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      <titleStmt>
        <title>Transcription XML-TEI de l'entrée ARISTOLOCHE du Dictionnaire du Français Scientifique Médiéval</title>
      </titleStmt>
      <editionStmt>
        <edition>Édition électronique du Dictionnaire du Français Scientifique Médiéval</edition>
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          <resp>Responsable du projet :</resp>
          <persName xml:id="fvigneron">
            <forename>Fleur</forename>
            <surname>Vigneron</surname>
            <affiliation>Université Grenoble Alpes, UMR Litt&amp;Arts</affiliation>
          </persName>
          <persName xml:id="jducos">
            <forename>Joëlle</forename>
            <surname>Ducos</surname>
            <affiliation>Sorbonne-Université, EA STIH</affiliation>
          </persName>
        </respStmt>
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          <resp>Auteur</resp>
          <persName>sanchez.adeline</persName>
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        <authority sameAs="#fvigneron" />
        <authority sameAs="#jducros" />
        <distributor>ELAN - Litt&amp;Arts (UMR 5316)</distributor>
        <date>04/19/2026</date>
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        <availability>
          <licence target="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/deed.fr">Ce fichier de transcription est disponible selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution - Pas d’utilisation commerciale - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International (CC BY-NC-SA 4.0 DEED).</licence>
          <ab>Citer ce fichier : 
          <bibl>Fleur Vigneron et al. 2026. Transcription XML-TEI de l'entrée ARISTOLOCHE du Dictionnaire du Français Scientifique Médiéval, ELAN (Litt&amp;Arts, UMR 5316) [En ligne : 
          <ref target="https://dfsm.elan-numerique.fr">https://dfsm.elan-numerique.fr</ref>].</bibl></ab>
        </availability>
      </publicationStmt>
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        <bibl>L'ensemble des sources du projet sont disponibles sur https://dfsm.elan-numerique.fr</bibl>
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        <language ident="fr">français</language>
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        <desc>Mise au format XML-TEI des données du projet 
        <persName>Fanny Mezard</persName></desc>
        <desc>Mise en place de l'export sur le site 
        <persName>Arnaud Bey</persName></desc>
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          <gram type="pos">nom</gram>
          <gram type="gen">fém.</gram>
        </gramGrp>
        <form>
          <orth type="autorite">ARISTOLOCHE</orth>
        </form>
        <etym>
          <bibl type="etymosrc">FEW XXV 232a :</bibl>
          <mentioned>aristolochia</mentioned>
        </etym>
        <sense ana="Sciences_Nat. BOT.">
          <gloss n="1">Aristolochia longa L. et Aristolochia rotunda L., Aristolochiées. [X] D'après P. Dorveaux dans son édition de l'
          <hi rend='italic'>Antidotaire Nicolas</hi>, l'
          <hi rend='italic'>aristoloche</hi>est une plante ligneuse. La plante tient son nom du fait que les Anciens attribuaient aux racines des espèces qu’ils connaissaient la propriété de favoriser un bon accouchement ainsi que l’écoulement des lochies et des règles. D'après le TLF,
          <hi rend='italic'>aristoloche</hi>vient en effet du grec
          <hi rend='italic'>αριστολοχια</hi>, composé de
          <hi rend='italic'>αριστοζ</hi>: « très bon » et d'
          <hi rend='italic'>λοχεια</hi>: « accouchement ». Remarquons, en suivant le TLF, qu'une concurrence s'est créée en latin entre les formes
          <hi rend='italic'>aristolochia</hi>et
          <hi rend='italic'>aristologia</hi>, d'où sont calquées les formes du français médiéval
