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CERF Sciences de la nature - Zoologie

nom masc.

Etym FEW II 613b : cervus

Grand animal sauvage ruminant avec des ongles* fendus, pourvu de cornes dures et lourdes qui subissent une mue annuelle, vivant en troupeaux dans la forêt et susceptible de vivre très longtemps.

Notes

  • Note encyclopédique Taxinomie moderne : Cervus Elaphus L. (Famille : Cervidae).

Citations

  • Por ce vit lecerflonguement, selonc ce que Alixandres esprova quant [il] fist prendre mainzcers, et lor fist metre a chascun un cercle d’or ou d’argent en son col, qui puis furent trovés en bone vie après plus de .c. anz.
    Brunetto Latini, Tresor, 1268, I, 183, p. 300-302.
  • Phisiologes dist : "Si comme lichersdesire as fontaines corre, altresi desire m'ame a toi, Dex ; et por ce le dist que licersaime et desire les fontaines.
    Pierre Beauvais, Bestiaire, 3e quart du XIIIe s., av. 1268, 55, p. 212.

CERF Agriculture - Agronomie

nom masc.

Etym FEW II 613b : cervus

Cet animal en tant qu'il est chassé pour être mangé et en tant qu'il est nourri et retenu d'une part, dans les jardins des grands seigneurs, pour l'agrément et d'autre part, dans les garennes visant un profit (sa chair étant une nourriture pour l'homme et sa peau et son cuir pouvant être utilisés).

Citations

  • Il y aura aussi [dans les jardins des grands seigneurs] lievres, connins,cerfs, chevreulx et telles bestes sauvaiges qui ne sont pas de proie.
    Anon. [Pietro de' Crescenzi], Livre des prouffitz champestres et ruraulx, 10227, 1373, VIII, chap. 3, fol. 198r.

CERF Médecine - Diététique

nom masc.

Etym FEW II 613b : cervus

Cet animal dont la chair est consommée pour se prémunir des fièvres* ou au contraire, évitée car elle est indigeste et nocive.

Citations

  • Cerfest une beste sauvaige de quoi les anciens dient que il n’eschaufe de fievre en nul des jors de sa vie ; et por ce sont aucunes genz qui manjuent de sa char chascun jor devant disner, et sont asseur de fevre tant come il vivent ; et certes il vaut a ce se il fust tuez de un cop sens plus. Neis en son cuer a un os qui mout vaut por medicine, selonc ce que les fisiciens tesmoignent.
    Brunetto Latini, Tresor, 1268, I, 183, p. 300.
  • Cerfest aussi beste toute commune, dont la char est grosse et mauvaise a digerer et engendre mauvaiz sang et humeur melancolique.
    Olivier de la Haye, Poème sur la grande peste, 1426, p. 187.

CERF Médecine - Pharmacopée

nom masc.

Etym FEW II 613b : cervus

Cet animal dont les organes ou parties du corps sont utilisées dans des préparations médicinales.

Notes

  • Note encyclopédique Les organes du cerf utilisés en pharmacopée sont l'aorte, la graisse et la corne. Cette dernière, réduite en poudre, fournissait entre autres un remède contre les douleurs dentaires, les règles abondantes et les vers intestinaux.

Citations

  • Prenez la graisse doucerfe miez e farine d’orge e yerre e triblez tout ensamble puis si raez le chief au malade […] Si li metez sor le chief si chaut que il le pora soffrir. E soit illocques tant qu’il soit gariz.
    Anon. [Pseudo-Hippocrate], Lettre d'Hippocrate 1, ms. 693, 1240-1250, fol. 76r-77v.
  • Se la femme a trop de flours. Prennez de ses chevoux et les liez entor .I. vert arbre quel que vos plaist et prenez la corne doucerfet l’ardez en poudre. Si li donez a boivre en vin. Si garra et estanchera.
    Anon. [Pseudo-Hippocrate], Lettre d'Hippocrate 1, ms. 693, 1240-1250, fol. 84r-84v.
  • Prendés .i. once de corne decierfarse, et semence de tamaris, de cyperi, et roses, et pinkenart, de cascun autant, et salse gemme .i. quart de .i. once, et en faites poure deliee et le metés en .i. drapel, et en frotés les dens, et apriès les lavés en boin vin caut ; ceste poure garde moult et conforte les dens et les gencives.
    Aldebrandin de Sienne, Régime du corps, 1256, p. 96.
  • Os de cuer decerfest froiz et ses. L'en le troeve en la senestre partie del cuer decerf.
    Anon. [Matthaeus Platearius], Livre des simples medecines, 2nde moitié du XIIIe s., p. 146.
  • Sachiés que pourre de corne dechierfvaut mult contre crance, char ele restraint.
    Jehan de Prouville [abbé Poutrel], Chirurgie, ca 1300, fol. 35r.
  • La maniere de confire est tele : mettés vostre oile et vostre suif decerfsus lent feu tant que le suif soit bien fondu et puis si mettés les poudres […].
    Jean Pitard, Réceptaire, ca 1300, fol. 3ra.
  • A ce vaut moult la poudre de corne decerfarse et de mastic et de pois arse et d'encens, c'est chose certaine et esprouvee et vaut pour le siege et pour la marris.
    Jean Pitard, Réceptaire, ca 1300, fol. 16ra.
  • Been qui est comme l'os du cuer d'uncherfet vient d'outre mer.
    Anon. [Guido Parato], Regime de santé, 1459, fol. 20v.