<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?>
<?xml-model href="http://www.tei-c.org/release/xml/tei/custom/schema/relaxng/tei_all.rng" type="application/xml" schematypens="http://purl.oclc.org/dsdl/schematron"?>
<?xml-model href="http://www.tei-c.org/release/xml/tei/custom/schema/relaxng/tei_all.rng" type="application/xml" schematypens="http://relaxng.org/ns/structure/1.0"?>
<TEI xmlns="http://www.tei-c.org/ns/1.0" xmlns:html="http://www.w3.org/1999/xhtml">
  <teiHeader>
    <fileDesc>
      <titleStmt>
        <title>Transcription XML-TEI de l'entrée VERTU du Dictionnaire du Français Scientifique Médiéval</title>
      </titleStmt>
      <editionStmt>
        <edition>Édition électronique du Dictionnaire du Français Scientifique Médiéval</edition>
        <respStmt>
          <resp>Responsable du projet :</resp>
          <persName xml:id="fvigneron">
            <forename>Fleur</forename>
            <surname>Vigneron</surname>
            <affiliation>Université Grenoble Alpes, UMR Litt&amp;Arts</affiliation>
          </persName>
          <persName xml:id="jducos">
            <forename>Joëlle</forename>
            <surname>Ducos</surname>
            <affiliation>Sorbonne-Université, EA STIH</affiliation>
          </persName>
        </respStmt>
      </editionStmt>
      <publicationStmt>
        <authority sameAs="#fvigneron" />
        <authority sameAs="#jducros" />
        <distributor>ELAN - Litt&amp;Arts (UMR 5316)</distributor>
        <date>07/23/2026</date>
        <idno type="DOI" subtype="repository" />
        <idno type="URI" subtype="repository" />
        <availability>
          <licence target="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/deed.fr">Ce fichier de transcription est disponible selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution - Pas d’utilisation commerciale - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International (CC BY-NC-SA 4.0 DEED).</licence>
          <ab>Citer ce fichier : 
          <bibl>Fleur Vigneron et al. 2026. Transcription XML-TEI de l'entrée VERTU du Dictionnaire du Français Scientifique Médiéval, ELAN (Litt&amp;Arts, UMR 5316) [En ligne : 
          <ref target="https://dfsm.elan-numerique.fr">https://dfsm.elan-numerique.fr</ref>].</bibl></ab>
        </availability>
      </publicationStmt>
      <sourceDesc>
        <bibl>L'ensemble des sources du projet sont disponibles sur https://dfsm.elan-numerique.fr</bibl>
      </sourceDesc>
    </fileDesc>
    <profileDesc>
      <langUsage>
        <language ident="fr">français</language>
      </langUsage>
    </profileDesc>
    <revisionDesc>
      <change when="202412">
        <desc>Mise au format XML-TEI des données du projet 
        <persName>Fanny Mezard</persName></desc>
        <desc>Mise en place de l'export sur le site 
        <persName>Arnaud Bey</persName></desc>
      </change>
      <change when="20260128">
        <desc>Dernière modification de l'utilisateur 
        <persName>SILVI</persName></desc>
      </change>
      <change when="20260112">
        <desc>Dernière modification de l'utilisateur 
        <persName>Michèle Goyens</persName></desc>
      </change>
      <change when="20241003">
        <desc>Dernière modification de l'utilisateur 
        <persName>Lucie Viénot</persName></desc>
      </change>
      <change when="20240427">
        <desc>Dernière modification de l'utilisateur 
        <persName>JD</persName></desc>
      </change>
      <change when="20240318">
        <desc>Dernière modification de l'utilisateur 
        <persName>fleur.vigneron@univ-grenoble-alpes.fr</persName></desc>
      </change>
      <change when="20211109">
        <desc>Dernière modification de l'utilisateur 
        <persName>zgeylikman</persName></desc>
      </change>
    </revisionDesc>
  </teiHeader>
  <text>
    <body>
      <entry>
        <gramGrp>
          <gram type="pos">nom</gram>
          <gram type="gen">fém.</gram>
        </gramGrp>
        <form>
          <orth type="autorite">VERTU</orth>
        </form>
        <etym>
          <bibl type="etymosrc">FEW XIV, 517b</bibl>
          <mentioned>virtus</mentioned>
        </etym>
        <sense ana="MED. MED.">
          <def>Faculté ou puissance de l'âme.</def>
          <cit>
            <quote>Le remanant de cel sanc qui est souffisant et habondant outre le norrissement du cuer, est asubtilé par la 
            <hi rend='mark'>vertu</hi>du cuer, et envoié a la fosse de la parai d'entre le milieu du cuer en la quelle il est eschaufé et subtilié et digeré et purifié.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Anon.</author>, 
            <title>Placides et Timeo 1</title>, fin XIIIe s, 145.</bibl>
            <quote>L'air donne a toute personne et a toute beste vivant 
            <hi rend='mark'>vertu</hi>de respirer car c'est le souspirail de toutes beste et la propre habitacion de tous oyseaulx et sans l'air ne puet vivre creature qui ait ame.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Jean Corbechon [Barthélemy l’Anglais]</author>, 
            <title>Proprietés de choses</title>, ms. BnF fr. 22 531, 1372, XI.</bibl>
            <quote>Le vent de bise dont et ses deux compaignons qui sont frois et secs endurcissent les corps et clouent les pertuis et nettoyent les humeurs et font les esperis et les sangs plus soubtilz et plus delies; ilz aydent la digestion et confortent la vertu retentive et delivrent l'air de pestillance et sy croissent la 
            <hi rend='mark'>vertu</hi>engendrant.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Jean Corbechon [Barthélemy l’Anglais]</author>, 
            <title>Proprietés de choses</title>, ms. BnF fr. 22 531, 1372, XI.</bibl>
            <quote>La quinte chose comprent les 
            <hi rend='mark'>vertus</hi>qui gouvernent le cors Et qui sont cause et commencemens des operations qui li sont necessaires, comme dit Avicennes.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Evrart de Conty [Aristote]</author>, 
            <title>Problemes</title>, ca 1380, I, 1, fol. 4v.</bibl>
          </cit>
        </sense>
        <sense ana="MED. MED.">
          <usg>Vertu nutritive</usg>
          <gloss n="1">Il s'agit de la conception galénique de la vertu ou faculté naturelle de l'âme, qui permet nutrition, accroissement et génération avec des facultés qui sont subordonnées : attractive, rétentitve, digestive, expulsive.&#160;Chaque partie corporelle possède cette faculté naturelle associée à ces quatre facultés subordonnées. Toutefois, selon Galien, cette faculté a un siège spécifique dans le corps : le foie. [L. Loviconi]</gloss>
          <def>Faculté naturelle chez tous les êtres animés, qui permet la nutrition.&#160;</def>
          <cit>
            <quote>La 
            <hi rend='mark'>vertu nutritifve</hi>adont commence a ouvrer et par certaine ebulicion, elle tyre a elle les superfluitez du nutriement, mais devant ce que la matiere entre dedens la fueillet, le quel est conservatif de l’enffant, a celle fin que les aultres superfluitez ne soient meslees avecques la semence...</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Anon.</author>, 
            <title>Placides et Timeo 1</title>, fin XIIIe s., p. 262.</bibl>
            <quote>C’ensieult doncques la 
            <hi rend='mark'>vertu nutritive</hi>de l’enfant ou ventre de sa mere, la quelle luy dure jusques a la fin de la residence illec.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Anon.</author>, 
            <title>Placides et Timeo 1</title>, fin XIIIe s., p. 263-264.</bibl>
            <quote>La vertu naturele [...] comprent en li .ij. vertus: l'une est la 
            <hi rend='mark'>vertus nutritive</hi>qui se melle du nourrissement et de la viande digerer et preparer pour nourrir le cors et soubstenir, pour le salut de la personne singulere, comme dit est. Ceste 
            <hi rend='mark'>vertu nutritive</hi>parfait ses operations a l'ayde de quatre vertus qui sont necessairement en cascun membre, Et sont la vertus attractive, retentive, digestive et expulsive.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Evrart de Conty [Aristote]</author>, 
            <title>Problemes</title>, ca 1380, I, 1, fol. 4v-5r.</bibl>
          </cit>
        </sense>
        <sense ana="MED. MED.">
          <usg>Vertu concavative</usg>
          <def>Faculté naturelle servant à creuser des parties du corps, lors de la formation générative du foetus.</def>
          <cit>
            <quote>Enaprés vient la 
            <hi rend='mark'>vertu concavative</hi>, la quelle cave les narines, les oreilles, la bouche et gosier, et separe et desjoind les doys des piés et des mains.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Anon.</author>, 
            <title>Placides et Timeo 1</title>, fin XIIIe s., p. 263.</bibl>
          </cit>
        </sense>
        <sense ana="Sciences_Nat. BOT.">
          <lbl type="syn" n="1">FORCE</lbl>
          <lbl type="syn" n="1">VIGUEUR</lbl>
          <gloss n="2">La citation montre que la période médiévale attribue un rôle essentiel aux racines pour assurer la vigueur d'un végétal. [F. Vigneron]</gloss>
          <def>Capacité d'une plante à vivre en se maintenant dans un bon état.</def>
          <cit>
            <quote>[...] la racine, laquelle donne 
            <hi rend='mark'>vertu</hi>a tout le corps des plantes.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Anon. [Pietro de' Crescenzi]</author>, 
            <title>Livre des prouffitz champestres et ruraulx</title>, 10227, 1373, livre II, chap. 7, fol. 30v.</bibl>
          </cit>
        </sense>
        <sense ana="Sciences_Nat. BOT.">
          <usg>Vertu formative</usg>
          <gloss n="1">La notion médiévale de vertu formative permet d'expliquer plus précisément le concept de croissance aristotélicien (un des trois aspects de l'âme végétative). En effet, il ne s'agit pas seulement de croître mais d'organiser sa propre matière, de donner forme à ce qui est encore indifférencié en produisant des structures précises comme les racines, les tiges, les feuilles, etc. Comme on le voit dans les citations, la vertu formative se trouve dans la graine. [F. Vigneron]</gloss>
