nom masc.
date DAUC
FEW XXI 125a daucum DAUCE

Le nom dauc est un terme générique qui correspond pour nous modernes au panais, à la carotte et même à l'Athamante de Crète, nommés respectivement dans la taxinomie moderne: Pastinaca sativa L., Daucus carota L. et Athamanta cretensis L. (les trois plantes appartenant à la famille des Apiaceae). La description du Grant herbier, avec la mention du petit point rouge au milieu de la fleur, fait particulièrement penser à la carotte (Daucus carota L.). Dans la citation du Livre des simples medecines, les deux occurrences de Grece sont des corrections effectuées par l'éditeur P. Dorveaux, alors que son manuscrit de base donnait Crete; on peut se demander si P. Dorveaux a eu raison de corriger, Crete étant parfaitement correct et attesté par ailleurs. [F. Vigneron]

Dauc est un calque du nom latin daucum. La notice de Vincent de Beauvais mentionne, sous l’autorité d’Avicenne, une distinction lexicale entre baucia et daucum : « Daucus est semen bauciae sylvestris », « Le daucus  est la graine de la baucia sauvage » (Vincent de Beauvais, Speculum naturale, X, chap. 28, col. 689). [C. Rochelois]

BALSE PANAIS BAUCIA PASTINACA DAUCUS Dauc est chauz et sec el tierz degré. .ij. maneires en sont : li uns croit en Grece […] et por ce le claime l’en daucus creticus ; l’autre, que nos avons, a non daucus asini[n]us por ce qu’il est viandes aux arnes [sic]. Aucune foiee me[t] l’en l’un por l’autre, por ce que nos avons petit dou da[u]c de Grece. Anon. [Matthaeus Platearius], Livre des simples medecines, 2nde moitié du XIIIe s., p. 74, § 415. Pres dauces sunt a meciner/[…]. Anon. [Macer], Herbier, ms. Princeton U.L. Garrett 131, ca 1250, p. 121, v. 2905.

Herbe aux feuilles poilues, dont la fleur est large comme celle du sureau, qui pousse dans les lieux secs et dont il existe deux manières*, le daucus creticus et le daucus asininus.

Contra la pierre. Prenez dauc et saxefrage egalment et feites cuire en vin et donnez a boire. Anon. [Matthaeus Platearius], Livre des simples medecines, 2nde moitié du XIIIe s., p. 75.

Cette plante, en tant qu’elle entre dans des préparations médicinales, notamment pour lutter contre la pierre* et pour purger le phlegme.