BOURRACHE

BOURRACHE Sciences de la nature - Botanique

nom fém.

Etym FEW I 442a : borrago

Herbe* à tige et aux feuilles recouvertes de poils courts et aux fleurs violettes ou bleuâtres, bourrache.

Notes

  • var BOURROCHE

    var BORRASCHE

    var BORRACE

    var BOURRACE

    var BOURACHE

    var BORRACHE

    var BOURRAICHE

    nomen BORRAGO

  • Note encyclopédique Taxinomie moderne: Borago officinalis L. (famille: Boraginaceae). [F. Vigneron]

    Note encyclopédique La forme bourrache vient d'une forme latinisée borago, -inis de l'arabe vulgaire bū 'araq de l'arabe classique abū 'araq, qui a pour glose "pater sudoris". D'après Raja Tazi, Arabismen im Deutschen : lexikalische Transferenzen vom Arabischen ins Deutsche, Volume 47 de Studia linguistica Germanica, De Gruyter, 1998, pp. 95-96. (FPicard et ASanchez)

Citations

  • Bourrocheest une herbe toute commune et cogneue et est de chaulde et moïste nature trempeement et engendre bon sang, dont fait un homme joyeux et sain.
    Olivier de la Haye, Poème sur la grande peste, 1426, p. 180.
  • Borrago est une herbe assez commune qui a les fueilles aspres, et l'appelle l'enbourraiche.
    Anon., Grant herbier (Secrets de Salerne), XVe s., p. 43.
  • Borrachesest chaude et moistes el mileu dou premier degré. C'est une herbe, et est assez commune.
    Anon. [Matthaeus Platearius], Livre des simples medecines, 2nde moitié du XIIIe s., p. 29.

BOURRACHE Sciences de la nature - Zoologie

nom fém.

Etym FEW I 442a : borrago

Cette herbe*, en tant qu'elle agit sur la nature du lait des bêtes qui la mangent.

Citations

  • il sont bestes qui se norrissent d’erbes froides et moistes, si com sontborraces, laitues, betes et autre maniere de leuns, et li lais qu’eles portent si est eweus et soutiex.
    Aldebrandin de Sienne, Régime du corps, 1256, p. 183.

BOURRACHE Médecine - Pharmacopée

nom fém.

Etym FEW I 442a : borrago

Cette herbe*, en tant qu'elle est utilisée pour ses vertus médicinales.

Notes

  • var BORRACHE

    var BOURRACE

  • Note encyclopédique Aldebrandin de Sienne est le seul à préciser ce qui est utilisé dans la plante, fleurs et suc. [I. Vedrenne-Fajolles]

Citations

  • E o le jus de laborracheReseit au mau do cuer donné E au sanglot dou cuer geté.
    Anon. [Macer], Herbier, ms. Princeton U.L. Garrett 131, ca 1250, fol. 13ra.
  • Un poi est chaude laborrasche, Bon sanc engendre e le mal chace.
    Anon. [Macer], Herbier, ms. Princeton U.L. Garrett 131, ca 1250, fol. 23vb.
  • Mais du premier, si com du sanc, nous vous avons dit comment on le doit purgier si com par sainnie et par medecine, si com de casse fistule, mauve, violat, fleurs debourraces[…].
    Aldebrandin de Sienne, Régime du corps, 1256, p. 46.
  • et couvient ke on usece coses moles si com sont brouwet de poucins, d’uès mols, de joutes debouraches, d’esraces et de bietes, car, si com dist Ypocras, ki vieut le cors purgier, si le couvient amolir avant.
    Aldebrandin de Sienne, Régime du corps, 1256, p. 50-51.
  • Item. Se tu oins souvent de sanc de lievre caut, tu osteras toute morphee et se tu mes aussi dessus jus spatule fetide, tiegne soi de toutes viandes convertissables si cum sont porees fors que debourraces.
    Jehan de Prouville [abbé Poutrel], Chirurgie, ca 1300, fol. 52r.

BOURRACHE (bourrache sauvage) Sciences de la nature - Botanique

nom fém.

Etym FEW I 442a : borrago

Herbe* à tige et aux feuilles recouvertes de poils courts et aux fleurs violettes ou bleuâtres, buglosse.

Notes

  • var BOURROCHE

    var BORRAICHE

    syn LANGUE DE BŒUF

    syn BUGLOSSE

  • Note encyclopédique Taxinomie moderne: Anchusa officinalis L. (famille: Boraginaceae). [F. Vigneron]

Citations

  • Buglosse[...] Aucuns l'apellentborraiche sauvaige. Ceste herbe, dite langue de beuf.
    Anon., Grant herbier (Secrets de Salerne), XVe s., p. 45.
  • Bugloxe est nomme [lire: nommé (YS)] des acteursbourroche sauvage, et est une herbe rude o longues fueilles velues dessoubz et maillies de noir dessuz, et est de chaulde et moiste nature, sans aucun excez et engendre bonnes humeurs et resjouit et conforte le cuer.
    Olivier de la Haye, Poème sur la grande peste, 1426, p. 181.