          <def>Faculté naturelle de se donner une forme, de se créer un&#160;corps organisé,&#160;pour une plante.</def>
          <cit>
            <quote>Les herbes et toutes choses qui croiscent de terre par rachine fichee si ont mestier de l’une ou de pluiseurs de .v. choses qui sont : humeur, pourriture, semence, eaue, plantacion, qui est quant une plante naist sur aultre plante. De ces .v. choses, la semence a en soy 
            <hi rend='mark'>vertu formative</hi>de la plante, et en soy a tout ensemble la matiere et l’efficient.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Anon. [Pietro de' Crescenzi]</author>, 
            <title>Livre des prouffitz champestres et ruraulx</title>, 10227, 1373, livre II, chap. 12, fol. 34r.</bibl>
            <quote>Mais nous debvons scavoir que la semence contient deux choses. L'une si est 
            <hi rend='mark'>vertu formative</hi>laquelle elle a du ciel avec la challeur et l'esperit qui luy servent instrumentellement, car la challeur digere et depart la vapeur du gros et la subtile humeur que l'esperit transporte. L'autre chose est que la semence contient la substance formele laquelle par la commixtion de l'humeur recoit la formacion et figuracion de la plante et des parties d'icelle.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Anon. [Pietro de' Crescenzi]</author>, 
            <title>Livre des prouffitz champestres et ruraulx</title>, 10227, 1373, II, 21, 29 r.</bibl>
            <quote>Ilz sont deux choses en chacune semence : c'est assavoir la 
            <hi rend='mark'>vertu formative</hi>que elle a du ciel et la substance formele qui forme la figure en la plante et les membres de la plante.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Anon. [Pietro de' Crescenzi]</author>, 
            <title>Livre des prouffitz champestres et ruraulx</title>, 10227, 1373, XI, 12, 204 r.</bibl>
          </cit>
        </sense>
        <sense ana="Sciences_Nat. BOT.">
          <usg>Vertu générative</usg>
          <gloss n="1">Le concept de vertu générative est aristotélicien. [F. Vigneron]</gloss>
          <def>Faculté naturelle&#160;pour une plante d'engendrer une nouvelle plante.</def>
          <cit>
            <quote>Les arbres qui font petite semence et foible ont 
            <hi rend='mark'>vertu generative</hi>tant en la semence comme es rainceaulx espendue, et pour ce on les puet ou planter ou semer.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Anon. [Pietro de' Crescenzi]</author>, 
            <title>Livre des prouffitz champestres et ruraulx</title>, 10227, 1373, livre II, chap. 22, fol. 45r.</bibl>
          </cit>
        </sense>
        <sense ana="ASTR. ASTR.">
          <def>Puissance agissante, influence notamment des étoiles ou du ciel sur les êtres animés de la terre.</def>
          <cit>
            <quote>Et pour ce les sages anciens appellerent la lune royne du ciel au chevalier et la lampe de voirre a Diane. Et la raison du premier nom sy est pource que la lune, qui nous est prochaine voisine, sy a plus grant influence sur les productions de terre que quelconque aultre 
            <hi rend='mark'>vertu</hi>du ciel et si s’applique en l’espace d’un mois, car elle perfait en chascun mois ce que les aultres perfont en l’espace de pluiseurs ans.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Anon. [Pietro de' Crescenzi]</author>, 
            <title>Livre des prouffitz champestres et ruraulx</title>, 10227, 1373, livre II, chap. 21, fol. 43v.</bibl>
            <quote>je di que les estoiles ont 
            <hi rend='mark'>vertu</hi>a faire non mie sans plus chaut, ains ont vertus de toutez autres 
            <hi rend='mark'>vertus</hi>fere cha aval selon ce que lez unez ont autre vertu que lez autrez et sont toutez lez 
            <hi rend='mark'>vertus</hi>et les qualités corporeles es 
            <hi rend='mark'>vertuz</hi>des estoilez.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Mahieu le Vilain [Aristote]</author>, 
            <title>Meteores</title>, ca 1285, I, f. 6ra</bibl>
            <quote>Autres impressions se font en l'air de celles fumees chaudes et moistes, seiches sicomme est le vent qui selon Aristote est un mouvement qui vient de seiches fumees qui sont eslevees du centre de la terre et sont encorporees dedens l'air par la 
            <hi rend='mark'>vertu</hi>du ciel.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Jean Corbechon [Barthélemy l’Anglais]</author>, 
            <title>Proprietés de choses</title>, ms. BnF fr. 22 531, 1372, XI.</bibl>
          </cit>
        </sense>
        <sense ana="Sciences_Nat. BOT.">
          <usg>Vertu du soleil</usg>
          <gloss n="1">La physiologie végétale de l'époque médiévale ignore la photosynthèse et ce n'est pas la lumière du soleil qui est envisagée comme cruciale dans la croissance des plantes mais la chaleur produite. [F. Vigneron]</gloss>
          <def>Pouvoir agissant du soleil qui produit de la chaleur, ce qui contribue à la naissance et à la croissance des plantes.</def>
          <cit>
            <quote>Mais les fleurs sont de la plus soubtille humeur, qui premierement boult de la chaleur du soleil, et pour la grant habundance qui y est, elle est dilatee par dessus. Et pource que celle humeur est plus cuite et digeree, elle est bien odorant. Laquelle chose ne pourroit estre se icelle n’avoit humeur digeree et soubtille en soy, aussi comme elle a terrestre matiere, qui est tressoubtille et tres mellee avoecques l’umeur, car le fruit qui est de vapeur terrestre venteuse et en icelle y a aulcune soubtille nature et un petit de humeur et de mendre terrestré, qui est enforcee par la chaleur digerent, et ce est de plus grant vapeur que le remanant, qui est en la substance de la plante. Et pour ce elle ist premierement hors ou bourgon ou doit estre le fruit, et c’est par la 
            <hi rend='mark'>vertu du soleil</hi>qui la forme en fleur, et de ce est que la lerme du miel et de la cire si en sont formees.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Anon. [Pietro de' Crescenzi]</author>, 
            <title>Livre des prouffitz champestres et ruraulx</title>, 10227, 1373, livre II, chap. 6, fol. 29v.</bibl>
          </cit>
        </sense>
        <sense ana="Sciences_Nat. BOT.">
          <usg>Vertu nutritive</usg>
          <gloss n="1">Le concept de 
          <hi rend='italic'>vertu nutritive</hi>est aristotélicien. Dans la citation, l'antécédent de 
          <hi rend='italic'>qui</hi>est 
          <hi rend='italic'>humeur</hi>. [F. Vigneron]</gloss>
          <def>Faculté naturelle de se nourrir, pour une plante.</def>
          <cit>
            <quote>Le jus si est une humeur attraicte par les soubtils pertuis a norrir toute la plante, qui est distribuee par toutes les parties de la plante par la 
            <hi rend='mark'>vertu nuttrittive</hi>; [...].</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Anon. [Pietro de' Crescenzi]</author>, 
            <title>Livre des prouffitz champestres et ruraulx</title>, 10227, 1373, livre II, chap. 4, fol. 26v.</bibl>
          </cit>
        </sense>
        <sense ana="Sciences_Nat. PHYS.">
          <def>Capacité naturelle, puissance susceptible d'agir sur les qualités naturelles.</def>
          <cit>
            <quote>Et la quinte essence par la 
            <hi rend='mark'>vertu</hi>de son movement des planetez et des estoilles est cause fesant des devant dites empreinturez.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Mahieu le Vilain [Aristote]</author>, 
            <title>Meteores</title>, ca 1285, I, f. 2va</bibl>
            <quote>Toute chose la ou feu et calor a coru est plus chaude et a 
            <hi rend='mark'>vertu</hi>d’eschauffement.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Mahieu le Vilain [Aristote]</author>, 
            <title>Meteores</title>, ca 1285, II, f. 22v.</bibl>
          </cit>
        </sense>
        <sense ana="Sciences_Nat. PHYS.">
          <def>Propriété naturelle en puissance, notamment d'un élément ou d'un phénomène naturel.</def>
          <cit>
            <quote>Le feu a une 
            <hi rend='mark'>vertu</hi>muant car il mue et convertist en sa nature tout ce en quoy il se met et en quoy il euvre.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Jean Corbechon [Barthélemy l’Anglais]</author>, 
            <title>Proprietés de choses</title>, 1372, X, 4, 181r.</bibl>
            <quote>Et que il [les parties du feu] ne soient paz chaudez en lor forme, tout le soient il en 
            <hi rend='mark'>vertu</hi>, senefie ce que nul embrasement comme d’estoiles corans, de draglons ardanz et de tex embrasemens n’est fet el ciel, ainz est fet cha aval en l’air et el feu.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Mahieu le Vilain [Aristote]</author>, 
            <title>Meteores</title>, ca 1285, I, f. 6ra.</bibl>
            <quote>Mez a ce que halo soit fet, il covient que la buee soit traiant a forme de nue et poi espesse, sicomme nous avon dit, quar autrement n’aroit ele point nature ne 
            <hi rend='mark'>vertu</hi>de mireor.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Mahieu le Vilain [Aristote]</author>, 
            <title>Meteores</title>, ca 1285, III, f. 35v.</bibl>
            <quote>quant est a la 
            <hi rend='mark'>vertu</hi>de l'arc du ciel,il est assavoir qu'il attrempe la chaleur du souleil et, par la pluye qui en yst, il fait les biens croistre et multiplier et donne grant beaulte la sus par ses couleurs .</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Jean Corbechon [Barthélemy l’Anglais]</author>, 
            <title>Proprietés de choses</title>, ms. BnF fr. 22 531, 1372, XI.</bibl>
            <quote>La fouldre est composee des plus soubtilles parties des elemens par quoy elle est de plus grant 
            <hi rend='mark'>vertu</hi>.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Jean Corbechon [Barthélemy l’Anglais]</author>, 
            <title>Proprietés de choses</title>, ms. BnF fr. 22 531, 1372, XI.</bibl>
          </cit>
        </sense>
        <sense ana="Sciences_Nat. MET.">
          <def>Force agissante notamment d'une qualité élémentaire.</def>
          <cit>
