adj.
date BOUEUX
FEW I 302a : bawa BOEUX

Dérivé de boue, issu du gaulois bawa.

La mer de Sardengne et de Tyr sont le plus parfondes et la mer qui est hors des colombes Herculez est la meins parfonde et ce apert bien par l’evez qui estboeuse. Mahieu le Vilain [Aristote], Meteores, ca 1285, II, fol. 19r. ...mieulx vauldroit que elle [la terre] feust arée et seche queboueuseet moiste [pour planter la vigne]. Anon. [Pietro de' Crescenzi], Livre des prouffitz champestres et ruraulx, Vérard, 1373, fol. 54v. La terre ausi se diver-sefie 6v45 pour la raison de sa nature et de sa qualité, car s'elle est pierreuse ou plastreuse, ce dispose a froidure et a secheresce; s'elle est sulphureuse, ce dispose a chalour et a secheresce; s'elle est crasse, ce dispose a chalour et a moisteur, et s'elle estboeuseou paludeuse, ce dispose a froidure et a moisteur, et ainsi porroit on dire de toutes aultres manieres de terre. Evrart de Conty [Aristote], Problemes, ca 1380, I, 1, fol. 6v. Qui est constitué de boue, d'un mélange de terre et d'eau et est épais.
Selon ce que dit Avicene, ou IIIe du Canon, en la VIIe feu, ou premier chapitre, les cheveux sont engendrez d’une vapeur fumeuze resolvee du nourrissement et coagullee es porres du cuir du chief, et vient dessus et proprement quant telle vapeur ou fumée est visqueuze et buctireuze, et non egueuze neboeuze[…] car aucune foiz telle fumee est trop moiste et trop egueuze, qui suffoque et estaint la chaleur naturelle du membre […] Martin de Saint-Gilles, Comment. Aphorismes Ypocras, 1363, p. 187. Qui a la même consistance que la boue, en qualifiant une substance du corps. BOEUX ORDE SANIEUX ...La .7. a noter est que l'en puet arguer contre ce qui est dit en la cure des ulceres ordes etboeuses, que l'en doit commencier des plus fors medecines, (etc.), comme (que) Costentin die ou livre des iex ou chapistre de la cure du fleugmon des iex en la fin: iluec dist il que l'en doit commancier des choses plus legieres. Anon. [Henri de Mondeville], Chirurgie, 1314, chap. 1684, p. 93. Quiconques est empique, et se fait cauterizer, se la sanie yst pure et blanche, c'est signe d'evasion; mais s'elle estboueuzeet d'orrible odeur, c'est signe mortel. Martin de Saint-Gilles, Amphorismes Ypocras, 1362-1363, p. 101. […] car toute solucion sanieuze, orde et virullente, ou boeuze, est proprement dicte et nommee ulcere ouulcus; […]. Martin de Saint-Gilles, Comment. Aphorismes Ypocras, 1363, p. 202. Qui comporte de la boue*, de la matière en putréfaction.