE AVELAINE AVELLANE La citation de Jean Corbechon propose une distinction entre l'aveline qui serait sauvage et une autre espèce qui serait cultivée; il évoque dans cet extrait les noix, fruits du noyer, par opposition aux avelines. Jean Corbechon considère donc les noisettes comme forcément sauvages. En réalité, l'exploitation agricole des noisettes est bien établie au Moyen Âge. Selon les textes, on peut donc trouver un usage différent des termes aveline et noix de coudre, qui restent synonymes en ancien français, mais relèvent d'un emploi plus large, ce qui conduit à distinguer des avelines sauvages et des avelines cultivées, ces dernières correspondant à plusieurs variétés qu'on repère selon la forme et la taille du fruit, sans pour autant qu'elles reçoivent une appellation particulière. [F. Vigneron] [...] done en quantite (d'une noix) d'unenoiz de coudre. Anon. [Nicolas de Salerne], Antidotaire Nicholas 1, ca 1290, p. 21. Il est moult de manieres de noix, mais les plus vertueuses sont les grosses que on appelle nois françoises, et les petites que on appellenoix de coudreou avelaines. Jean Corbechon [Barthélemy l’Anglais], Proprietés de choses, 1372, XVII, 106. Lesnoix de coudreque on appelle aveleines sont sauvages au regart des grosses nois françoises, car elles croissent es bois et sans labourer ; Jean Corbechon [Barthélemy l’Anglais], Proprietés de choses, 1372, XVII, 107. Fruit de cet arbre, noisette.