            <quote>adont le froit qui convertist la nue en pluie primez, anchiez que ele pust cheïr, fortefie si le dit froit que il engele les ditez grossez goutez plus tost que ele ne peut descendre, quar le dit froit rechoit plus tost acroissance et doublance de 
            <hi rend='mark'>vertu</hi>si que il peut plus tost engeler que l’eve ne[15rb] descent, quar l’engeleüre est en meins de temps faite par le grant enforcement du froit que la goute d’eve ne descent.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Mahieu le Vilain [Aristote]</author>, 
            <title>Meteores</title>, ca 1285, I, f. 15r.</bibl>
            <quote>Derechief la rousee ne puet souffrir l'ardeur du souleil mais se esvanouyst tantost que le souleil eschauffe et laisse la 
            <hi rend='mark'>vertu</hi>es herbes et es semences par quoy elles resistent a la chaleur du souleil. De rechief combien que la rousee soit une substance de l'air tres deliee, toutesvoyes elle est de tres grant 
            <hi rend='mark'>vertu</hi>.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Jean Corbechon [Barthélemy l’Anglais]</author>, 
            <title>Proprietés de choses</title>, ms. BnF fr. 22 531, 1372, XI.</bibl>
            <quote>Derechief la chaleur si ramaine les choses deça bas avec celles de lassus, sicomme il appert quant la chaleur monte de bas en hault , elle convertist si la terre en eaue et l’eaue en air et l’air en feu par sa 
            <hi rend='mark'>vertu</hi>.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Jean Corbechon [Barthélemy l’Anglais]</author>, 
            <title>Proprietés de choses</title>, ms. BnF fr. 22 531, 1372, IV.</bibl>
          </cit>
        </sense>
        <sense ana="Sciences_Nat. MET.">
          <def>Capacité notamment à servir de signe pour prédire le temps.</def>
          <cit>
            <quote>le halo des autres estoilez qui du soleil et de la lune est de poi de matere et non paz de plenteüreuse, por quoi il n’a pas grant 
            <hi rend='mark'>vertu</hi>a senefier vent ou pluie ou biau temps, sicomme le halo du soleil et de la lune fet.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Mahieu le Vilain [Aristote]</author>, 
            <title>Meteores</title>, ca 1285, III, f. 35v.</bibl>
          </cit>
        </sense>
        <sense ana="SCI. EPIST.">
          <def>Force argumentative d'un principe.</def>
          <cit>
            <quote>le mireor n’est pas pur, quar il est traîant a nature d’eve et la purté du mireor fet la coulor aparoir tele comme ele est, non pure la fet autre apparoir, sicomme a dit la 
            <hi rend='mark'>vertu</hi>de notre tiers principe.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Mahieu le Vilain [Aristote]</author>, 
            <title>Meteores</title>, ca 1285, III, f. 34v-35r.</bibl>
          </cit>
        </sense>
        <sense ana="Sciences_Nat. PHYS.">
          <usg>Vertu motive</usg>
          <lbl type="syn" n="1">VERTU MOBILE</lbl>
          <def>Vertu motive</def>
          <cit>
            <quote>Il entent par prinicpe ou commencement [de meur mouvement] la 
            <hi rend='mark'>vertu motive</hi>qui est cause efficiente de tel mouvement si comme l'ame en choses qui ont ame.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Nicole Oresme [Aristote]</author>, 
            <title>Livre du ciel et du monde</title>, 1377, II, 5 p. 314.</bibl>
          </cit>
        </sense>
        <sense ana="Sciences_Nat. PHYS.">
          <usg>Vertu mobile</usg>
          <def>Vertu mobile</def>
          <cit>
            <quote>Le ciel est meu par une 
            <hi rend='mark'>vertu mobile</hi>laquele ne le ciel ne dependent en rien de la terre qaunt a ce mouvement , car la terre ne fait a ce appoement ne aide ne confort.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Nicole Oresme [Aristote]</author>, 
            <title>Livre du ciel et du monde</title>, 1377, II, 8, p. 370.</bibl>
          </cit>
        </sense>
        <sense ana="Sciences_Nat. PHYS.">
          <usg>Vertu intellective</usg>
          <def>Faculté de l'intellect divin, qui est supérieure à celle de l'âme humaine et régit le cosmos.&#160;</def>
          <cit>
            <quote>Il convient que les mouvemens du ciel dependent d'aucune 
            <hi rend='mark'>vertu intellective</hi>plus haute et plus grande que entendement humain.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Nicole Oresme [Aristote]</author>, 
            <title>Livre du ciel et du monde</title>, 1377, II, 2, p. 282.</bibl>
          </cit>
        </sense>
        <sense ana="Sciences_Nat. PHYS.">
          <usg>Vertu incorporelle</usg>
          <def>Faculté d'agir par une puissance indépendamment d'un corps.</def>
          <cit>
            <quote>Selon la philosophie d'Aristote, il convient par neccessité que le ciel soit meu par 
            <hi rend='mark'>vertu incorporelle</hi>ou separee de la matière.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Nicole Oresme [Aristote]</author>, 
            <title>Livre du ciel et du monde</title>, 1377, II, 3, p. 298.</bibl>
          </cit>
        </sense>
        <sense ana="Sciences_Nat. BOT.">
          <usg>Vertu abstrative</usg>
          <lbl type="hyp" n="1">VERTU NUTRITIVE</lbl>
          <gloss n="2">La faculté d'attirer la nourriture fait partie de la vertu nutritive en général et il s'agit de concepts aristotéliciens. [F. Vigneron]</gloss>
          <def>Faculté naturelle d'attirer à soi et qui permet à une plante de se nourrir.</def>
          <cit>
            <quote>L’unne de ces 
            <hi rend='mark'>vretus</hi>si est abstraitive et l’autre vegetative ; 
            <hi rend='mark'>abstrative</hi>, car icelle a si atrait le seve et les humeurs de l’iaue et de le terre et de l’air, dont l’abre est nourris.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Anon.</author>, 
            <title>Placides et Timeo 1</title>, fin XIIIe s., p. 73, § 173.</bibl>
          </cit>
        </sense>
        <sense ana="MED. MED.">
          <usg>Vertu animale</usg>
          <def>Faculté psychique siégeant dans le cerveau.</def>
          <cit>
            <quote>Quartement on peut dire que c'est maladie de tout, car elle corrumpt toutes vertus : et de 
            <hi rend='mark'>vertu animale</hi>il appert car les lepreux ont ymaginacions et songes terribles et insensibilité es extremités ; de vertu vitale il appert en la voix et en ce qu'ilz respirent mal ; de vertu naturelle, il appert de orde couleur et de regard terrible ; de vertu universelle, il appert en la destruction de tous les membres.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Anon. [Bernard de Gordon]</author>, 
            <title>Pratique Fleur de lys</title>, ca 1470, I, 21.</bibl>
            <quote>La 
            <hi rend='mark'>vertu animal</hi>est une vertu par la quele li homs s'adresche en ses fais u regart des choses forainnes et parfait ses operations par congnissance et par aprehension qui apartient principalment a l'ame. Et par ce se different li homme et les bestes des plantes qui ont vie, mais elles n'ont nulle congnoissance, Et pource est elle appelee 
            <hi rend='mark'>vertu animal</hi>.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Evrart de Conty [Aristote]</author>, 
            <title>Problemes</title>, ca 1380, I, 1, fol. 4v.</bibl>
          </cit>
        </sense>
        <sense ana="MED. MED.">
          <usg>Vertu appetitive</usg>
          <lbl type="syn" n="1">VERTU ATTRACTIVE / ABSTRACTIVE</lbl>
          <def>Faculté régissant l'appétit, dépendant de la vertu naturelle.</def>
          <cit>
            <quote>[...] et les operacions simples se fortifient en dormant sicomme la 
            <hi rend='mark'>vertu appetitive</hi>des membres, la digestive, la contentive et la expulsive de sueur, ainsi que sont les vertus compostes de bestial et naturelles se reposent, sicome sont l'appetitive de l'estomac, des egestions et de l'orine.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Anon. [Bernard de Gordon]</author>, 
            <title>Pratique Fleur de lys</title>, ca 1470, II, 17.</bibl>
            <quote>Et pour ce, ce n'est pas merveille se la 
            <hi rend='mark'>vertu appetitive</hi>ou attractive ou desiderative ou trangloutive deffault, ou pour chaleur ou pour froidure.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Anon. [Bernard de Gordon]</author>, 
            <title>Pratique Fleur de lys</title>, ca 1470, V, 2.</bibl>
          </cit>
        </sense>
        <sense ana="MED. MED.">
          <usg>Vertu appréhensive</usg>
          <gloss n="1">La médecine médiévale distingue les sens externes qui "saisissent" les caractéristiques sensibles des objets (couleur, odeur, son etc.) et les sens internes qui opèrent dans le cerveau et après cette première saisie sensorielle (sens commun, imagination, cogitation, mémoire etc.). [L. Loviconi]</gloss>
          <def>Faculté dont l'opération repose sur les objets sensibles, comprenant les vertus des sens externes et des sens internes.&#160;</def>
          <cit>
            <quote>Item li un des membres sont appelé principal pour ce que les operations des vertus principauls du cors humain y sont notablement et sensiblement manifestees et moustrees, et sont communement mis .4., est asavoir le coer [...], la cervele ou la 
            <hi rend='mark'>vertus aprehensive</hi>est notablement manifestee [...].</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Evrart de Conty [Aristote]</author>, 
            <title>Problemes</title>, ca 1380, f. 4r.</bibl>
            <quote>Et pource est elle appelee vertu animal. Et comprent en soy .ij. vertus : l'une est la 
            <hi rend='mark'>vertus aprehensive</hi>qui comprent en soy les .5. sens de dehors qui sont voir, oÿr, gouster, odourer et touchier, et ausy les sens de dedens qui sont la fantasie, l'ymagination et la memoire; et oultre ce est la noble vertu d'entendement par le quel li homs se differe des bestes.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Evrart de Conty [Aristote]</author>, 
            <title>Problemes</title>, ca 1380, f. 4v.</bibl>
          </cit>
        </sense>
        <sense ana="MED. MED.">
          <usg>Vertu assimilative</usg>
