nom masc.
date BRAN
FEW I 513b : brenno- BREN CANTABRON CANTABRUM Brende forment est caus et sés […]. Aldebrandin de Sienne, Régime du corps, 1256, p. 115. Ly fromens qui croist en chaude et seiche region est sec et durs et poi nourist. Et cilz qui croist en froide et moiste region at poi de mooul et mout debren. Jofroy de Waterford, Secret des Secrets, Diet., ca 1300, l. 1917. Brenest le groz ou l’escorce de fourment ou d’autre chose moulue […]. Olivier de la Haye, Poème sur la grande peste, 1426, p. 180. Partie la plus grossière du son ou du froment. CANTABRON CANTABRUM Prendés ferine d’avainne et d’espiautre et le mellés avoec couleure debrende forment à ewe caude et à candi, et à penides, et à .iiii. moieus d’uès, et faites cuire à maniere de grumiel, et faites user à chiaus qui encrassier welent et ki por caudes maladies sont amagri. Aldebrandin de Sienne, Régime du corps, 1256, p. 114. Cette partie, en tant que préparée en bouillie, elle entre dans le régime* de santé pour prendre du poids. CANTABRON CANTABRUM Brende forment est caus et sés, et li norrissemens qu’il doune est petis et malvais, mais se couleure si a vertu de netoiier les menbres. Et quant il est mis à ewe caudé et coulés, et apriès soit cuis à maniere de grumel, si a vertu de purgier le pis des grosses humeurs et de malvaises ; si ne fait mie enfler le forciele et i demeure pau, et por ce, le puet on doner en fièvres et à totes caudes maladies, avoec le cucre, atorné en tel maniere. Maisbrensd’orge vaut miex, car quant il est de forment, il refroide ; et encore, faites boulirbrende forment en ewe ou en vin et en faites emplaistre caut deseure les mamieles qui sont enflées et dures por habundance de lait, si les desenfle et les met à garison ; et de ce meismes emplaistre vaut à morsures de culuevres et de totes autres bestes venimeuses. Aldebrandin de Sienne, Régime du corps, 1256, p. 115-116. Nos feisons clystère mollificatif tant solement de la couleure de celbrenquant nos ne poons avoir autres choses mollificatives. Anon. [Matthaeus Platearius], Livre des simples medecines, 2nde moitié du XIIIe s., p. 65. et aprés prenés bonbrende fourment et le mettés en la decoction des mauves Jean Pitard, Réceptaire, ca 1300, fol. 4rb. A rompre claus. Se tu ne pues issi rebouter, depar la issi. R. jus de celidoine, de rue, de racine d’eraule, melle o oile et laurin, fai boulir tant que li jus soit degastés et moulle laine atout le suint ou feutre rouge et i met sovent desus et cuisbrende forment en miel et fai emplastre et met caut desus. Se tu ne pues issi dissorre, fai emplastre maturatif. Jehan de Prouville [abbé Poutrel], Chirurgie, ca 1300, fol. 62r. Item soient mellees ovecques vin jusques a tant que il noe par dessus, et soient boillies par boine ebullition au fu, en mouvant tous jours, et adonques la couleure debreni soit mise et encorporee duc'a tant que il soit espés, si que le vin n'en decoure pas. Anon. [Henri de Mondeville], Chirurgie, 1314, chap. 821, p. 201. Brenest le groz ou l’escorce de fourment ou d’autre chose moulue, et est bon de mettre quelque pou debrendedens le pain en temps de boce pour tenir le ventre lasche. Olivier de la Haye, Poème sur la grande peste, 1426, p. 180. […] et de telles evaporacions [qui soignent la douleur des yeux] les unes sont moïstes, comme celles qui sont faictes avec eaue chaude doulce, et les autres sont seches, comme celles qui sont faictes avec milet, et sel, et vesche ou avoine ; et les autres sont moiennes et entre deux, si comme celles qui sont faictes avecbranbouilli en eaue ; […]. Martin de Saint-Gilles, Comment. Aphorismes Ypocras, 1363, p. 182. Cette partie, en tant qu'elle est utilisée en coulure*, en pâte, en emplâtre, en fumigation, mais aussi en usage interne (décoction, bouillie), pour ses nombreuses vertus médicinales, et permet notamment de nettoyer, de purger* des humeurs* corrompues*, de lutter contre la fièvre, de faire désenfler, de relâcher le ventre, de soigner diverses douleurs et les morsures d'animaux venimeux.