CANTHARIDE

CANTHARIDE Sciences de la nature - Zoologie

nom fém.

Etym FEW II 1 225b : cantharis

Ver* volant de couleur verte aux reflets dorés qui vit en haut des frênes et des aulnes et se développe par génération spontanée à partir de la putréfaction des feuilles.

Notes

  • var CANTARIDE

    Note encyclopédique Les sources de cette définition sont : Vincent de Beauvais,Speculum naturale, éd. de Douai, 1624, livre XX, chap.122, col.1530 et Albert le Grand,De Animalibus, XXVI, 13, p.1585. La cantharide est classée dans ces encyclopédies parmi lesvermes. En effet, comme la plupart des insectes au sens moderne, la cantharide est un ver au sens médiéval. Taxinomie moderne : Lytta vesicatoria, L. Famille : Meloidae. [Cécile Rochelois]

Citations

  • Les autres sont faites de bestes qui de leur complexion naturele sont venimeuse(s) et ne mie par accident, et toutes les lesions de toutes icestes, ou soient apaisies ou aguillonnees, sont naturelment envenimees, toutevoies les unes plus, si comme de serpent tyri et semblables, les autres mains, si comme vespes, mouche a miel,cantarideset semblables, et toutes icestes plus ou temps ou quel eles sont escommeues a ire et ou temps qu'eles chauchent ou (sont) en chalour.
    Anon. [Henri de Mondeville], Chirurgie, 1314, chap. 1704, p. 98.

CANTHARIDE Médecine - Pharmacopée

nom fém.

Etym FEW II 1 225b : cantharis

Poudre faite à base du corps desséché de la bête* appelée du même nom, utilisée dans des préparations médicales.

Notes

  • Note encyclopédique La nuit, on rassemblait les cantharides, les plongeait dans du vinaigre et les conservait dans du vin. On appliquait la substance faite à base de la poudre de cantharides sur un membre malade, surtout ulcéreux (cf. C.Hünemörder, 'Cantharides', inLexikon des Mittelalters, 10 vols (Stuttgart: Metzler, [1977]-1999), vol. 2, cols 1457-1458, in Brepolis Medieval Encyclopaedias - Lexikon des Mittelalters Online).

Citations

  • Cautere potential est quant on y applique aucune medecine qui [...] ha ceste vertu de cuire et de ardoir seulement en poissance de le faire quant elle est esmeüe par la chalour du cors ou du membre ou elle est appliquie, si comme sontCantarides, vitreol, vive chaus, arsenic sublimé et tels choses pluseurs [...]
    Evrart de Conty [Aristote], Problemes, ca 1380, I, 31, fol. 34r.
  • Les medicines rompantez qui ne font pas escarre mais vescies sontcantaridesmeslez avec levain.
    Nicolas Panis [Guy de Chauliac], Chirurgie, ca 1450, tr. VII, doct. 1, chap. 3.
  • Il i a cuiçon a neu et cuiçon a soion ; on fait orendroit les cuiscons en tel maniere : quant on a brullé u rompu la char decantarideset .1. poi de vin aigre u autre cose, on met sus lart jusques a .11. jours, aprés .1. pois u un petit loissiel de fil escru u de canvre, car il ronge mieus que pois, et sus le pois et sus le loissiel mece on .1. petit de dur cuir qui le face entrer dedens et quant il est ens, meche on .1. drapiel de lin sus et aprés feulle d’ierre et aprés ce li oevre et le remue .11. fois le jour.
    Jehan de Prouville [abbé Poutrel], Chirurgie, ca 1300, fol. 3r.
  • Se cuirs est trop durs et quant l’apostumes sera meurs, se li cuirs est trop durs, fai emplastre decantarideset de levain et met sus l’apostume. Cest emplastre enclos en escaille de nois u de noisetes u d’escaille de glant et il rompera le cuir dedens et dehors de legier.
    Jehan de Prouville [abbé Poutrel], Chirurgie, ca 1300, fol. 21r.
  • Rutoires fait decantaridesmis desus le menton vaut a çou. [contre bleuetés de quasseure de caup ou de cheure.
    Jehan de Prouville [abbé Poutrel], Chirurgie, ca 1300, fol. 47r.