          <def>Faculté naturelle détenue par toute partie corporelle qui lui permet d'assimiler des nutriments et humeurs issus de la digestion afin de restaurer ou conserver son intégrité, ou d'assurer son accroissement.&#160;</def>
          <cit>
            <quote>[…] et ainsi combien que les membres sanguins puissent estre reparez, toutevois les membres spermatiques et nervuz ne le pevent estre, car la 
            <hi rend='mark'>vertu assimulative</hi>n’est pas assez forte en eulx, si a leur nourrissement trop grant mestier d’estre plus alteré que cellui des membres sanguins ou charnuz […]</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Martin de Saint-Gilles</author>, 
            <title>Comment. Aphorismes Ypocras</title>, 1363, 170.</bibl>
          </cit>
        </sense>
        <sense ana="MED. MED.">
          <usg>Vertu attractive</usg>
          <def>Faculté naturelle détenue par toute partie corporelle qui lui permet d’attirer des nutriments et humeurs dans une partie du corps.</def>
          <cit>
            <quote>[...] por oster la viscositeit qui est au membre, si com nos metons ventouses sus le ventre et sus la boude por amenuisier le membre; et oste la dolor, quant il i a opilation ou piere, si oste par sa 
            <hi rend='mark'>vertu atractive</hi>par aventure l'opilation, ou desaert la piere de son leu [...].</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Anon. [Albucasis]</author>, 
            <title>Cyrurgie</title>, ca 1250, 63vb.</bibl>
            <quote>es lacertes sont compostes de vils, dont les uns sont du lonc pour la 
            <hi rend='mark'>vertu attrative</hi>qui y a vigour et force ; les autres du lé par les quiex la vertu expulsive a vigour et force ; les autres du travers par les quiex la vertu retentive a vigour et est forte.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Anon. [Henri de Mondeville]</author>, 
            <title>Chirurgie</title>, 1314, chap. 290, p. 85-86.</bibl>
            <quote>Et pour ce, ce n'est pas merveille se la 
            <hi rend='mark'>vertu</hi>appetitive ou 
            <hi rend='mark'>attractive</hi>ou desiderative ou trangloutive deffault, ou pour chaleur ou pour froidure.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Anon. [Bernard de Gordon]</author>, 
            <title>Pratique Fleur de lys</title>, ca 1470, V, 2.</bibl>
            <quote>Quatre manieres sont de medicines laxatives : l'une maniere est la plus propre et celle qui a proprieté et 
            <hi rend='mark'>vertu atractive</hi>[...] l'autre a proprieté comprissive [...] l'autre a proprieté lenitive [...] la quarte maniere a proprieté lubrifficative.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Nicolas Panis [Guy de Chauliac]</author>, 
            <title>Chirurgie</title>, ca 1450, tr.VII, doct.1, chap.2.</bibl>
            <quote>Ceste vertu nutritive parfait ses operations a l'ayde de quatre vertus [...], Et sont la 
            <hi rend='mark'>vertus attractive</hi>, retentive, digestive et expulsive. La 
            <hi rend='mark'>vertus attractive</hi>attrait du nourrissement commun ce qui est convenable a cascun membre, selonc le merite et la nature de sa complexion; la retentive le retient et fait arrester u membre; la digestive le digere et prepare tant qu'il sont convenables pour convertir en la substance du membre.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Evrart de Conty [Aristote]</author>, 
            <title>Problemes</title>, ca 1380, I, 1, fol. 5r.</bibl>
          </cit>
        </sense>
        <sense ana="MED. MED.">
          <usg>Vertu cogitative</usg>
          <gloss n="1">Tantôt synonyme de "vertu imaginative", tantôt de "vertu estimative". Quand elle désigne la vertu estimative, la vertu cogitative juge les intentions des choses sensibles, c'est-à-dire le caractère plaisant ou déplaisant, utile ou nuisible des choses sensibles (par exemple le caractère dangereux du loup extrait par opération de la vertu estimative du mouton). [L. Loviconi]</gloss>
          <def>Faculté de jugement, placée dans le ventricule médian du cerveau.</def>
          <cit>
            <quote>[...] et adonc se resolvent fumees grosses qui montent ou cerveau et molifient les nerfz et troublent les instrumens des sens, et les 
            <hi rend='mark'>vertus</hi>, si comme l'ymaginative, la 
            <hi rend='mark'>cogitative</hi>, la memorative.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Anon. [Bernard de Gordon]</author>, 
            <title>Pratique Fleur de lys</title>, ca 1470, II, 20.</bibl>
          </cit>
        </sense>
        <sense ana="MED. MED.">
          <usg>Vertu concupiscible</usg>
          <gloss n="1">La médecine médiévale distingue deux catégories de désir ou appétit sensitif, à savoir le concupiscible et l'irascible. La vertu concupiscible a particulièrement trait aux désirs charnels, en lien avec la nutrition et la génération. [L. Loviconi]</gloss>
          <def>Faculté dépendante de la faculté animale sensitive qui fait naître le désir.</def>
          <cit>
            <quote>[...] car la vertu estimative, qui est la plus haute entre les 
            <hi rend='mark'>vertus</hi>sensible elle commande a l'ymaginative et l'ymaginative commande a la 
            <hi rend='mark'>concupiscible</hi>qui couvoite; et celle cy commande a la vertu motive des lacertes.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Anon. [Bernard de Gordon]</author>, 
            <title>Pratique Fleur de lys</title>, ca 1470, II, 19.</bibl>
          </cit>
        </sense>
        <sense ana="MED. MED.">
          <usg>Vertu digestive</usg>
          <gloss n="1">Faculté naturelle qui dissout la nourriture dans le corps et transforme celle-ci par des processus successifs qui donnent naissance à des produits divers, soit utiles ('chylus', 'humeurs'), soit inutiles. [L. Loviconi]</gloss>
          <def>Faculté naturelle qui dissout la nourriture dans le corps et transforme celle-ci en des produits divers.</def>
          <cit>
            <quote>Aus mameles des fames vienent pluiseurs veinnes de l'aumatrique, et leur portent le sanc mestruel, et par la 
            <hi rend='mark'>vertu digestive</hi>qui est en eles il est transmué de coulour rouge en la blanche, semblable en la char des mameles.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Anon. [Henri de Mondeville]</author>, 
            <title>Chirurgie</title>, 1314, chap. 297, p. 88.</bibl>
            <quote>L'utilité pour quoi la tunique du stomach est nerveuse par dedens est qu'el sente quant il est vuit ou plain. L'utilité pour quoi il est plus charnu par dehors est qu'il aide la 
            <hi rend='mark'>vertu digestive</hi>par sa chalour et par son espoisseté.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Anon. [Henri de Mondeville]</author>, 
            <title>Chirurgie</title>, 1314, chap. 362, p. 100-101.</bibl>
            <quote>[...] et por ce les poires et toutes les choses qui sunt de semblable nature aprés mangier destraingnent l’estomac par desus et deboutent les viandes jesques al fons de l’estomac ou la 
            <hi rend='mark'>vertu digestive</hi>at plus de force et de vigour ; et por ce les viandes entrent plus tost es entrailhes et devient li ventres solubles.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Jofroy de Waterford</author>, 
            <title>Secret des Secrets</title>, Diet., ca 1300, CXXV.</bibl>
            <quote>Ceste vertu nutritive parfait ses operations a l'ayde de quatre vertus [...], et sont la vertus attractive, retentive, 
            <hi rend='mark'>digestive</hi>et expulsive. La vertus attractive attrait du nourrissement commun ce qui est convenable a cascun membre, selonc le merite et la nature de sa complexion; la retentive le retient et fait arrester u membre; la 
            <hi rend='mark'>[vertu] digestive</hi>le digere et prepare tant qu'il sont convenables pour convertir en la substance du membre.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Evrart de Conty [Aristote]</author>, 
            <title>Problemes</title>, ca 1380, I, 1, fol. 5r.</bibl>
          </cit>
        </sense>
        <sense ana="MED. MED.">
          <usg>Vertu desiderative</usg>
          <gloss n="1">Voir aussi VERTU CONCUPISCIBLE.</gloss>
          <def>Faculté qui suscite un désir, qui peut être un désir naturel ou un désir sensitif.&#160;</def>
          <cit>
            <quote>Et pour ce, ce n'est pas merveille se la 
            <hi rend='mark'>vertu</hi>appetitive ou attractive ou 
            <hi rend='mark'>desiderative</hi>ou trangloutive deffault, ou pour chaleur ou pour froidure.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Anon. [Bernard de Gordon]</author>, 
            <title>Pratique Fleur de lys</title>, ca 1470, V, 2.</bibl>
          </cit>
        </sense>
        <sense ana="MED. MED.">
          <usg>Vertu disséminative</usg>
          <def>Faculté naturelle qui répand la nourriture dans le corps.</def>
          <cit>
            <quote>Et se les aultres choses sont froides et seches, ainsi deffault chaleur actuelle et par consequent 
            <hi rend='mark'>vertu disseminative</hi>qui requiert avoir porres larges.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Anon. [Bernard de Gordon]</author>, 
            <title>Pratique Fleur de lys</title>, ca 1470, I, 25.</bibl>
          </cit>
        </sense>
        <sense ana="MED. MED.">
          <usg>Vertu estimative</usg>
          <gloss n="1">Voir aussi la note sous VERTU COGITATIVE.</gloss>
          <def>Faculté de jugement, placée dans le ventricule médian du cerveau.</def>
          <cit>
            <quote>Le ventrail du milieu est plus petit que les autres .2., ou quel est la 
            <hi rend='mark'>vertu</hi>resonable 
            <hi rend='mark'>estimative</hi>, qui juge et devise et ordenne les choses qui li sont offertes par le premier ventrail de l'imaginative.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Anon. [Henri de Mondeville]</author>, 
            <title>Chirurgie</title>, 1314, chap. 185, p. 55.</bibl>
            <quote>[...] car la 
