ANIMÉ

ANIMÉ Sciences de la nature - Physique

adj.

Etym FEW XXIV 594a: animare

Qui est pourvu d’âme*.

Notes

Citations

  • Aussi sont les creatures vivans dedens les elemens et des .IIII. elemenz prendent toutes les coses vivans substentacions, en soubstanceanimeeet corporee et sans ame, par l’ordenance du createur, qui les ames y met et nouirrissement, car le createur cree les ames avec les oevres de nature...
    Anon., Placides et Timeo, fin XIIIe s., p. 22.
  • Je vous di que les coses corporeles ce sont celles qui ont corps. De ceste les unes ont corpsanimés, c'est à dire ont ames ; les autres si ont corps sans ames.
    Anon., Placides et Timeo, fin XIIIe s., p. 29.
  • – Maistres, ce dist Placides, pour Dieu, qui m’avés dit que les uns corps sont animés et les autres non, c’est a dire qui ont ames, dites moy se les elemens qui sont corporeux sont animés ou non.
    Anon., Placides et Timeo 1, fin XIIIe s., p. 43, § 103.
  • Ce set cascuns que li vens abat les feulles a l’entree d’iver et le froidur les cuist et affloibie, dont est il cose certaine que toute cose animee naist a angoisse et a angoisse fenist en ce monde.
    Anon., Placides et Timeo 1, fin XIIIe s., p. 170, § 356.

ANIMÉ Médecine - Médecine

adj.

Etym FEW XXIV 594a: animare

Qui a un rapport avec l’âme*, en parlant des membres nobles du corps, en particulier du cerveau.

Notes

  • syn ANIMAL

  • Note encyclopédique En anatomie médiévale, lesmembres noblesdésignent les organes humains principaux, sièges de la vie, comme le cerveau, le coeur, le foie. [M. Goyens]

Citations

  • Or est il ainsi que, a oster tel vaspeur et telle fumee corrupte [qui cause la suffocation de la matrice], la sternutacion est aidable ; premierement, elle esveille la vertu expulsive de la marriz ; secondement car les membres espirituelz, c’est a dire le cuer et et ceulx d’environ, et les membresanimésou de l’ame, c’est a dire le cervel et ceulx du chief, sont esmeuz par telle sternutacion, au mouvement desquelz les lacertes sont esmeuz, auquel mouvement la marriz est expressee et estrainte ;
    Martin de Saint-Gilles, Amphorismes Ypocras, 1362-1363, p. 112.