BALAUSTE

BALAUSTE Sciences de la nature - Botanique

nom fém.

Etym FEW : Ø Emprunt au lat. balaustium, lui-même emprunté au gr. β α λ α υ ́ σ τ ι ο ν (v. André Botanique, p. 50.)

Fleur du grenadier, considérée comme froide* et sèche*.

Notes

  • var BALAUSTIE

    var BALAUTIE

    var BALAUSTRE

    syn BALAUSTIA

    Note encyclopédique Punica granatum L., Punicacées.

Citations

  • Balaustesest froide et seiche ou segunt degré.
    Anon. [Matthaeus Platearius], Livre des simples medecines, 2nde moitié du XIIIe s., p. 29.
  • La flor de cest fruit [il s'agit de la grenade] claime
    Anon. [Matthaeus Platearius], Livre des simples medecines, 2nde moitié du XIIIe s., p. 123.
  • La fleur qui chiet du pommier de grante est appelleebalaustreet est gardee pour medicine par tout yver en sa vertu, si comme dit Diascorides.
    Jean Corbechon [Barthélemy l’Anglais], Proprietés de choses, 1372, XVII, 21, fol. 248.

BALAUSTE Médecine - Pharmacopée

nom fém.

Etym FEW : Ø Emprunt au lat. balaustium, lui-même emprunté au gr. β α λ α υ ́ σ τ ι ο ν (v. André Botanique, p. 50.)

Cette fleur en tant qu'elle possède des vertus desséchantes, notamment celle d'arrêter des flux de sang.

Notes

  • var BALAUSTIE

    var BALAUTIE

    nomen BALAUSTIA

    Note encyclopédique Punica granatum L., Punicacées.

Citations

  • A la foiz avient que la luete aloigne et emfle. A ce metras tu poudres desiccatives et gargarismes. Met i primes ceste poudre. Pren gales,balauste, poivre, canele, peretre, staphisagrie et si en fai poudre, si la met sus a .i. fer cavé.
    Anon. [Roger de Salerne], Chirurgie 1, Sloane 1977, XIIIe s., fol. 31ra.
  • Pren racines de vismalve, et semence de lin,balauste, mellilote, et sansuce, et flors de violetes et de camomille, de toutes ana une partie; et broie, et confit avec aigue de salz, ou aigue douce, ou avec vin, selonc la chalor du membre, et son repos.
    Anon. [Albucasis], Cyrurgie, ca 1250, fol. 66vb.
  • Et s’il avient menisons de sanc […] et puet boire de cest syrop qui soit fais debalaustes, d’escorce de poumes guernates, de cachie, de jus de plantain, d’ewe de pluie et de citre. Encore puet on user dyacodion et atanesie.
    Aldebrandin de Sienne, Régime du corps, 1256, p. 55.
  • Apriès, por les gencives ki volentiers sainnent, et por les dens blanchir, et por faire boinne alainne, prendés galia muscate, spume marine, sel rosti, corne de chierf arse, de cascun .iiii. drames, et alun, et nitre, et pume gernate, gale,balautie, de cascun .ii. drames, et podien, spic, cost, linaloes, cardamonde, cascun .i. drame, et en faites poure deliee et en frotés les dens.
    Aldebrandin de Sienne, Régime du corps, 1256, p. 96-97.
  • La laveure au propos puet estre faite de eaue de decoction de roses, de antere, d'orge et debalaustes, de psidies, du queil alun que il te plera, de lentilles, de fuilles de nefflier, de perier, de plantain, d'aucunes d'icés choses ou de toutes ensemble et d'autres qui ont la vertu semblable.
    Anon. [Henri de Mondeville], Chirurgie, 1314, chap. 1560, p. 64.
  • Les medecines generatives de char sont atemprees en chaleur et en froidure, mais elles sont seches u premier degré, si comme encens. Les medecines consolidatives doivent estre plus seches que les generatives de char, si comme sanc de dragon. Les cicatrisatives ausy doivent estre plus seches que les .ii. manieres de medecines devant dites, mais les unes sont plus chaudes, si comme alun et vitreol combust, et les autres plus froides, si commebalausteset litarge.
    Evrart de Conty [Aristote], Problemes, ca 1380, I, 49, fol. 48r.