BUEE

BUEE Sciences de la nature - Météorologie

nom fém.

Etym FEW 15-2 9a : bukon

Exhalaison* qui se fait à partir de la terre ou de l’eau et qui est la matière des météores*.

Notes

  • syn EXALATION

    syn VAPOR

  • Note encyclopédique Le principe de double exhalaison tellurique, sèche quand elle vient de la terre, humide quand elle vient de la mer et des eaux, est exposé par Aristote qui en fait la matière de tous les phénomènes sublunaires : la variation de qualités et le lieu de formation expliquent la diversité des météores. (Joëlle Ducos)

Citations

  • Il sont .II. paire debueez, l’une qui est de nature eaueuse, l’autre de seiche que l’en apele
    Mahieu le Vilain [Aristote], Meteores, ca 1285, I, 6va.

BUEE (Seche buee, buee seiche) Sciences de la nature - Météorologie

nom fém.

Etym FEW 15-2 9a : bukon

Exhalaison* sèche qui vient de la terre, à l’origine notamment des étoiles filantes, des comètes et du vent.

Notes

Citations

  • Labuee seicheet chaude est cause materiel dez feuz qui aperent la haut, que ele monte par sa calor et par sa sechor et la cause fesant est le movement du ciel qui l’embrase quant ele est amont et d’aucuns autres qui sont fez plus baz.
    Mahieu le Vilain [Aristote], Meteores, ca 1285, I, fol. 7v.
  • Icestebuee seichequi ist de la terre par la calor du soleil et des estoilez est appelee exalation seiche
    Mahieu le Vilain [Aristote], Meteores, ca 1285, II, fol. 22rb.
  • Vent n’est autre chose, fors laseiche bueeterrestre soutille et faite de la partie terrestre soutille
    Mahieu le Vilain [Aristote], Meteores, ca 1285, II, fol. 22vb.

BUEE (Buee moiste) Sciences de la nature - Météorologie

nom fém.

Etym FEW 15-2 9a : bukon

Évaporation humide et froide de l’eau sur terre, à l’origine notamment de tous les météores* humides.

Notes

Citations

  • Labuee moisteest froide de soi et moiste, quar ele est de nature d’eve par quel nature ele est froide et moiste et non pas de soi.
    Mahieu le Vilain [Aristote], Meteores, ca 1285, II, fol. 23 vb.
  • Quant grant plenté debuee moistese convertist ensemble en eve en la nue, adonc descent soudainement grant masse de pluie autressi comme se la nue fust crevee.
    Mahieu le Vilain [Aristote], Meteores, ca 1285, III, fol. 32ra.