nom masc.
date BOIS
FEW XV-1, 192b *bosk- FORÊT Desboisqui par art sont fais et ordonnez. Anon. [Pietro de' Crescenzi], Livre des prouffitz champestres et ruraulx, 10227, 1373, VII, chap. 5, fol. 195r. Ensemble d'arbres qui poussent sur un terrain et dont on surveille la croissance, notamment pour en récolter les fruits et pour en exploiter la matière fournie par le tronc et les branches. MOELLE Les citations montrent bien que les textes médiévaux mettent en place un emploi précis du nomboisdans le domaine botanique, puique le substantif ne désigne pas, de façon générale, tout le tronc ou toute une branche, mais qu'on distingue entre bois et moelle dans la constitution du végétal. [F. Vigneron] Derechief, l'arbre aboisou fust qui est ainsi appellé pour ce que le feu y prant de legier, sicomme dit Ysidore. Leboisest la plus dure partie de l'arbre et la plus ferme et la plus sustancielle qui ist de la racine et s'estent jusques au coupler de l'arbre ; et a la mouelle dedens a quoy nature a son recours quant norreture fault dehors a l'arbre, aussicomme en la beste nature recourt au sanc qui est dedens les vaines quant le nourrissement des membres leur deffault par dehors, sicomme dit Albumasar, Avicene et Constantin. Jean Corbechon [Barthélemy l’Anglais], Proprietés de choses, 1372, livre XVII, chap. 1, fol. 242r. [...] les grans arbres sont souvent corrumpus par dedans, car l’esperit de vie enclos en la moelle est estaint par dedans parce qu’il est empressé par la grossesse duboisde la plante qui ainssi l’estraint [...]. Anon. [Pietro de' Crescenzi], Livre des prouffitz champestres et ruraulx, 10227, 1373, II, chap. 4, fol. 28r. Matière la plus dure de l'arbre et de l'arbret* qui forme le tronc et les branches et qui contient la moelle. Leboisde chasteignier est bon pour faire maisons et dure merveilleusement soubz terre et a pluie et sur le tect. Anon. [Pietro de' Crescenzi], Livre des prouffitz champestres et ruraulx, 10227, 1373, V, chap. 7, fol. 110r. Cette matière, avec la moelle qu'elle contient, en tant qu'elle est exploitée pour la construction d'habitations, de clôtures, pour la fabrication d'objets ou pour faire du feu. de bois SAUVAGE CHAMPÊTRE AGRESTE La locutionde boiss'emploie par opposition à ce qui est cultivé; la citation fournit un antonyme en ancien français:domestique. Le bois pouvant être un espace dans lequel les arbres croissent naturellement, sans intervention de l'homme, on comprend l'usage de la locutionde boisqui qualifie des végétaux sauvages. [F. Vigneron] C’est chose certaine que toute plante que l’en ne laboure ne coultive, se par avant elle estoit domestique, elle se assauvagist et semble estrede bois; et se la sauvage est cultivee et labouree, elle devient domestique. Anon. [Pietro de' Crescenzi], Livre des prouffitz champestres et ruraulx, 10227, 1373, II, chap. 8, fol. 32r. Qui pousse sans être traité par les soins de l'homme, en parlant d'une plante sauvage.