DURER

DURER Médecine - Médecine

verbe intrans.

Etym FEW III, 188a durare

Persister dans le même état, continuer à être, ne pas changer, en parlant du corps.

Citations

  • Et por ce que ces proprete sunt contraires ne puet li cors tos jors durer, mais estuet torner et repairier ens es .iiii. elemens dont est fais. Et tot ne puisse il tos jors durer, il puet nonporquant durer lonc tens se la nature soit nourie en due manière, par mangier et par boire.
    Jofroy de Waterford, Secret des Secrets, Diet., ca 1300, l. 189-92.
  • Car en .ii. manieres faut la nature d’omme : une manière est par vielhece, et celle mort est apellee ‘naturele’, car nature vuet que chascune chose qui est faite des .iiii. elemens, que sunt contraires, ne puisse toz jors durer.
    Jofroy de Waterford, Secret des Secrets, Diet., ca 1300, l. 449-51.

DURER Agriculture - Agronomie

verbe intrans.

Etym FEW III, 188a durare

Se conserver avec les mêmes qualités qu'à l'origine, en parlant du vin, des récoltes, du bois coupé et des semences.

Notes

  • syn GARDER

Citations

  • Les pommes de pin si peuent estre sur l’arbre jusques en novembre ; et doit on cueillir les plus meures, avant que les noyaux soient pourris, qui ne peuent durer se ilz ne sont purgiés. Toutesvoies aucuns dient pour certain que qui les cueille avecques leur escaille et soient mis en potz de terre neufz et que ces pos soient par emplis de bonne terre, qu’ilz se gardent bien.
    Anon. [Pietro de’ Crescenzi], Livre des prouffitz champestres et ruraulx, Bonhomme, 1373, livre V, chap. 25, fol. 135v.

DURER Sciences de la nature - Botanique

verbe intrans.

Etym FEW III, 188a durare

Rester en vie, en parlant d'une plante.

Notes

  • Note encyclopédique

    Comme pour d'autres termes, on voit ici une analogie entre la vie de la plante et la vie de l'être humain, car durer est un verbe que l'ancien français emploie dans le sens de "rester en vie" aussi pour l'être humain. [F. Vigneron]

Citations

  • Ces arbres se delittent en lieux moistes, et par especial le peuplier, et ne peuent durer en lieux de montaignes […].
    Anon. [Pietro de’ Crescenzi], Livre des prouffitz champestres et ruraulx, Bonhomme, 1373, livre V, chap. 49, fol. 141r.