          <hi rend='italic'>aristologe</hi>et
          <hi rend='italic'>aristologie</hi>. Le français moderne a opté pour
          <hi rend='italic'>aristoloche</hi>, plus proche de l’étymon. D’après notre protocole d’édition, c’est donc la forme de la vedette, quoique cette forme n’apparaisse pas dans notre corpus. [I. Vedrenne-Fajolles].</gloss>
          <distinct type="var" n="1">ARISTOLOGE</distinct>
          <def>Herbe* chaude* et sèche* qui présente deux variétés, l'une plus ronde, l'autre plus longue.</def>
          <cit>
            <quote>
            <hi rend='mark'>Aristologe</hi>est une herbe. .ij. manieres en sunt : longue et reonde. L'une et l'autre est chaude et seche el segont degré. [...].</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Anon. [Matthaeus Platearius]</author>, 
            <title>Livre des simples medecines</title>, 2nde moitié du XIIIe s., p. 15.</bibl>
          </cit>
        </sense>
        <sense ana="MED. PHARM.">
          <gloss n="1">D'après P. Dorveaux dans son édition de l'
          <hi rend='italic'>Antidotaire Nicolas</hi>, l'
          <hi rend='italic'>aristoloche</hi>est une plante ligneuse dont la racine a des vertus médicinales. On utilisait les racines d’aristologes longues ou rondes. Elles étaient employées comme tonique et apéritive. La plante tient son nom du fait que les Anciens attribuaient aux racines des espèces qu’ils connaissaient la propriété de favoriser un bon accouchement ainsi que l’écoulement des lochies et des règles. D'après le TLF,
          <hi rend='italic'>aristoloche</hi>vient en effet du grec
          <hi rend='italic'>αριστολοχια</hi>, composé de
          <hi rend='italic'>αριστοζ</hi>: « très bon » et d'
          <hi rend='italic'>λοχεια</hi>: « accouchement ». Remarquons que GdfC cite un extrait de la
          <hi rend='italic'>Chirurgie</hi>de Bruno de Lopngoburgo (traduction française) dans lequel apparaît le terme. Remarquons, en suivant le TLF, qu'une concurrence s'est créée en latin entre les formes
          <hi rend='italic'>aristolochia</hi>et
          <hi rend='italic'>aristologia</hi>, d'où sont calquées les formes du français médiéval
          <hi rend='italic'>aristologe</hi>et
          <hi rend='italic'>aristologie</hi>. [I. Vedrenne-Fajolles].</gloss>
          <distinct type="var" n="1">ARISTOLOGE</distinct>
          <def>Cette herbe* en tant qu’elle entre dans de nombreuses préparations médicinales, en particulier contre l’impétigo et la pleurésie.</def>
          <cit>
            <quote>Li ancien dirent que on doit faire a pleuresin cauteres de racines d'
            <hi rend='mark'>aristologe</hi>, et en teil maniere [...].</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Anon. [Albucasis]</author>, 
            <title>Cyrurgie</title>, ca 1250, fol. 14ra.</bibl>
            <quote>Se impedige est mult impetueuse, fai inunction de amandes ameres trivlees et destemprees et de ferine de lupins ygalment onces .v., de la semence d’eraule,
            <hi rend='mark'>aristologe</hi>, soufoine noire ygalment onces .11., trivle et destempre o vin aigre et oing.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Jehan de Prouville [abbé Poutrel]</author>, 
            <title>Chirurgie</title>, ca 1300, fol. 54r.</bibl>
          </cit>
        </sense>
        <sense ana="MED. PHARM.">
          <usg>ARISTOLOCHE RONDE.</usg>
          <gloss n="1">On remarquera que l’aristoloche ronde présente en grande partie les mêmes indications que l’aristoloche longue dans la pharmacopée médiévale. C’est ainsi que l’on retrouve le traitement des maladies et atteintes de la peau (chancre et chairs corrompues pour l’aristoloche ronde, pustules pour l’aristoloche longue), des venins (que ce soit à l’aide d’aristoloche ronde ou longue), et la dimension confortante* pour le foie (les deux sous-espèces semblant avoir la même efficacité). Le caractère proche de ces indications explique sans doute que, dans un certain nombre de recettes, la plante soit indiquée sans mention de sous-espèce ou que l’on trouve les deux adjectifs spécifiants réunis pour caractériser le nom, dans une formulation du type
