nom fém.
date DÉBILITÉ
FEW III, 22a debilis Outre les dites causes communes de l’un et de l’autre spasme, sont aucunes causes especiaus, les queles causes sont especiaus de seul spasme de inanition, si comme trop grant flus de sanc par la plaie ou de quelque lieu que li courge, ou queilque trop grant evacuation que ce soit, si comme flus de ventre, etc. et longe debilité d’apetit... Anon. [Henri de Mondeville], Chirurgie, 1314, chap. 1270, vol. 2, p. 8. Aucune evacuation superflue va touz jours devant icelui, si comme trop grant flus de sanc, etc., ou fievre longue desliante les humeurs et degastante, ou longue dolor, ou debilité d’apetit Anon. [Henri de Mondeville], Chirurgie, 1314, chap. 1284, vol. 2, p. 11. Des dispositives l’une est la force du membre deboutant la matiere a l’ulcere, l’autre est debilité du membre recevant, ce est de l’ulceré. Anon. [Henri de Mondeville], Chirurgie, 1314, chap. 1484, vol. 2, p. 48. L’autre est superfluité de norrissement venant au membre ; l’autre est debilité du membre ne mie pouant convertir propre norrissement en sa substance, ja soit ce qu’il ne decoure. Anon. [Henri de Mondeville], Chirurgie, 1314, chap. 1488, vol. 2, p. 48. Cil ausi qui usent de malvais et ort nourrissement 12r40 ont ausy sanlablement les piés enflés pource que tels nourrissemens ne se poet bien ne completement digerer, pour sa malvaise qualité et pour la debilité de la chalour naturele, Et ainsi ne poet il pourfiter as membres. Evrart de Conty [Aristote], Problemes, ca. 1380, I, 5, fol. 12r. Mais il porra bien estre que aucun qui en rescaperont en porront bien en le antompne aprés cheïr en quartaines, pour le adustion et incineration de la matere, et finablement en 27v15 ydropisie, en oppilation de rate et en debilité de foye, especialment es anciens et en ciauls qui sont froit. Evrart de Conty [Aristote], Problemes, ca. 1380, I, 19, fol. 27v.

Faiblesse d’un organe, d’un membre*, d’une faculté physique.

 
Mais la terre est assez mieux disposee en esté pour ce qu'elle est grosse et compacte et close si que li solaus en yver pour la debilité de sa chaleur n’en puet mie eslever sensiblement les materes desusdites.. Evrart de Conty [Aristote], Problemes, ca. 1380, XXV, 7, fol. 115v.

Etat peu important, notamment d’une qualité matérielle.

Debilité d'une planete La debilité des planetes est quant ilz sont en lieux qui ne leurs sont pas bien propres ou co[n]grus, doncque quant ilz sont en l'oposite des maisons et de leurs exaltacions ou autres dignités, aussi quant ilz sont apliquez aux corrumpuz et mauvais et quant ilz sont soubz les rais du Solail et retrograde et en voie combuste ou brullee, et ainsi est il des autres choses semblables. Jean de Beauvau [Louis de Langle], Livre de la figure et de l’ymaige du monde, 1479, fol. 142-142v.

Situation défavorable d'une planète, du fait de sa position particulière dans le ciel.