nom masc.
date BAIN
FEW I 225b : balneum BAING BAINGN ÉTUVE Texte encyclopédique Encontre toutes manieres de fievres mecines : Quant li maux vos prendra, entrez en .I.bainget gardez que vos braz ne touchoient en l’aigue. Et puis prenez hyerre terrestre et metez sor vostre chief. Et puis vos faites a saignier d’ambedoux braz. Si garrez. Anon. [Pseudo-Hippocrate], Lettre d'Hippocrate 1, ms. 693, 1240-1250, fol. 82v-83r. Autre oignement : /Freis seim de pork pernez petit, /Od ceo le blanc de of demi quit, /Mult par flur dunc de furment /E pudre de baies ensement : /Tut ceo seit ensemble joint / Anon., Novelle Cirurgerie, ca 1250, fol. 65rb. Et .iii. jors apres fai le malade entrer en .i.bainget il demore tant com il porra souffrir et a l’issir l’oing de l’oignement devant dit. Et fai ensi tant qu’il soit garis. Anon. [Roger de Salerne], Chirurgie 1, Sloane 1977, XIIIe s., fol. 23ra-b. Et si vous dirai premièrement de le menison k’il en avient [de la prise de médicaments], c’est c’on ne voise plus ke on ne doit ; si se faice loier à .ii. bendes le gros du bras bien et fort, et les mains et les gambes, et faire frotter les mains et les piès, et faire cuire .i. geline vielle ou une tourterelle en ewe où il ara goume adragant, et somac, et goume arabiche, et bolarmenicum, et de ces ewes buvera. Et convient faire .i.baing, por le force de le medecine afoiblir, d’ewe tieve, mais qu’il demeure .i. pau dedens. Aldebrandin de Sienne, Régime du corps, 1256, p. 55. La Sarazine de Meschine oste lentilles issi : ele emple un nuvel pot de chauz vif, senz eve, et covre bien de sus et quit nof feiz en un furnt et fait puldre et la puldre de os de secche et destempre od mel et uinst la dame enbainde ceo treis feiz et sufre desque il chet parsivir et puis la face leve od eve clere. Anon., Ornement des Dames, ca 1285, XIIIe s., p. 54. Nul tens n'est plus convenables a sengnier, movement de cors et purgation de ventre, compaingnie de femme,bainget soujors et possions od beverages d'espiserie. Jofroy de Waterford, Secret des Secrets, Diet., ca 1300, l. 381. Pour la secrete maladie : se la fame l'a perdue, baigniés la en la decoction d'une herbe c'on appele embroise et aprés lebaingprenés hermoise et la triblés bien et boulés en bon vin blanc […]. Jean Pitard, Réceptaire, ca 1300, fol. 23vb. Contre la routure du syphac, quant ele est novele et en jovle home, fai cel cure : tu feras premies cel potion R. plantain, lancinee, l’une et l’autre consaude, colet, warance, sanemonde, langue de chien, melandree, teste souris, pigain, de cascun une puignie, roses, semence de canvre et de plantain, de cascun once demie, de la semence de cresson once .11., quasse les, cuis les en vin rouge et en yaue de pluie et .1. poi de miel et done au pacient plain hanap caut au matin et au soir froit et le fai reposer en son lit u enbaing, fait de la decoction des herbes devant dites. Jehan de Prouville [abbé Poutrel], Chirurgie, ca 1300, fol. 13r-13v. Pur la goute des rains dont les homes dev[i]enent contrais. Pernez […] puis soit bien colez en un vessel que il puisse baigner e puis entre elbainquant il purrat suffrir. Puis quant lebainser[a] refreidi si colez la grece si metez en boistes puis si oignez les rains de cel oignement. Anon. [Pseudo-Hippocrate], Le livre Ypocras, 1ère moitié du XIVe s., fol. 176v. […] et devons entendrebaingd’eaue doulce car quant on parle debainabsoluement, on doit entendrebaingde doulce eaue, ce dit Galien, en le XIe livre de Terapeutique ; et la cause