nom fém.
date ESPÈCE
FEW XII, 155 b species ESPESSE ESPOISSE ESPOICE MANIERE GENRE Le foie confortent ces choses : […] scandali en chascune espese Jofroy de Waterford, Secret des Secrets, Diet., ca 1300, l. 681-684. . L’en trouve trop d’especes de vignes et sont appellees par divers noms en diverses contrees et diverses provinces. Mais, parce que aucunes d’elles sont meilleurs et les aultres moins bonnes, je diray au premier des meilleurs et leurs bonnes condicions et escripray leurs noms ; et puis je diray des aultres moins bonnes, afin que, par cognoissance de celles, ceulx qui voldront planter ou enter vignes sachent eslire les meilleurs. Anon. [Pietro de' Crescenzi], Livre des prouffitz champestres et ruraulx, 10227, 1373, 1200, IV, chap. 4, fol. 70v. Et en est de deux espesses de sauge : c'est assavoir domestique, et a les fuelles larges et grandes ; l'autre vulgarement est appellee noble, et a les fuelles maindre et plus estroite, et est appellee des medecins lilifagus. Tiercement l'acteur met .VI. medecines profitables a curer paraligie, et dit que la saulge, les coulons d'un castor, lavende, premula veris, nasturcium, et tanesie garissent les membres paralitiques. Anon. [Arnaud de Villeneuve], Regime santé du corps, 1480, p. 112.

Désignation d’une plante comme appartenant à une totalité de plantes qui ont une apparence commune, cette totalité ayant souvent un nom général valable pour toutes les plantes de la totalité, même si d’autres noms plus précis existent pour chaque plante de la totalité.

Les utilités des cilz des paupieres sont .2. : La 1., pour ce qu'il adrecent les especes et les formes des choses visibles a la pupille, aussi com la tonnelle adrece les pertris a la chartre ; Anon. [Henri de Mondeville], Chirurgie, 1314, chap. 1713, p. 101. ...et les appelle on nerfz obtiques par lesquelz passe la vertu visible animale tant qu'il s'espandent par tout l'oel jusques a l'umeur cristalline et en aprés la vertu ou l'esperit visible animal se multiplie par dedens jusques a la superficie de l'oeul et adonc il reçoit l'espece de la chose visible. Anon. [Bernard de Gordon], Pratique Fleur de lys, ca 1470, III, 1. La pie mere touche le cervel sans moien et le devise aparissablement en .3. ventres des quiex chascun est devisé par le milieu aparrisanment, la quele devision apert plus parfonde ou ventrail devant, en tele maniere qu'il semble estre double, et cist est greignour et plus large que les autres, car il i a pluiseurs esperis, et est comprise en lui la vertu ymaginative et fondee, la quelle reçoit du sens commun les especes des choses sensibles de hors, les queles li sont presentees par ses propres orgues et par les estrumens apropriés a ce. Anon. [Henri de Mondeville], Chirurgie, 1314, chap. 185, p. 55. Les utilités pour quoy ils sont crues sont .2. : la est que l'esperit visible puisse franchement aus yex par leur concavités ; la .2. pour ce que l'espoice de la chose visible soit presentee franchement par eulz au sens commun. Anon. [Henri de Mondeville], Chirurgie, 1314, chap. 203, p. 58. Oyl est membre consemblable ou official, compost, de complexion froide et seche, orgue de vertu visible, par la quele est presentee au commun sens l'espoice de la chose visible. Anon. [Henri de Mondeville], Chirurgie, 1314, chap. 210, p. 60-61.

Species, image, forme. (au sens aristotélicien) de la chose vue.