            <hi rend='mark'>vertu estimative</hi>, qui est la plus haute entre les vertus sensible elle commande a l'ymaginative et l'ymaginative commande a la concupiscible qui couvoite; et celle cy commande a la vertu motive des lacertes.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Anon. [Bernard de Gordon]</author>, 
            <title>Pratique Fleur de lys</title>, ca 1470, II, 19.</bibl>
            <quote>Nous devons entendre que a la formation de la parole .2. choses sont requises necessairement, l'une si est bonne disposition du cors et par especial de la langue et des instrumens deputés de nature a ceste chose [...]. L'autre si est bonne disposition de l'ame et par especial de la 
            <hi rend='mark'>vertu estimative</hi>ou de le ymagination, car la parole est ordenee pour seignefier par dehors ce que l'ame conçoit.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Evrart de Conty [Aristote]</author>, 
            <title>Problemes</title>, ca 1380, III, 32, fol. 100r.</bibl>
            <quote>Il entent dont de prudence improprement et par similitude prise, c'est a savoir pour la naturele industrie ou pour la 
            <hi rend='mark'>vertu estimative</hi>qui est commune as bestes et as hommes et qui est la plus digne des vertus sensitives et celle par la quele les bestes se doivent gouverner principalment, ausi que s'il demandast pour quoy c'est que li homs ha les vertus sensitives meillours et plus noble estimation que les autres bestes ne ont, et lors est ce demande raisonnable.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Evrart de Conty [Aristote]</author>, 
            <title>Problemes</title>, ca 1380, XXX, 3, fol. 186v.</bibl>
          </cit>
        </sense>
        <sense ana="MED. MED.">
          <usg>Vertu expulsive</usg>
          <def>Faculté naturelle détenue par une partie corporelle qui lui permet d'expulser une matière superflue ou nuisible.</def>
          <cit>
            <quote>Les lacertes sont compostes de vils, dont les uns sont du lonc pour la vertu attrative qui y a vigour et force ; les autres du lé par les quiex la 
            <hi rend='mark'>vertu expulsive</hi>a vigour et force ; les autres du travers par les quiex la vertu retentive a vigour et est forte.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Anon. [Henri de Mondeville]</author>, 
            <title>Chirurgie</title>, 1314, Ch. 290, p. 85-86.</bibl>
            <quote>Ceste vertu nutritive parfait ses operations a l'ayde de quatre vertus [...], et sont la vertus attractive, retentive, digestive et expulsive. La vertus attractive attrait du nourrissement commun ce qui est convenable a cascun membre, selonc le merite et la nature de sa complexion; 5r5 la retentive le retient et fait arrester u membre; la digestive le digere et prepare tant qu'il sont convenables pour convertir en la substance du membre. Et pource ausy que en cascune digestion il est de necessite qu'il y ayt aucunes superfluites, la 
            <hi rend='mark'>vertus expulsive</hi>y est qui les boute hors.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Evrart de Conty [Aristote]</author>, 
            <title>Problemes</title>, ca 1380, I, 1, fol. 5r.</bibl>
          </cit>
        </sense>
        <sense ana="MED. MED.">
          <usg>Vertu imaginative</usg>
          <gloss n="1">L'expression 
          <hi rend='italic'>vertu imaginative</hi>revêt des acceptions hétérogènes dans les différentes traditions médiévales, aristotéliciennes, avicenniennes, galéniques ou averroÏstes.&#160;Elle a les acceptions suivantes: faculté placée dans le ventricule antérieur du cerveau, qui reçoit les formes des objets sensibles, ou faculté placée dans le ventricule médian du cerveau qui sépare et compose les formes sensibles ou qui en juge "l'intention" (qualité plaisante ou déplaisante, utile ou nuisible.) [L. Loviconi].Voir aussi la note sous VERTU COGITATIVE.</gloss>
          <def>Faculté, placée dans le cerveau, qui reçoit les formes des objets sensibles, sépare et compose les formes sensible, ou en juge l'intention</def>
          <cit>
            <quote>La pie mere touche le cervel sans moien et le devise aparissablement en .3. ventres des quiex chascun est devisé par le milieu aparrisanment, la quele devision apert plus parfonde ou ventrail devant, en tele maniere qu'il semble estre double, et cist est greignour et plus large que les autres, car il i a pluiseurs esperis, et est comprise en lui la 
            <hi rend='mark'>vertu ymaginative</hi>et fondee, la quelle reçoit du sens commun les especes des choses sensibles de hors, les queles li sont presentees par ses propres orgues et par les estrumens apropriés a ce.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Anon. [Henri de Mondeville]</author>, 
            <title>Chirurgie</title>, 1314, Ch. 185, p. 55.</bibl>
            <quote>Donc la 
            <hi rend='mark'>vertu ymaginative</hi>commande a la vertu motive.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Anon. [Bernard de Gordon]</author>, 
            <title>Pratique Fleur de lys</title>, ca 1470, II, 17.</bibl>
            <quote>[...] et adonc se resolvent fumees grosses qui montent ou cerveau et molifient les nerfz et troublent les instrumens des sens, et les 
            <hi rend='mark'>vertus</hi>, si comme l' 
            <hi rend='mark'>ymaginative</hi>, la cogitative, la memorative.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Anon. [Bernard de Gordon]</author>, 
            <title>Pratique Fleur de lys</title>, ca 1470, II, 20.</bibl>
            <quote>La 
            <hi rend='mark'>vertu ymaginative</hi>est celle qui s'emploie et se excercite en ces similitudes ou fourmes desus dites ainsi gardees en la fantasie et les tourne et retourne et compose et devise en moult de diverses manieres et c'est celle a la quele li songe et les visions c’on voit de nuit se moustrent et presentent sans faille. Ceste 
            <hi rend='mark'>vertu ymaginative</hi>est aucune fois appelee cogitative et aucune fois ausi estimative et par especial es bestes et selonc les phylosophes elles se different combien que li medecin les tiengnent ausi comme pour une vertu seule [...].</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Evrart de Conty [Aristote]</author>, 
            <title>Problemes</title>, ca 1380, XXX, 12, fol. 195r.</bibl>
          </cit>
        </sense>
        <sense ana="MED. MED.">
          <usg>Vertu informative</usg>
          <def>Faculté naturelle dépendante de la faculté génératrice, qui donne leur figure et conformation aux parties corporelles.</def>
          <cit>
            <quote>Naturel chaleur, contenue en la matrique, esmuet les esperis qui descendirent avec les .2. germes en liè, les quiex esperis, meslés ensemble, font la 
            <hi rend='mark'>vertu informative</hi>, en la quele est la miniere de l'ame, vie et nature.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Anon. [Henri de Mondeville]</author>, 
            <title>Chirurgie</title>, 1314, Ch. 430, p. 114.</bibl>
            <quote>L'autre [vertu] est appelee 
            <hi rend='mark'>informative</hi>, qui forme et figure le cors ainsi qu'il appartient selonc sa possibilite, a l'examplaire des parens et des autres causes universeles de nature, especialment du ciel et des estoiles qui a le heure de la conception ont domination quant a ce. Et pour ce dit Aristotes aillours que la 
            <hi rend='mark'>vertus informative</hi>a le heure de la generation est proportionnee a le ordenance des estoiles.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Evrart de Conty [Aristote]</author>, 
            <title>Problemes</title>, ca 1380, I, 1, fol. 5r.</bibl>
          </cit>
        </sense>
        <sense ana="MED. MED.">
          <usg>Vertu mémorative</usg>
          <def>Faculté de mémoire, placée dans le ventricule postérieur du cerveau.</def>
          <cit>
            <quote>Puis est le .3. ventrail, ou quel est fondee la 
            <hi rend='mark'>vertus memorative</hi>[...] Cil retient, recort et met en tresor les sentenses des choses prononcies qui li sont presentees des autres .2. ventrels</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Anon. [Henri de Mondeville]</author>, 
            <title>Chirurgie</title>, 1314, chap. 188, p. 55.</bibl>
            <quote>[...] et adonc se resolvent fumees grosses qui montent ou cerveau et molifient les nerfz et troublent les instrumens des sens, et les 
            <hi rend='mark'>vertus</hi>, si comme l'ymaginative, la cogitative, la 
            <hi rend='mark'>memorative</hi>.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Anon. [Bernard de Gordon]</author>, 
            <title>Pratique Fleur de lys</title>, ca 1470, II, 20.</bibl>
          </cit>
        </sense>
        <sense ana="MED. MED.">
          <usg>Vertu motive</usg>
          <def>Faculté de mouvement, dépendant de la faculté sensitive.</def>
          <cit>
            <quote>[...] encores que difference est entre dormir innaturel et stupeur et congelacion et litargie, car en toutes ces choses la 
            <hi rend='mark'>vertu</hi>tactive et la 
            <hi rend='mark'>motive</hi>est corrumpue.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Anon. [Bernard de Gordon]</author>, 
            <title>Pratique Fleur de lys</title>, ca 1470, II, 14.</bibl>
            <quote>L'autre vertu est la 
            <hi rend='mark'>vertu motive</hi>qui fait mouvoir le cors et les membres volentairement, quant poins est, pour poursievir les choses apparans delitables et pour fuir ou repeller les abhominables, et ceste se despent de celle aprehensive que je di et fait ses operations selonc ce qu'elle li enseigne.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Evrart de Conty [Aristote]</author>, 
            <title>Problemes</title>, ca 1380, I, 1, fol. 4v.</bibl>
          </cit>
        </sense>
        <sense ana="MED. MED.">
          <usg>Vertu naturelle</usg>
          <def>Faculté&#160;naturelle dont le principe siège dans le foie pour les opérations de nutrition, dans les testicules pour les opérations de génération, et dont les facultés servantes (attraction, expulsion, digestion, rétention) existent dans toute partie corporelle.</def>
          <cit>
            <quote>Quant la fame ne sent nulle rigour ou fricon, et les purgacions lui laissent a venir, quant elles ont angoisses, abhomminacions, defaut de 
