Espace de la terre habitée de la zone tempérée nord de la sphère terrestre, bande de latitude, à l'intérieur de laquelle la longueur du jour le plus long ne doit pas varier de plus d'une demi-heure.
Notes
Note encyclopédique
La division de la terre en zones délimitées par des lignes parallèles vient de Ptolémée et a été largement développée chez les savants arabes qui considéraient qu'il y avait 7 climats dans la zone habitée de l'hémisphère nord, chaque climat correspondant à une bande de latitude définie par la longueur du jour le plus long qui ne devait pas varier de plus d'une demi-heure à l'intérieur de chaque climat. Chaque climat porte le nom d'une ville ou d'un lieu. Selon Abu Mashar, chaque zone est sous l'influence d'une planète. Cette définition est différente de celle des Grecs pour lesquels le climat était une inclinaison d'un lieu par rapport au pôle et secondairement une région de la terre. Voir G. Aujac, Claude Ptolémée, atronome, astrologue, géographe, connaissance et représentation du monde habité, Paris, 1993 et I. Vedrenne-Fajolles, L'influence des climats sur la vie humaine dans la pensée scientfique des XIIe-XIVe siècles, thèse soutenue à Paris-Sorbonne en 1999. (J. Ducos)
Citations
Et cil gregnor jor si diversefient selonc la diverseté des .vij. parties de la terre ou il sunt .vij.climathabitable et uns que Martians en nome plus que l’en ne met mie en le astralabe, quar por sa grant chalor est habitez ou de pou de gent ou de nule
Anon., Introductoire d’astronomie, ca 1260, fol. 14ra-14rb, p. 49-50.
... el seetiemeclimatdont li leesce est de .48. degrez
Anon., Tables astronomiques, ca 1271, fol. 123.
... et jerres est en sa partie [i.e. du signe du Bélier] le tiersclimatet la terre de Babilonie et Aridian et Philistim
Hagin le Juif [Abraham even Azre], Commencement de sapience, 1273, p. 37, ms. fr. 24276, fol. 4va.
Et en sa partie [celle de la Lune] des climas le .7e. climat, et c’est la fin de l’abitable.
Hagin le Juif [Abraham even Azre], Commencement de sapience, 1273, ms. fr. 24276, fol. 42ra.
Les assensions de le oblique (et trevesaine) espere u duclimatsont les assencions des equateurs qui sont selonc le diversité des 7climas.
Anon. [Léopold d’Autriche], Compilation de le science des estoilles, ca 1300, 60.
La tierce maniere de diviser la Terre mettent Albumazar, Alphagranus et plusieurs astrologiens qui divisent terre habitable en VII parties appelees VIIclimaspar VIII lignes equidistantes de l'equinocial.
Nicole Oresme, Traité de l’espere, ca 1365, fol. 19.
Climas,climat, c'est une portion de la terre habitable, et les philosophes devisent toute la terre habitable en septclimatz.
Olivier de la Haye, Poème sur la grande peste, 1426, p. 182.
Quant au premier je dy que climat n’est autre chose que une espace de terre en laquelle espace il fault muer l’orloge selon la quantité de demie heure, ainsi que toute la diversité du commancement des climatz jousques a la fin d’iceuls est de trois heures et demye et toute la diversité du pol sur l’orizonte du commancement du premier climat jousques a la fin du septieme est de XXXVM degrés, ainsi que assez clerement on peut voir par la figure de la division de climatz en ce livre painte et figuree .
Jean de Beauvau [Louis de Langle], Livre de la figure et de l’ymaige du monde, 1479, II, c. 75, fol. 86v°.
...et soubz quelxclimatz, unniversités, villes, lieux et cités, les provinces et regions où la pluspart d'iceulx ont flory.
Simon de Phares, Recueil des plus célèbres astrologues, 1494-1498, prol. , 55.
CLIMAT
Médecine -
Médecine
nom
masc.
Etym FEW II-1 782b :
clima
Ensemble des conditions de température et de degrés d'humidité et de sècheresse correspondant à une région terrestre susceptibles d'influencer l'organisme.
Citations
Et ainsi que les cheveulx se diversefient de par la complexion ainsi sont ilz de par l'aage et par leclimat.
Anon. [Bernard de Gordon], Pratique Fleur de lys, ca 1470, II, 1.
A entendre est que (mout) d'espoisses de serpens sont, si comme il apert ens aucteurs de medecine, meismement en chausclimas, si comme sont tyrs ou viperes qui sont une meisme chose, et si comme sont grans escorpions et petis volans et ne mie volans, dragons, aspides, basiliques et mout d'autres qui ne sont pas de France, si ne nous appartient pas a en parler.
Anon. [Henri de Mondeville], Chirurgie, 1314, chap. 1826, p. 127-128.