...que la semence de l'omme entre substancielement en la composicion de l'enfant, car c'est la partie la plus pure et plus nette et plus convenable pour recevoir espece naturelle. Anon. [Bernard de Gordon], Pratique Fleur de lys, ca 1470, VII, 14. Secondement pour les menstrus qui y deffaillent qui se convertissent en poilz et en cornes et en ungles et aussi pour ce que l'appetit est pour l'espece continue et non pas pour delectacion, mais le contraire est es femmes, car elles desirent pour delectacion et non pas pour espece. Anon. [Bernard de Gordon], Pratique Fleur de lys, ca 1470, VII, 2. ...l'art de medecine n'est pas science pour faire l'omme inmortel, ne pour faire seneur des choses extrinseches nuysantes, et ne peult faire vivre ung chascun homme jusques au dernier terme de la vie qui est selon l'espesse de l'omme, mais deulx choses nous donne seureté, c'est assavoir prohibition de putrefaction et deffention que la humidité naturele ne soit tantost resolue. Anon. [Arnaud de Villeneuve], Regime santé du corps, 1480, p. 111.

Espèce humaine.

MANIERE A entendre est que (mout) d'espoisses de serpens sont, si comme il apert ens aucteurs de medecine, meismement en chaus climas, si comme sont tyrs ou viperes qui sont une meisme chose, et si comme sont grans escorpions et petis volans et ne mie volans, dragons, aspides, basiliques et mout d'autres qui ne sont pas de France, si ne nous appartient pas a en parler. Anon. [Henri de Mondeville], Chirurgie, 1314, chap. 1826, p. 127-128.

Groupe d'animaux qui se distinguent par des caractéristiques communes à l'intérieur d'une catégorie plus vaste (bête*, oiseaux*, poissons*, serpents*).

Dont les ners qui sont organiques de l'oïe nessent du cervel et li portent les especes des sonz, les quex sont concaves et sont dilatés et repons en l'orbite du pertuis de l'oreille, et la sont devisés en moult de parties et si fenissent Anon. [Henri de Mondeville], Chirurgie, 1314, chap. 205, p. 59. ...la .2. est pour ce que les especes des choses qui ont oïe puissent estre deportees au cervel par leur concavité. Anon. [Henri de Mondeville], Chirurgie, 1314, chap. 206, p.60. Tiercement tu dois noter que chaleur naturelle et innaturelle peuent estre tout ung en espece ou en semblance, car c'est toute chaleur. Anon. [Bernard de Gordon], Pratique Fleur de lys, ca 1470, I, 1. Et se c'est par vice de humeurs, il est pesant et agravé, et se c'est de fleume, c'est avec acetosité ; et ainsi des autres especes de fleume, selon la nature des especes. Anon. [Bernard de Gordon], Pratique Fleur de lys, ca 1470, V, 3. Les utilités de la creation de ceste fosse sont .2. : la .1., qu'el reçoive les superfluités du cervel et qu'il soit par li espurgié ; la .2., que l'air se repose en li, qui porte l'espoisse de la chose a odorer duc'a tant qu'el soit prise de l'orgue odorant. Anon. [Henri de Mondeville], Chirurgie, 1314, chap. 232, p. 66. Les signes devisans entre espoisses de spasme. Anon. [Henri de Mondeville], Chirurgie, 1314, p. 10. Et ainsi est fait l'esperit de chascune espoice a ce qu'il puissent en toutes manieres hanter leur operation et leur vertus... Anon. [Henri de Mondeville], Chirurgie, 1314, chap. 353, p. 98-99 Et puet estre susajoustee la .3. espoice, c'est cele o la quele il oevre es membres moiens entre duresce et molesce, si com sont les cartillages, les veines, les ners, les ateres et leur semblables... Anon. [Henri de Mondeville], Chirurgie, 1314, chap. 565, p. 144. Et ainsi les cyrurgiens trouvent couverture et refui en leur defaus, c'est a savoir la maladie Saint Eloy, si com les fisiciens, quant il ne sevent rendre raison d'aucune chose, il dient que ce est fait de tote l'espoisse, et les theologiens dient ou lieu ou raison deffaut que ce est fait de la vertu divine, et les logiciens dient, quant il ne sevent soudre, que illuec est fallasce de consequant. Anon. [Henri de Mondeville], Chirurgie, 1314, chap. 1990, p. 162.