            <hi rend='mark'>vertu naturelle</hi>, ces signes vienent pour cause de impregnacion.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Martin de Saint-Gilles</author>, 
            <title>Amphorismes Ypocras</title>, 1362-1363, 87.</bibl>
            <quote>La 
            <hi rend='mark'>vertu naturele</hi>est celle qui gouverne le cors quant as operations de nature qui n'ont mestier de congnissance precedente, et pour ce est elle ainsy appelee. Et ceste vertus est commune a toute chose qui ha vie, combien qu'elle soit plus completement et plus noblement es hommes que es bestes et es bestes que es plantes.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Evrart de Conty [Aristote]</author>, 
            <title>Problemes</title>, ca 1380, I, 1, fol. 4v.</bibl>
            <quote>[En parlant du vin] Les .V. sens destourbe, la cervelle tourble, la
            <hi rend='mark'>vertu naturel</hi>enfoiblist, obliance engendre, apetit et talent de mangier enchache.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Jofroy de Waterford</author>, 
            <title>Secret des Secrets</title>, Diet., ca 1300, l. 860</bibl>
          </cit>
        </sense>
        <sense ana="MED. MED.">
          <usg>Vertu regitive</usg>
          <def>Faculté qui régit la bonne disposition du corps.</def>
          <cit>
            <quote>[...] si est que ainsi comme dit Galien ou comment, quant la 
            <hi rend='mark'>vertu regitive</hi>de tout le corps apperçoit aucun membre ou il a douleur, elle vient au lieu dolent, avec les esperilz et les humeurs, afin qu'elle deffende le membre.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Martin de Saint-Gilles</author>, 
            <title>Comment. Aphorismes Ypocras</title>, 1363, p. 133.</bibl>
            <quote>[...] par car telle incision la vertu du membre seroit hostee, et pourroit bien venir trop grant effusion de sang, dont la 
            <hi rend='mark'>vertu regitive</hi>de tout le corps seroit affoibliee.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Martin de Saint-Gilles</author>, 
            <title>Comment. Aphorismes Ypocras</title>, 1363, p. 193.</bibl>
            <quote>[...] et pour ce je dy que aulcune sueur est naturelle et celle qui est faicte par bonne 
            <hi rend='mark'>vertu regitive</hi>elle alegit tousjours et est bonne à souffrir.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Anon. [Bernard de Gordon]</author>, 
            <title>Pratique Fleur de lys</title>, ca 1470, I, 11.</bibl>
            <quote>[...] et come chaleur deffaille plus tost es extremités que au millieu, pour ce defaillent plus tost les cheveux pour la distance de chaleur et de 
            <hi rend='mark'>vertu regitive</hi>.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Anon. [Bernard de Gordon]</author>, 
            <title>Pratique Fleur de lys</title>, ca 1470, II, 1.</bibl>
            <quote>[...] et tel mouvement est appellé tousse et pour ce qui s'est fait de 
            <hi rend='mark'>vertu regitive</hi>qui expelle choses noxives et pour ce est il dit naturel ainsi que bonne crisis.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Anon. [Bernard de Gordon]</author>, 
            <title>Pratique Fleur de lys</title>, ca 1470, IV, 4.</bibl>
            <quote>Quartement note que mouvement de anhelit est fait en partie de vertu naturelle mouvant voluntairement et en partie de 
            <hi rend='mark'>vertu</hi>naturelle 
            <hi rend='mark'>regitive</hi>.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Anon. [Bernard de Gordon]</author>, 
            <title>Pratique Fleur de lys</title>, ca 1470, IV, 8.</bibl>
          </cit>
        </sense>
        <sense ana="MED. MED.">
          <usg>Vertu retentive</usg>
          <def>Faculté naturelle qui permet de retenir dans chaque partie corporelle ce qui lui est utile.</def>
          <cit>
            <quote>&gt;[...] Encontre simple flux vallent feves quites en vin aigre, a conforter la 
            <hi rend='mark'>vertu retentive</hi>.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Jofroy de Waterford</author>, 
            <title>Secret des Secrets</title>, Diet., ca 1300, CXVI.</bibl>
            <quote>[...] egestion collerike, qui vient por defaute de la 
            <hi rend='mark'>vertu retentive</hi>, restraint [...]</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Jofroy de Waterford</author>, 
            <title>Secret des Secrets</title>, Diet., ca 1300, CXVIII.</bibl>
            <quote>Les lacertes sont compostes de vils, dont les uns sont du lonc pour la vertu attrative qui y a vigour et force ; les autres du lé par les quiex la vertu expulsive a vigour et force ; les autres du travers par les quiex la 
            <hi rend='mark'>vertu retentive</hi>a vigour et est forte.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Anon. [Henri de Mondeville]</author>, 
            <title>Chirurgie</title>, 1314, Ch. 290, p. 85-86.</bibl>
            <quote>Ceste vertu nutritive parfait ses operations a l'ayde de quatre vertus, Et sont la vertus attractive, 
            <hi rend='mark'>retentive</hi>, digestive et expulsive. [...] la 
            <hi rend='mark'>[vertus] retentive</hi>le retient et fait arrester u membre; la digestive le digere et prepare tant qu'il sont convenables pour convertir en la substance du membre.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Evrart de Conty [Aristote]</author>, 
            <title>Problemes</title>, ca 1380, I, 1, fol. 5r.</bibl>
          </cit>
        </sense>
        <sense ana="MED. MED.">
          <usg>Vertu sensitive</usg>
          <gloss n="1">Voir aussi la fiche SENS pour la distinction entre sens externes (toucher, goût, ouïe, odorat, vue) et sens internes (vertus siégeant dans le cerveau telles que l'imagination, la vertu estimative, la mémoire, etc.). [L. Loviconi]</gloss>
          <def>Faculté se rapportant au sens externes ou internes du corps.</def>
          <cit>
            <quote>.5. causes sont pour quoi l'anathomie du chief est premièrement a veoir. La .1., car il est par desus les autres membres ; la .2., car il est en l'extrémité du cors ; la .3., car il est le plus digne, pour ce que la 
            <hi rend='mark'>vertu sensitive</hi>est en lui, la quel est voie a entendement, car il n'a rien en entendement qui ne soit avant en aucune manière en sens</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Anon. [Henri de Mondeville]</author>, 
            <title>Chirurgie</title>, 1314, chap. 128, p. 41.</bibl>
            <quote>Quiconques a douleur en aucune partie du corps [et] ne la sent, icelle gent leur 
            <hi rend='mark'>vertu sensitive</hi>est malade.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Martin de Saint-Gilles</author>, 
            <title>Amphorismes Ypocras</title>, 1362-1363, p. 58.</bibl>
            <quote>Dormir est une disposition en la quele les 
            <hi rend='mark'>vertus sensitives</hi>de l'ame, qui se traveillent en veillant, se retraient de lors operations et se reposent, et la vertu de vie et la vertu naturele d'autre part se remettent plus efforciement a oeuvre.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Evrart de Conty [Aristote]</author>, 
            <title>Problemes</title>, ca 1380.</bibl>
          </cit>
        </sense>
        <sense ana="MED. MED.">
          <usg>Vertu sequestrative</usg>
          <def>Faculté naturelle, plus spécifiquement possédée par certaines parties corporelles, pour retenir des superfluités (organe séquestrant la bile, rate séquestrant l’humeur mélancolique).</def>
          <cit>
            <quote>Timpanites, comme dit Bertuce, est engendree de male complection froide en l'estomac et au foye, empeschent de transmuer le boire et le mengier en bonnes humeurs, et les convertit en ventosités, laquelle, quant elle n'est pas deboutee par eructuation ou autrement, a cause des oppillations es voyes a ce deputees et ordonnees, ou par la debilitation de la 
            <hi rend='mark'>vertu</hi>expulsive ou 
            <hi rend='mark'>sequestrative</hi>et s'asemble entre le mirac et ciphat du ventre et fait ydropisie.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Anon. [Arnaud de Villeneuve]</author>, 
            <title>Regime santé du corps</title>, 1480, 10.</bibl>
          </cit>
        </sense>
        <sense ana="MED. MED.">
          <usg>Vertu tactive</usg>
          <def>Faculté se rapportant au sens du toucher.</def>
          <cit>
            <quote>[...] encores que difference est entre dormir innaturel et stupeur et congelacion et litargie, car en toutes ces choses la 
            <hi rend='mark'>vertu tactive</hi>et la motive est corrumpue.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Anon. [Bernard de Gordon]</author>, 
            <title>Pratique Fleur de lys</title>, ca 1470, II, 14.</bibl>
            <quote>La quinte raison regarde la composition des jambes et des hances, car les hanches sont charnues et les jambes non, ains sont maigres et plaines de os, pource donc que li membre plain de os ne sont pas si passible ne si tendre que li membre charnu. Et ausi n'ont il pas si bonne vertu sensitive, car la 
            <hi rend='mark'>vertu tactive</hi>selonc Aristote est fundee en la partie charnue [...]</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Evrart de Conty [Aristote]</author>, 
            <title>Problemes</title>, ca 1380, V, 26, fol. 129v.</bibl>
          </cit>
        </sense>
        <sense ana="MED. MED.">
          <usg>Vertu transgloutive</usg>
          <def>Faculté naturelle qui assure la déglutition.</def>
          <cit>
            <quote>Et pour ce, ce n'est pas merveille se la 
            <hi rend='mark'>vertu</hi>appetitive ou attractive ou desiderative ou 
            <hi rend='mark'>trangloutive</hi>deffault, ou pour chaleur ou pour froidure.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Anon. [Bernard de Gordon]</author>, 
            <title>Pratique Fleur de lys</title>, ca 1470, V, 2.</bibl>
          </cit>
        </sense>
        <sense ana="MED. MED.">
          <usg>Vertu unitive</usg>
          <def>Faculté qui assure l'unité, la cohésion au sein d'un membre corporel.</def>
