ATEMPRER

var ATREMPER

var ATTEMPRER

ATEMPRER Sciences de la nature - Physique

verbe trans.

Etym FEW XIII-1 173b: temperare

Présenter un bon équilibre des qualités* ou bien les qualités* réputées les meilleures pour la naissance et le maintien de la vie.

Notes

  • Note encyclopédique voix passive

Citations

  • […] car le lieu de la generacion doit avoir proporcion ad ce qui est engendré, aussi comme il est gardé en lieu proporcionnel, autrement ne pourroient les choses estre engendrees ne gardees ; le poisson ne pourroit estre nourri ne engendré en l’air, combien qu’il soit plusatrempéque l’eaue et aussi ne seroit l’omme en l’eaue ; et la cause si est que l’air n’est pas le lieu proporcionnel aux poissons, ne l’eaue a l’omme.
    Martin de Saint-Gilles, Comment. Aphorismes Ypocras, 1363, p. 128.

ATEMPRER Médecine - Médecine

verbe trans.

Etym FEW XIII-1 173b: temperare

Faire diminuer la quantité d'humeurs* grâce à différents soins, afin de retrouver une complexion* équilibrée (au regard de la nature d'un patient et de l'influence des non-naturels*) et de préserver la santé de ce patient.

Citations

  • Et se doit on haster de purgier, et de sainnier, et deatemprerles humeurs, car c’est li saisons de l’an [sietembre] plus maladive […].
    Aldebrandin de Sienne, Régime du corps, 1256, p. 64.
  • Pource dont que le hu-mour melancolique est plus grosse et plus froide que les autres humours, pource fait elle plus longue maladie par soy que quant elle est mellee avoec les autres humours, qui aucunementatemprentsa grosseur et sa froidure. Et pource au contraire ausi que la cole naturele est plus chaude et plus soubtille que les autres humours ne sont, pource fait elle plus brief maladie par soi que quant elle est mellee avoec les autres, et pource est la tierchaine vraye, qui se fait de cole seulement, plus brief que la tierchaine non vraye, qui se fait de cole mellee avoec les autres humours, comme dit est.
    Evrart de Conty [Aristote], Problemes, ca 1380, I, 57, fol. 56r.

ATEMPRER Médecine - Médecine

verbe trans.

Etym FEW XIII-1 173b: temperare

Faire diminuer la quantité de matière* d'un apostume*, à l'aide de traitements appropriés.

Citations

  • [contre noli me tangere]Atempredonc la matere o oxisacre et la purge o colagoge que tu mundefies les humeurs qui sunt apparelliés a bruller, au tierc jour fai estuves de froides herbes et done triacle o vin et eve de la decoction de linaire.
    Jehan de Prouville [abbé Poutrel], Chirurgie, ca 1300, fol. 29v.
  • [à propos de la crance] et est faite a la feie de cause dedens, a la feie de cause dehors. Dedens si comme d’umeurs corrompues envoiies a aucun membre. Defors si comme de plaie malvaisement curee et si est a la fie novele, a la fie vies et selonc çou la cure se diverse, car on le doit curer au commencement par froides coses etatempreren la fin par caudes coses et se crance est vies et il est es membres nerveus et ossus si cum es cuisses par dedens, il ne puet estre curés.
    Jehan de Prouville [abbé Poutrel], Chirurgie, ca 1300, fol. 33r-33v.

ATEMPRER Médecine - Médecine

verbe trans.

Etym FEW XIII-1 173b: temperare

Associer un mélange épais ou un ingrédient solide (notamment en poudre) à un élément liquide, pour préparer un traitement.

Citations

  • Item. Fai emplastre de sandres blans et rouges et roses pourre et camphore etatempred’oile rosat ou de crete non pas salee et .1. poi de vin aigre, doune cascun matin sirot aceuteus, doune de semence de citrules et aloisne ou .IX. jours aprés l’usage du sirot l’ourine devenra espesse, purge o la decoction des semences de citrules, de caourdier, de cucumeres, violaire, prunes de breges, capiller, cuis en eve et i met .11. onces cassiafistre, tamarinde, une once de manne, .1. once mirabole citrin, une once cole ; s’il n’est curé issi, doune li au tierc jour ou au quart reubarbe apareillie en tel maniere : reubarbe drames .1111., pourre,atempreen eve froide simple par une nuit, doune au matin ceste couleure o syrot violat.
    Jehan de Prouville [abbé Poutrel], Chirurgie, ca 1300, fol. 64v-65r.

ATEMPRER Médecine - Médecine

verbe trans.

Etym FEW XIII-1 173b: temperare

Faire diminuer le degré de chaleur occasionné par le mouvement, en parlant de la froidure* d'un membre* ou d'une humeur* du corps.

Citations

  • L’autre humeur albugine qui par devant l’enclot et avironne comme dit est, fu ordenee ausi principalment pour recevoir ses superfluités, et pource fu elle mise devant li comme dit Avicennes, pour .2. causes. L’une pource qu’elle fust au contraire de la vitrine humeur qui le nourrit [...]. L’autre seconde cause pource qu’elle fust ausi comme uns escus qui deffendist la cristalline des choses de dehors [...]. Et ausi poet on dire tiercement que ce fu afin qu’elleatemprastpar sa froidure la chaleur qu’elle aquiere par son fort mouvement.
    Evrart de Conty [Aristote], Problemes, ca 1380, XXXI, 2, fol. 202r.

ATEMPRER Sciences de la nature - Physique

verbe trans.

Etym FEW XIII-1 173b: temperare

Modérer les qualités d'un élément, en particulier en le mélangeant avec son contraire.

Citations

  • Le caleur et le froideur sont contraires, mais pour atremper l'un l'autre mist no createur, entre l'un et l'autre, l'unne et l'autre, des contraires entremelleement autres contraires. Et pour ces contraires atremper entremella l'un en l'autre, pour attremper de l'un l'autre.
    Anon., Placides et Timeo 1, fin XIIIe s, 116-117, p. 49.

ATEMPRER Médecine - Pharmacopée

verbe trans.

Etym FEW XIII-1 173b: temperare

Faire diminuer le degré de chaleur du corps, en cas de fièvre, en parlant de préparations médicinales ou de soins médicaux, notamment d'application d'emplâtres.

Citations

  • Ensement il dit que pourcelaine triblee et emplastree sus l'estomac oste chaleur de fievre et attempre plus que nulle autre chose.
    Jean Pitard, Réceptaire, ca 1300, fol.14ra.

ATEMPRER Médecine - Pharmacopée

verbe trans.

Etym FEW XIII-1 173b: temperare

Régler, adapter le degré de chaleur du feu pendant la coction d'un médicament.

Notes

  • Note encyclopédique voix passive

Citations

  • Et puis mettés cele decoction sus le feu en une paielle et soit cel feu attempré et quant elle commencera a boulir [...].
    Jean Pitard, Réceptaire, ca 1300, fol.7vb.