nom masc.
date BRYONE
FEW I 580a : bryonia AMPELLA BRIONIA VITIS BRIOIGNE Taxinomie moderne: Brionia dioica, Jacq., famille des Cucurbitacées. Le branches debrioigne[...]. Anon., Novelle Cirurgerie, ca 1250, fol. 63vb. Brionnec'est une herbe qui autrement est dicte vitis alba, laquelle est moult precieuse. Anon. [Anon.], Livre des secrez de nature, XIVe s., p. 325. Herbe* à petites feuilles, qui grimpe et a des baies rouges, et qui ressemble à la vigne, bryone. BRIONE BRIOINE BRIOISNE BRIOIGNE BRIORNE BIROINE BURONE De cette plante, on utilisait le plus souvent la racine, mais aussi les feuilles. Comme on le voit dans les contextes proposés, un certain nombre de recettes ne précisent pas la partie de la plante à utiliser. [I. Vedrenne-Fajolles] Por l’anvertin dou chief mecine.Buroneo miel o aisil bevez bien broye a geun sovent. Anon. [Pseudo-Hippocrate], Lettre d'Hippocrate 1, ms. 693, 1240-1250, fol. 76v. Le branches debrioigneardez en pudre, Mult menument la facez moldre, Od ewe seit pus destempree, La neire denz de ceo frotee: Blanches les averez de fi, Anon., Novelle Cirurgerie, ca 1250, fol. 63vb. De miel pernez la pure gute, En un veissel la boillez tute, Pus jus debrioinegrant partie Mise ert e reboillie. Jeke vienge a la mesure De miel sufrez la billure; De cest oignement le vis De cest enoindras cinc nuit u sis. Anon., Novelle Cirurgerie, ca 1250, fol. 65rb-65va. Pur espurger sane ke rement: […] Labrioneardez en podre; Anon., Novelle Cirurgerie, ca 1250, fol. 70va. Apres les fomentacions met sansues sus les emoroides, ensi feras le malade guerir. Et se tu voeus faire cheir le fu, fai .i. estrument en manere de clystere et met enz par cel estrument le jus debriorne, si li laisse par une hore ou par .ii. Ce feras tu tant que la dolor allegera. Anon. [Roger de Salerne], Chirurgie 1, Sloane 1977, XIIIe s., fol. 42rb. Encore en ceste meisme maniere [pour faire le cuir dou visage delié et blanc et pour toutes ordures oster], faites faire yaves de flours ou de foilles debrioine, et vous lavés le col et le visage de ces meismes yaves […] Aldebrandin de Sienne, Régime du corps, 1256, p. 99. Oignement contre toute goute froide et autre et contre toute douleur de nerfs et de corps Prenés racines debrioineet la tailliés par roelles Jean Pitard, Réceptaire, ca 1300, fol. 8ra. A rompre claus. R. rachine debrione, de caourdier sauvace, cuis en eve et trivle o vies craisse de porc et levain et sel et met sovent desus quant les glans seront meures, creve les et en trai le merde petit et petit et met en l’entree une tante moullie en ongnement fait de alun, de plume et de miel et d’arrement. Jehan de Prouville [abbé Poutrel], Chirurgie, ca 1300, fol. 62v. Les pocions aidans a ce sont jus debrioisneseiché, mis en poudre, incorporé o miel ; de ce soit donné une fois la semaine la quantité d'une nois o vin. Anon. [Henri de Mondeville], Chirurgie, 1314, chap. 1969, p. 158. A la goute freide qui tient as jonctures. Prenez rouge sauge, fenoil, premerole, betoigne, pigre, bugle, pie de polain, chenlange, calssitraire,brioine, fu de chaine u de autre fust de chacun une poigné mais debiroinetreis poignez e de [?] treis e seient de un pois. Si les triblez bien ensemble e metez i vin u cervoise pois sil boillez. Si bevez le seir e le matin. Esprové est. Anon. [Pseudo-Hippocrate], Le livre Ypocras, 1ère moitié du XIVe s., fol. 179v. Cette herbe*, en tant qu'elle est utilisée pour ses vertus médicinales, notamment pour son effet de blanchissement, pour nettoyer une plaie ou pour alléger certaines douleurs.