          <cit>
            <quote>Car le foye [en ydropizie] seuffre premierement et principalement et aussi 
            <hi rend='mark'>vertu unitive</hi>erre en tout le corps, car le membre ne peult point bien estre consolidé parfaitement ne aussi estre ferme, ains est mol et moult enflé.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Anon. [Bernard de Gordon]</author>, 
            <title>Pratique Fleur de lys</title>, ca 1470, VI, 5.</bibl>
          </cit>
        </sense>
        <sense ana="MED. MED.">
          <usg>Vertu visive/visible</usg>
          <def>Faculté se rapportant au sens de la vue.</def>
          <cit>
            <quote>Oyl est membre consemblable ou official, compost, de complexion froide et seche, orgue de 
            <hi rend='mark'>vertu visible</hi>, par la quele est presentee au commun sens l'espoice de la chose visible.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Anon. [Henri de Mondeville]</author>, 
            <title>Chirurgie</title>, 1314, chap. 210, p. 60-61.</bibl>
            <quote>Et puis vient la tunique uvee et se la couleur naturelle est entre noir et verde pour fortifier la 
            <hi rend='mark'>vertu visive</hi>, touteffois aulcuneffois, elle est d'autre couleur.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Anon. [Bernard de Gordon]</author>, 
            <title>Pratique Fleur de lys</title>, ca 1470, III, 1.</bibl>
            <quote>Et poet on ymaginer que ceste figure se commence en l'oeil et que la 
            <hi rend='mark'>vertu visive</hi>selont ceste figure s'estent et envoye ses rais de l'oeil dusques a la chose visible pour comprendre de toutes pars ce qui s'en moustre a li [...].</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Evrart de Conty [Aristote]</author>, 
            <title>Problemes</title>, ca 1380, III, 9, fol. 86v.</bibl>
            <quote>Et pource en ont il fait et ordené une science qui est appelee perspective, qui traicte de ceste 
            <hi rend='mark'>vertu visive</hi>et des diverses manieres de veir et de pluseurs accidens esmerveillables qui en la veüe sourvienent, es quels choses ha consideration tres delitable.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Evrart de Conty [Aristote]</author>, 
            <title>Problemes</title>, ca 1380, III, 10, fol. 87v.</bibl>
          </cit>
        </sense>
        <sense ana="MED. MED.">
          <usg>Vertu vitale / de vie</usg>
          <gloss n="1">Selon la médecine médiévale, l’air qui parvient au poumon est ensuite apporté au cœur, où il contribue à produire l’esprit vital mis en mouvement dans le cadre du pouls artériel, de sorte que la respiration (et la phonation à laquelle elle contribue) est parfois rattachée à la vertu vitale. Toutefois la respiration est plus souvent considérée comme une opération naturelle et/ou dépendant de la vertu animale volontaire. [L. Loviconi]</gloss>
          <def>Faculté vitale, siégeant dans le coeur, assurant le maintien de la vie, le battement du coeur et des artères, régissant les émotions.</def>
          <cit>
            <quote>Quartement on peut dire que c'est maladie de tout, car elle corrumpt toutes vertus : et de vertu animale il appert car les lepreux ont ymaginacions et songes terribles et insensibilité es extremités ; de 
            <hi rend='mark'>vertu vitale</hi>il appert en la voix et en ce qu'ilz respirent mal ; de vertu naturelle, il appert de orde couleur et de regard terrible ; de vertu universelle, il appert en la destruction de tous les membres.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Anon. [Bernard de Gordon]</author>, 
            <title>Pratique Fleur de lys</title>, ca 1470, I, 21.</bibl>
            <quote>On troeuve dont u cors humain .3. vertus principauls, est asavoir la 
            <hi rend='mark'>vertu de vie</hi>qui, comme j'ay dit, ha son fondement u coer, la vertu animal qui ha son siege principal u chief quant a la manifestation de ses operations, et la vertu naturele qui est ausy principalment manifestee u foye.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Evrart de Conty [Aristote]</author>, 
            <title>Problemes</title>, ca 1380, I, 1, fol. 4v.</bibl>
            <quote>La 
            <hi rend='mark'>vertu de vie</hi>dont fait mouvoir le coer et les arteres pour envoiier les esperis et la chalour naturele a tous les membres, pour soubstenir et pour continuer la vie humaine.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Evrart de Conty [Aristote]</author>, 
            <title>Problemes</title>, ca 1380, I, 1, fol. 4v.</bibl>
          </cit>
        </sense>
        <sense ana="MED. MED.">
          <usg>Vertu volontaire</usg>
          <def>Faculté du mouvement volontaire.</def>
          <cit>
            <quote>Tremeur c'est diminucion de vertu motive, si comme stupeur est diminucion de vertu active. Ou tremeur c'est bataille continue de 
            <hi rend='mark'>vertu voluntaire</hi>mouvant le membre en haut et de 
            <hi rend='mark'>vertu voluntaire</hi>abaissant en bas.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Anon. [Bernard de Gordon]</author>, 
            <title>Pratique Fleur de lys</title>, ca 1470, II, 28.</bibl>
          </cit>
        </sense>
        <sense ana="MED. MED.">
          <usg>de vertu</usg>
          <def>Qui a une certaine vertu ou faculté en puissance, par laquelle l’agent détenteur de cette vertu peut agir sur un corps patient, sans toutefois que cette vertu ou faculté se manifeste en acte dans cet agent.</def>
          <cit>
            <quote>Ce que ciz livres dist que la quarte porsion du baing doit estre seche ne puet estre voirefiiés for en .II. manieres, ou que le baing soit seic sens eiwe que om apelle estuve, ou en autre maniere que nos apellons eiwe seiche 
            <hi rend='mark'>de vertu</hi>, par la nature d'erbes seiches qui sunt mises el baing...</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Jofroy de Waterford</author>, 
            <title>Secret des Secrets</title>, Diet., ca 1300, p. 229, CXXXVIII.</bibl>
          </cit>
        </sense>
        <sense ana="MED. MED.">
          <def>Force du patient et de ses parties corporelles.</def>
          <cit>
            <quote>Or vous estuet savoir, ançois ke nous vous aprenderons le cors à purgier, ces coses si com de conoistre le tans, le complexion et l’aage, le maniere du cors, le santé, le 
            <hi rend='mark'>vertu</hi>, et s’il est hom ou femme, et le païs.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Aldebrandin de Sienne</author>, 
            <title>Régime du corps</title>, 1256, 48.</bibl>
            <quote>[...] qui se fait sainnier, et mestier n’en a, il empire moult se nature et se complexion, et enviellist plus, et si fait venir ydropisie, et si taut l’appetit du mengier ; il afoiblist le 
            <hi rend='mark'>vertu</hi>du cuer, du foie, de l’estomach et de tot le cors, et fait devenir l’oume paralitike et apopletique.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Aldebrandin de Sienne</author>, 
            <title>Régime du corps</title>, 1256, 34.</bibl>
            <quote>Car por le baignier sont les voies aouvertes, si que li ewe porroit aler es principaus menbres du cors et metre le 
            <hi rend='mark'>vertu</hi>à nient [...]</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Aldebrandin de Sienne</author>, 
            <title>Régime du corps</title>, 1256, 26.</bibl>
            <quote>Car par deffaut de 
            <hi rend='mark'>vertu</hi>, absoluement, nous entendons deffaut de 
            <hi rend='mark'>vertu</hi>du cuer ; car quant elle deffaut, les autres defaillent.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Martin de Saint-Gilles</author>, 
            <title>Comment. Aphorismes Ypocras</title>, 1363, 141-142.</bibl>
            <quote>Et ausi au contraire, se li tans se mue non mie a disposition contraire a l'exces dont la maladie est causee, mais a samblable, tel mutation fait la maladie alongier et croistre, et destruit le 
            <hi rend='mark'>vertu</hi>du patient.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Evrart de Conty [Aristote]</author>, 
            <title>Problemes</title>, ca 1380, I, 1, fol. 10r.</bibl>
            <quote>Et obtalmie est une maniere de apostume chaude en la conjunctive de l'oeil; et ceste maladie avient plus souvent en ciauls qui ont les yeuls febles et qui sont a ce prepare, selonc Galien, car cil qui les ont fors et de bonne 
            <hi rend='mark'>vertu</hi>ne recoivent pas si legierement les superfluites reumatiques, ains les enchassent arriere d’auls.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Evrart de Conty [Aristote]</author>, 
            <title>Problemes</title>, ca 1380, I, 8, fol. 16v.</bibl>
            <quote>[...] car l’esperit visible qui vient par les nerf concavez et en passent trouve et rencontre les humeurs pres des tuniques, la ou ilz se espendent par dehors par quoy l’esperit visible pert son effort et 
            <hi rend='mark'>vertuz</hi>.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Anon. [Bienvenu Raffe]</author>, 
            <title>Compendil pour la douleur et maladie des yeux</title>, ms. BNF fr. 1327, XVe s., fol. 41r.</bibl>
            <quote>Mes quaunt la pieue mere est depecié, ces sunt les signes: il n’a point de 
            <hi rend='mark'>vertu</hi>ne vois, bocetes suelent lever en sa face tot au comencement, sanc e merde sout decore de ses oreilles e de ses narines, il est tot serrés, il a freit .iii. fois ou .iiii. le jor, e ce est certainement signe de mort.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Anon. [Roger de Salerne]</author>, 
            <title>Chirurgie 2</title>, XIIIe s., fol. 24vb-25ra.</bibl>
          </cit>
        </sense>
        <sense ana="MED. MED.">
          <usg>vertu generative</usg>
          <def>Faculté naturelle de génération, qui a siège dans le foie.&#160;</def>
          <cit>
            <quote>L'autre est la 
            <hi rend='mark'>vertu generative</hi>qui est ordenee pour le salut et pour la continuation de l'espece, comme il est ausy dit. Et ceste vertus comme l'autre se despent du foye, combien qu'elle ayt son membre propre et depute pour excercer le fait de generation, comme il fu ausi dit. Ceste 