est car telbaingremet et apaise la douleur, car il apaise et abesse l’acuité et la chaleur de la matiere chaude […]. Martin de Saint-Gilles, Comment. Aphorismes Ypocras, 1363, p. 182. […] car il estoit une foiz a Romme a un homme qui avoit obtalmie chaude es yeux, ne le corps n’estoit pas replectz, et il avoit II medecins les meilleurs de Romme qui lui appliquoient un collire de ceruze de amidum et de opium ; mais Galien ne loa pas telle medecine, maiz tenta a une esponge qu’il appliqua chaude, et congnut que ce estoient chaudes humeurs, et il fist baigner le pacient, et il dormi bien la nuit, et fu gari, que les humeurs furent resolvees par lebaing. Martin de Saint-Gilles, Comment. Aphorismes Ypocras, 1363, p. 183. Aprés ce met Aristotes un probleme de lassitude et de fatigation et demande ainsy : pour quoy est ce, dit il, que les labeurs, c'est a dire les travauls et les lassitudes du cors humain et des membres qui sourvienent en esté, se garissent parbaingns, Et celles de yver par inunctions ? Evrart de Conty [Aristote], Problemes, ca 1380, I, 38, fol. 38v. Action de plonger quelqu'un dans l'eau dans le but de le guérir d'une maladie. BAING ÉTUVE Texte encyclopédique Pur le chaud mal, ceo est fevre ague : si iul ne suet al seime iour prenez la bruere si le quisez en elbe si li donez a boivre, si suerat et terminerat ; ne manje ne char ne pesson for gruel fait od elbe e boive del elbe e sur pain de forment feit quis enz ( ) Si il [le gruel] est trop soluble, faites lui morteaus de lait de alemandes, de guastels e de eisil. Garde sei de ire e de noise e debainge de fu ne lave sun chief ni ses mains ne remue vesture pur rien changer. Anon. [Pseudo-Hippocrate], Le livre Ypocras, 1ère moitié du XIVe s., fol. 178r. […] ou elles [les causes d’avortement] sont par aucune cause annexe a mouvement, si commebaingest annexieus, conjoint, avecques mouvement ; et lebaingcause advortement [...]. Martin de Saint-Gilles, Comment. Aphorismes Ypocras, 1363, p. 109. Action d'entrer son corps dans un grand volume d'eau en tant que, dans certaines circonstances particulières, elle est à éviter pour conserver la santé. BAING ÉTUVE Texte encyclopédique Uncore si les veines que sont el col sunt estendues e en travail, e soient come suur, e ait bernettes ceo est malan y [estre ?] sur les vaines, e une bernette soit entre les autres blanche, e il defait en la [en]fermeté chalour de chaudbaing: el Lme jour morrat. Ceste enfermeté ci vient a celui que totes houres desiret chaudsbaings. Anon. [Pseudo-Hippocrate], Le livre Ypocras, 1ère moitié du XIVe s., fol. 170v. Grand volume d'eau dans lequel un homme peut entrer, en tant qu'il fonctionne comme un signe servant à établir un pronostic. bains naturels, naturels bains Ici, c'est la chaleur dans le sens contemporain, en tant que température sensible, qui est élevée : il s'agit de l'eau thermale. (YS). En autre lieu court yaue chaude, si que l'en s'i echauderoit bien, que l'en apele naturelsbains. S'en a .i. a Ais la Chapele. Gossuin de Metz, Image du monde prose, ca 1247, p. 142. Eau dont la chaleur est naturellement élevée quand elle sort de la terre. Bain de Marie Prent donc la pierre qui est ainsy pourrie et corrompue, et la divise en .III. elemens en lebaing de Marie, tout premierement par legier feu. Anon. [Pseudo-Arnaud de Villeneuve], Le Rosaire des philosophes, XIVe s., II, 3, p. 90. Eau chaude dans un récipient en verre,dans lequel on plonge un autre récipient contenant un élément à chauffer, bain-marie.