          <hi rend='italic'>aristologie longhe et la reonde</hi>, ce qu’il faut sans doute interpréter non comme une marque d’erreur ou d’ignorance mais comme la confirmation de l’interchangeabilité des deux sous-espèces dans un certain nombre de traitements. [I. Vedrenne-Fajolles]</gloss>
          <distinct type="var" n="1">ARISTOLOGE REONDE</distinct>
          <distinct type="var" n="1">ARISTOLOGE ROONDE</distinct>
          <distinct type="var" n="1">ARISTOLOGIE REONDE</distinct>
          <def>Variété de forme plus arrondie de cette plante, en tant qu'elle entre dans de nombreuses préparations médicinales, notamment pour lutter contre le chancre et les chairs corrompues* ou contre les venins et pour conforter* le foie.</def>
          <cit>
            <quote>S’il avient donc que li chancre soit entor le col et ne mie viez fai li tel oignement: [...] Et se cest oignement ne vaut, met iceste poudre qui vaut a mengier chancre : Pren eleboire blanc,
            <hi rend='mark'>aristologe roonde</hi>, si en fai poudre et si la lies sus la chancre.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Anon. [Roger de Salerne]</author>, 
            <title>Chirurgie 1</title>, Sloane 1977, XIIIe s., fol. 27ra.</bibl>
            <quote>
            <hi rend='mark'>Aristologe</hi>est une herbe. .ij. manieres en sunt : longue et reonde. L'une et l'autre est chaude et seche el segont degré. [...] La
            <hi rend='mark'>[aristologe] roonde</hi>valt en plusors medecines et valt mielz : el dellie et degaste venim. Ele manjue malvaise cher soit en plaie soit en festre [...].</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Anon. [Matthaeus Platearius]</author>, 
            <title>Livre des simples medecines</title>, 2nde moitié du XIIIe s., p. 15.</bibl>
            <quote>Por delivrer la fame de sa porteüre. Prenez la racine d'
            <hi rend='mark'>aristologe reonde</hi>[...].</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Anon. [Matthaeus Platearius]</author>, 
            <title>Livre des simples medecines</title>, 2nde moitié du XIIIe s., p. 15.</bibl>
            <quote>Le foie confortent ces choses : [...], cuscute, mege de lait de cievre,
            <hi rend='mark'>aristologie</hi>longhe et la
            <hi rend='mark'>[aristologie] reonde</hi>, capilli veneris, ceterac...</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Jofroy de Waterford</author>, 
            <title>Secret des Secrets</title>, Diet., ca 1300, l. 691.</bibl>
            <quote>A la morsure des quiex la cure particulier et propre, outre la maniere d'ouvrer et les ruilles generaulz assignees par dessus, est : donner pocions, si comme triacle frés et choses semblables, ou caillier de lievre d'une .3. jusques a .3.1. et demie, ou assa fetida .3.3., ou la vete de cierf seche triblee .3.1., ou de semence de següe, ou de semence de pomme citrine, c'est a savoir d'orenge, ou d'
            <hi rend='mark'>aristologe roonde</hi>, ou buere (vieil), ou cailliers de cerf, et mout autres choses.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Anon. [Henri de Mondeville]</author>, 
            <title>Chirurgie</title>, 1314, chap. 1824, p. 127.</bibl>
          </cit>
        </sense>
        <sense ana="MED. PHARM.">
          <usg>ARISTOLOCHE LONGUE.</usg>
