CALÉFACTION

CALÉFACTION Sciences de la nature - Physique

nom fém.

Etym FEW II 1 80b : calefactio

Augmentation de la chaleur naturelle par un choc accompagné d'un frottement.

Citations

  • Puisque [confrication] non-mise, chaleur n'est pas faite en mouvement, et [confrication] mise, chaleur est faite, et se [confrication] crest, chaleur crest et quant [confrication]appetice,calefactionou generation de chaleur appetice, l'en peut conclure que telle confrication violente est cause de chaleur.
    Nicole Oresme [Aristote], Livre du ciel et du monde, 1377, II, 15, p. 438.

CALÉFACTION Médecine - Médecine

nom fém.

Etym FEW II 1 80b : calefactio

 Action de chauffer les humeurs*, en parlant d'un remède.

Notes

  • Note encyclopédique Texte encyclopédique

Citations

  • Callefacion de choses aromatiques met hors les choses femenines ; telle callefacion fust proffitable a moult d'autres choses, s'elle ne fesist grief a la teste.
    Martin de Saint-Gilles, Amphorismes Ypocras, 1362-1363, p. 83.

CALÉFACTION Médecine - Médecine

nom fém.

Etym FEW II 1 80b : calefactio

Fait d'être chauffé par l'effet d'une maladie, ou par un remède, en parlant des humeurs*.

Notes

  • Note encyclopédique Texte encyclopédique

Citations

  • Et la cause si est car telle callefacion asubtille le groz sang et si euvre de la marris et des autres voyes par ou telles superfluitez doivent venir.
    Martin de Saint-Gilles, Comment. Aphorismes Ypocras, 1363, p. 107.
  • ...car secalefactiondes esperis cesse subjectivement non pas pour ce cessera l'eschauffement des choses solides et des humeurs et ainsi il appert que les autres fievres peuent ensuivir effimere, mais effimere ne peut ensuyvir les aultres.
    Anon. [Bernard de Gordon], Pratique Fleur de lys, ca 1470, I, 1.
  • ...aulcuneffois se transmue a ptisique, dequoy le signe c'estcallefactionplus grande aprés menger que devant. Aulcuneffois elle est envoyee au cervel : le signe c'est frenesie et alienacion ; aulcuneffois va es nerfz, le signe c'est spasme ; toutes ces delegacions sont tresmauvaises.
    Anon. [Bernard de Gordon], Pratique Fleur de lys, ca 1470, IV, 9.