nom masc.
date BOUTON
FEW XV-1 223a : *botan Vu la date de la sainte Magdalène, qui se fête le 22 juillet, je pense que le mot, chez Jean Pitart, équivaut plutôt au CYNORRHODON qu'au BOURGEON. Voir également le Middle English Dictionary, s.v. bǒtǒun (n.), qui connaît les deux sens: "(b) a bud of a plant; esp., a rosebud; a rose hip". (YS) L'attestation de l'acception "cynorhodon" est certaine, plusieurs textes médiévaux en témoignent. [F. Vigneron] […] et puis prenés desboutonsdes devant dictes roses entour la Magdalene quant les fuelles en sunt cheues et les faites bien sechier au solail […]. Jean Pitard, Réceptaire, ca 1300, fol. 3ra. La semence [des rosiers] est recueillie dedans lesboutonsrouges et congnoist on leur meurté quant, aprés vendanges, lesdisboutonsdeviennent jannes et mols. Anon. [Pietro de' Crescenzi], Livre des prouffitz champestres et ruraulx, 10227, 1373, V, chap. 51, fol. 141v. Petite excroissance de forme arrondie qui se crée à la place de la fleur, quand celle-ci est fanée. Dans la citation de Pietro de' Crescenzi, il s'agit de capitules de bardane. [F. Vigneron] Lappe est une herbe qui a bonsboutonset qui se tiennent fort aux robes. Anon. [Pietro de' Crescenzi], Livre des prouffitz champestres et ruraulx, 10227, 1373, VI, chap. 71, fol. 171v. Petite excroissance de forme arrondie qui se crée au bout d'une tige. Lebouton rouge de l'englentierest sans doute le cynorhodon, comme expliqué en note encyclopédique sous une des acceptions botaniques par Fleur Vigneron. La borbote étant une plante non identifiée, il m'est impossible de trancher sur le sens deboutondans la première citation. [I. Vedrenne-Fajolles] Por les bones boces mecines : prenez lesboutonsde la borbote et destremprez en lait de vaiche ou de brebiz et l’usez ainsi com vos plaira o la morele. Anon. [Pseudo-Hippocrate], Lettre d'Hippocrate 1, ms. 693, 1240-1250, fol. 86v. Contre le cranche u vit u aillors. R. leboutonrouge de l’englentier et fai pourre et met desus et se tu ne le pues avoir R. Le fruit de le pourre, ce vaut mult. A ce vaut chievrefuel trivlé o miel et mis desus. Jehan de Prouville [abbé Poutrel], Chirurgie, ca 1300, fol. 24r-25r. Ces excroissances, en tant qu'elles sont utilisées pour leurs vertus médicinales, notamment contre différentes sortes d'apostumes.