          <gloss n="1">On remarquera que l’aristoloche ronde présente en grande partie les mêmes indications que l’aristoloche longue dans la pharmacopée médiévale. C’est ainsi que l’on retrouve le traitement des maladies et atteintes de la peau (chancre et chairs corrompues pour l’aristoloche ronde, pustules pour l’aristoloche longue), des venins (que ce soit à l’aide d’aristoloche ronde ou longue), et la dimension confortante* pour le foie (les deux sous-espèces semblant avoir la même efficacité). Le caractère proche de ces indications explique sans doute que, dans un certain nombre de recettes, la plante soit indiquée sans mention de sous-espèce ou que l’on trouve les deux adjectifs spécifiants réunis pour caractériser le nom, dans une formulation du type
          <hi rend='italic'>aristologie longhe et la reonde</hi>, ce qu’il faut sans doute interpréter non comme une marque d’erreur ou d’ignorance mais comme la confirmation de l’interchangeabilité des deux sous-espèces dans un certain nombre de traitements. [I. Vedrenne-Fajolles]</gloss>
          <distinct type="var" n="1">ARISTOLOGE LONGE</distinct>
          <distinct type="var" n="1">ARISTOLOGIE LONGHE</distinct>
          <distinct type="var" n="1">ARISTROLOGIE LONGUE</distinct>
          <def>Variété de forme plus allongée de cette plante, en tant qu'elle entre dans de nombreuses préparations médicinales, en particulier contre les pustules ou les venins et pour conforter* le foie.</def>
          <cit>
            <quote>Si covient au premier quant eles apperent que on faice cautere sus chescun chief de la pustule : un cautere subtil de fust de mirte, de coi li pointe soit emprise au feu, ou de racine de
            <hi rend='mark'>aristologe longe</hi>, ou au cautere lenticulaire.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Anon. [Albucasis]</author>, 
            <title>Cyrurgie</title>, ca 1250, fol. 8va.</bibl>
            <quote>Prenés [...] de oppopanac .ii. onces, de
            <hi rend='mark'>aristrologie longue</hi>une once, oile d'olive livre et demie et ferés vostre emplastre en ceste manière...</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Jean Pitard</author>, 
            <title>Réceptaire</title>, ca 1300, fol. 25ra.</bibl>
            <quote>Le foie confortent ces choses : [...], cuscute, mege de lait de cievre,
            <hi rend='mark'>aristologie longhe</hi>et la reonde, capilli veneris, cétérac [...].</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Jofroy de Waterford</author>, 
            <title>Secret des Secrets</title>, Diet., ca 1300, l. 691.</bibl>
            <quote>[Galien ou .12. de Megategne mout recommende les aus] a tous venins frois ; et aident aus chaus et rachine de mandragore triblee .3.2 avec .1.3. de miel, et
            <hi rend='mark'>aristologe longe</hi>triblee coulee .3.1. et . b. ovec vin, […].</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Anon. [Henri de Mondeville]</author>, 
            <title>Chirurgie</title>, 1314, chap. 1760, p. 112.</bibl>
          </cit>
        </sense>
        <sense ana="MED. MED.">
          <usg>ARISTOLOCHE RONDE ou ARISTOLOCHE LONGUE</usg>
          <distinct type="var" n="1">ARISTOLOGE</distinct>
          <def>Cette herbe*, que ce soit dans la variété longue ou ronde, en tant qu’elle permet de pronostiquer le sexe de l’enfant à naître.</def>
          <cit>
            <quote>[…] si comme dit Avicene, ou IIIè du Canon, en la XXIè fen, ou chapitre des signes de masculinité ou de feminité si sont, prenez
            <hi rend='mark'>aristologe</hi>longue ronde [une]once et demie ou environ et la triblez et confisez avec miel, et la mettez par dessoubz en la marriz de la fame, du matin jusques a midi; et se la fame sent sa sallive douce, c’est signe qu’elle est ensainte de masle […].</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Martin de Saint-Gilles</author>, 
            <title>Comment. Aphorismes Ypocras</title>, 1363, p. 123.</bibl>
          </cit>
        </sense>
      </entry>
    </body>
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</TEI>