AMARUSCA

var AMRUSCUM

AMARUSCA
Médecine - Pharmacopée

nomen

Fleur et suc d'une herbe* en tant qu'ils sont utilisés dans des préparations médicales, notamment contre certaines fièvres.

Citations

  • Item camomille, qui resenble a savor si come a camomille et la fleuramrusci, le jus beü sovent avant l’acesse, il eide a la carteine tolir.
    Anon., Traité sur les fièvres, ca 1300, p. 87, 15.

AMARUSCA
Sciences de la nature - Botanique

nomen

Herbe* aux fleurs* blanches et jaunes, qui ressemble à la camomille.

Notes

  • Note encyclopédique

    Marc Kiwitt, éditeur du traité des fièvres cité pour le domaine médical, signale dans son glossaire que la forme amruscum est à considérer comme une variante d'amarusca. Sur ce nomen, voir FEW XXIV, 384a, s. v. amalocia. En ce qui concerne l'identification de la plante, dans le glossaire de son édition, Marc Kiwitt pense à : Anthemis cotula L.; toutefois, il fournit aussi d'autres possibilités: Anthemis arvensis L., Matricaria chamomilla L., Matricaria maritima L., Aethusa cynapium L., Chrysantheum parthenium L., Chrysantheum segetum L., Plantago lanceolata L. Dans la citation du traité des fièvres, la plante est donnée comme fébrifuge et il ne nous semble pas que ce soit une propriété d'Anthemis cotula, mais il est toujours délicat de discerner les propriétés médiévales des plantes médicinales. En tout cas, Anthemis arvensis L. est une plante connue pour ses usages contre la fièvre et le site HYPPA de l'INRA (consulté le 9 juillet 2026) signale aussi la désignation amarelle qui dénote l'amertume, trait caractéristique présent également dans le nomen amarusca. Pour ces raisons, dans le cas précis de la citation du traité des fièvres, nous serions tentée de ne pas négliger la possible identification avec Anthemis arvensis L., qu'on appelle actuellement et couramment camomille sauvage ou fausse camomille, si ce n'est que son odeur pourrait être plutôt perçue comme désagréable et que la citation ne dit rien de tel. Matricaria chamomilla L. correspond au nom camomille en français médiéval, donc ce n'est pas une identification à retenir, puisque la citation parle d'une plante ressemblant à la camomille mais qui n'est donc pas la camomille (sans compter que sa saveur est douce et non amère). Chrysantheum parthenium est également fébrifuge, son odeur ne serait peut-être pas jugée comme désagréable, son goût est amer et à ce titre, c'est une hypothèse qui nous semble à ne pas écarter pour l'identification de la plante en question dans le traité des fièvre cité; taxinomie moderne: Tanacetum parthenium (L.) Sch.Bip. (famille: Asteraceae). En revanche, les autres plantes mentionnées ne semblent pas fébrifuges et/ou ne nous paraissent pas vraiment ressembler à la camomille, selon la définition du nom camomille* en français médiéval). [F. Vigneron]