            <hi rend='mark'>vertu generative</hi>ausi parfait son fait par .ij. vertus: l'une est appelee immutative qui aministre la matere de generation et le prepare et dispose convenablement selonc la necessite de cascun membre.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Evrart de Conty [Aristote]</author>, 
            <title>Problemes</title>, ca 1380, I, 1, fol. 5r.</bibl>
          </cit>
        </sense>
        <sense ana="MED. MED.">
          <def>Force, puissance, propriété bénéfique d'un remède.&#160;</def>
          <cit>
            <quote>A ce dont respont Aristotes et dit ainsy : c’est, dit il, pour ce que la 
            <hi rend='mark'>vertus</hi>des cathaplasmes est resolutive et qu’elle oeuvre les pores et fait evaporer la matere.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Evrart de Conty [Aristote]</author>, 
            <title>Problemes</title>, ca 1380, I, 30, fol. 33r.</bibl>
            <quote>Cautere potential est quant on y applique aucune medecine qui n’est mie realment ne presentement chaude ny esprise, mais elle ha ceste 
            <hi rend='mark'>vertu</hi>de cuire et de ardoir seulement en poissance de le faire quant elle est esmeue par la chalour du cors ou du membre ou elle est appliquie, si comme sont Cantarides, vitreol, vive chaus, arsenic sublime et tels choses pluseurs, et simples, et artificielement composees.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Evrart de Conty [Aristote]</author>, 
            <title>Problemes</title>, ca 1380, I, 31, fol. 34r.</bibl>
            <quote>Recette : [...] d’icelle mixtion tu mectras dedans les yeulx. Et saichez que ceste pouldre a les 
            <hi rend='mark'>vertuz</hi>belles et bonnes proprietés qui cy apres s’ensuivent.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Anon. [Bienvenu Raffe]</author>, 
            <title>Compendil pour la douleur et maladie des yeux</title>, ms. BNF fr. 1327, XVe s., fol. 54r.</bibl>
            <quote>Autre beivere: / De freine pernez la racine, / Kar ele ad en sei grant mescine: / Cuntre l’esplen ad gran 
            <hi rend='mark'>vertu</hi>/ En vin boille, le vin pus beu.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Anon.</author>, 
            <title>Novelle Cirurgerie</title>, ca 1250, fol. 67ra.</bibl>
          </cit>
        </sense>
        <sense ana="MED. MED.">
          <usg>vertu auditive</usg>
          <def>Faculté se rapportant au sens de l'ouïe.&#160;</def>
          <cit>
            <quote>Pour quoy nous devons savoir que le oreille est li instrumens de la vertu de oÿr, ausi que l’œil de la vertu de veir. [...] Et ne doie mie ausi estre oublié qu’il y ha .i. nerf que nature y envoye qui vient de la cervele [...]. Et briefment, tout ausi que en la cristalline est la vertu visive premierement situee et meue, tout ausi est la 
            <hi rend='mark'>vertu auditive</hi>premierement assise et esmeüe u nerf desus dit.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Evrart de Conty [Aristote]</author>, 
            <title>Problemes</title>, ca 1380, XXXII, prol., fol. 221v.</bibl>
            <quote>Pour quoy nous devons savoir que odour est ausi comme une fumee vaporeuse et soubtille qui se resolve et depart des choses odourables et se multeplie ainsi dusques a la vertu odorative, ou elle fait son impression et se presente a l'ame qu'elle esmoet selonc la propreté de sa nature, en la maniere que li sons esmoet la 
            <hi rend='mark'>vertu auditive</hi>, comme dit est devant.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Evrart de Conty [Aristote]</author>, 
            <title>Problemes</title>, ca 1380, XII, prol., fol. 230v.</bibl>
          </cit>
        </sense>
        <sense ana="MED. MED.">
          <usg>vertu odorative</usg>
          <def>Faculté se rapportant au sens de l'odorat.&#160;</def>
          <cit>
            <quote>Pour quoy nous devons savoir que odour est ausi comme une fumee vaporeuse et soubtille qui se resolve et depart des choses odourables et se multeplie ainsi dusques a la 
            <hi rend='mark'>vertu odorative</hi>, ou elle fait son impression et se presente a l'ame qu'elle esmoet selonc la propreté de sa nature [...].</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Evrart de Conty [Aristote]</author>, 
            <title>Problemes</title>, ca 1380, XII, prol., fol. 230v.</bibl>
          </cit>
        </sense>
        <sense ana="MED. MED.">
          <usg>en vertu</usg>
          <def>En puissance.</def>
          <cit>
            <quote>Aprés ce met Aristotes un autre enseignement, et dit que li paciens se doit tenir en son lit quoyement et tout vestu, a celle fin qu’il soit plus chaudement et que la chaleur naturele soit forte ançois que la fievre le prende, ausi que s’il wolsist dire que la chalour naturele sormontece la chalour de la fievre sourvenant 
            <hi rend='mark'>en vertu</hi>. Autrement, la chalour de la fievre le porroit bien vaintre et sormonter, car, dit il, s’il n’y ha grant fu en la lampe, li limeignons ne porroit ardoir, car li plus grans fus vaint le petit et le atrait a soy, et finablement l’estaint. Pour ceste cause dont, dit il, faut il disposer le pacient et ordener a ce qu’il ayt grant fu, c’est a dire grant chaleur naturele et forte, ançois que l’acesse de la fievre le sousprende, car lors elle vaintra le petit fu de la fievre et le atraira a soy.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Evrart de Conty [Aristote]</author>, 
            <title>Problemes</title>, ca 1380, I, 56, fol. 53r.</bibl>
            <quote>On porroit encor dire que, combien que la scamonee soit chaude 
            <hi rend='mark'>en vertu</hi>et de grant acuité, et que pource elle atraye la cole et esmoeuve, toutefoys elle descent legierement et encline les humours a descendre pour sa terrestrité et sa ponderosité.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Evrart de Conty [Aristote]</author>, 
            <title>Problemes</title>, ca 1380, I, 41, fol. 41r.</bibl>
            <quote>Et ausy sambl’il qu’il woeille dire que les lassitudes ou doleurs d’esté se doivent garir par inunctions principalment, et secondairement par baingns [...]. Li baingn ausy doivent estre chaut 
            <hi rend='mark'>en vertu</hi>ou par nature, comme li baingn sulphureus, ou par art, si comme par cuire y et adjouster aucunes herbes de chaude vertu et seche [...].</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Evrart de Conty [Aristote]</author>, 
            <title>Problemes</title>, ca 1380, I, 39, fol. 39r.</bibl>
          </cit>
        </sense>
        <sense ana="MED. PHARM.">
          <usg>vertu dissolutive</usg>
          <def>Faculté à dissoudre les humeurs néfastes, propres à causer ou entretenir une maladie.&#160;</def>
          <cit>
            <quote>Aprés ce dont secondement assigne Aristotes la vraye cause de ceste chose et dit ainsi que c'est pource que li ail entre les choses qui ont forte odeur et agüe avoec ce qu'il ont 
            <hi rend='mark'>vertu dissolutive</hi>sont ausi de lor nature diuretique et provocatif de orine.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Evrart de Conty [Aristote]</author>, 
            <title>Problemes</title>, ca 1380, XIII, 6, fol. 237r.</bibl>
          </cit>
        </sense>
        <sense ana="MED. MED.">
          <usg>vertu intellective</usg>
          <gloss n="1">Le sens de "vertu intellective" en médecine est à distinguer du sens de l'expression en physique (voir plus loin dans la fiche), où elle réfère à une faculté ou puissance incorporelle. Voir aussi les fiches RAISON, IMAGINATION, et VERTU ESTIMATIVE. [L. Loviconi]</gloss>
          <def>Faculté rationnelle et/ou judicative, qui est siégée dans le cerveau ou le coeur.&#160;</def>
          <cit>
            <quote>Et pource, quant la chaleur est forte et bonne es parties ou la 
            <hi rend='mark'>vertus intellective</hi>ha son siege principalment, c’est a dire en la cervele ou u coer selonc Aristote, comme il avient quant il ont bien beu et largement, si qu’il sont prés d’estre yvre, li vins les fait estre de bon coraige et de bonne esperance et volentieus de ouvrer et de trop mieus entendre a lor besongne.</quote>
            <bibl n="0">
            <author>Evrart de Conty [Aristote]</author>, 
            <title>Problemes</title>, ca 1380, XXX, 1, fol. 179r.</bibl>
          </cit>
        </sense>
        <sense ana="Sciences_Nat. BOT.">
          <usg>Vertu végétative</usg>
          <gloss n="1">La présentation de l'auteur du 
          <hi rend='italic'>Placides et Timéo</hi>ne paraît pas parfaitement conforme aux concepts aristotéliciens dans lesquels la vertu végétative aurait un sens très large recouvrant la nutrition, la croissance et la reproduction de la plante. En effet, dans le passage cité, l'auteur ne retient que l'aspect attractif de la nutrition (c'est-à-dire la capacité pour une plante d'attirer sa nourriture) et ensuite&#160;l'opération de digestion n'est que sous-entendue et comprise dans un propos qui semble dépasser cette stricte notion de digestion, car l'accent est mis, non plus sur des questions de nutrition, mais sur le phénomène de croissance de la plante. [F. Vigneron]</gloss>
          <def>Faculté naturelle pour une plante de&#160;former ses parties et de croître.</def>
          <cit>
            <quote>[...] les ames qu’il [les arbres] ont n’ont que deux poestés et deux vretus, ce est tout un. L’unne de ces vretus si est abstraitive et l’autre 
            <hi rend='mark'>vegetative</hi>; abstrative, car icelle a si atrait le seve et les humeurs de l’iaue et de le terre et de l’air, dont l’abre est nourris. Et icelle meisme ame s’efforce par euvre naturelle de jeter hors teles humeurs que elle atrait, en fleurs et en feulles, en fruit et en croissance de l’abre, autressi comme autres ames s’efforcent de tout leur pouoir de faire croistre leur corps; et ces deux poestés ont les abres et les herbes.</quote>
            <bibl n="0">Anon., Placides et Timeo 1, fin XIIIe s., p. 72-73, § 173-174.</bibl>
          </cit>
        </sense>
      </entry>
    </body>
  </text>
</TEI>