Etym FEW XIV, 517b virtus
Puissance agissante, influence notamment des étoiles ou du ciel sur les êtres animés de la terre.
Etym FEW XIV, 517b virtus
Faculté ou puissance de l'âme.
Etym FEW XIV, 517b virtus
Faculté naturelle chez tous les êtres animés, qui permet la nutrition.
Note encyclopédique
Il s'agit de la conception galénique de la vertu ou faculté naturelle de l'âme, qui permet nutrition, accroissement et génération avec des facultés qui sont subordonnées : attractive, rétentitve, digestive, expulsive. Chaque partie corporelle possède cette faculté naturelle associée à ces quatre facultés subordonnées. Toutefois, selon Galien, cette faculté a un siège spécifique dans le corps : le foie. [L. Loviconi]
Etym FEW XIV, 517b virtus
Faculté naturelle servant à creuser des parties du corps, lors de la formation générative du foetus.
Etym FEW XIV, 517b virtus
Faculté psychique siégeant dans le cerveau.
Etym FEW XIV, 517b virtus
Faculté régissant l'appétit, dépendant de la vertu naturelle.
syn VERTU ATTRACTIVE / ABSTRACTIVE
Etym FEW XIV, 517b virtus
Faculté dont l'opération repose sur les objets sensibles, comprenant les vertus des sens externes et des sens internes.
Note encyclopédique La médecine médiévale distingue les sens externes qui "saisissent" les caractéristiques sensibles des objets (couleur, odeur, son etc.) et les sens internes qui opèrent dans le cerveau et après cette première saisie sensorielle (sens commun, imagination, cogitation, mémoire etc.). [L. Loviconi]
Etym FEW XIV, 517b virtus
Faculté naturelle détenue par toute partie corporelle qui lui permet d'assimiler des nutriments et humeurs issus de la digestion afin de restaurer ou conserver son intégrité, ou d'assurer son accroissement.
Etym FEW XIV, 517b virtus
Faculté naturelle détenue par toute partie corporelle qui lui permet d’attirer des nutriments et humeurs dans une partie du corps.
Etym FEW XIV, 517b virtus
Faculté de jugement, placée dans le ventricule médian du cerveau.
Note encyclopédique
Tantôt synonyme de "vertu imaginative", tantôt de "vertu estimative". Quand elle désigne la vertu estimative, la vertu cogitative juge les intentions des choses sensibles, c'est-à-dire le caractère plaisant ou déplaisant, utile ou nuisible des choses sensibles (par exemple le caractère dangereux du loup extrait par opération de la vertu estimative du mouton). [L. Loviconi]
Etym FEW XIV, 517b virtus
Faculté dépendante de la faculté animale sensitive qui fait naître le désir.
Note encyclopédique
La médecine médiévale distingue deux catégories de désir ou appétit sensitif, à savoir le concupiscible et l'irascible. La vertu concupiscible a particulièrement trait aux désirs charnels, en lien avec la nutrition et la génération. [L. Loviconi]
Etym FEW XIV, 517b virtus
Faculté naturelle qui dissout la nourriture dans le corps et transforme celle-ci en des produits divers.
Note encyclopédique Faculté naturelle qui dissout la nourriture dans le corps et transforme celle-ci par des processus successifs qui donnent naissance à des produits divers, soit utiles ('chylus', 'humeurs'), soit inutiles. [L. Loviconi]
Etym FEW XIV, 517b virtus
Faculté qui suscite un désir, qui peut être un désir naturel ou un désir sensitif.
Note encyclopédique Voir aussi VERTU CONCUPISCIBLE.
Etym FEW XIV, 517b virtus
Faculté naturelle qui répand la nourriture dans le corps.
Etym FEW XIV, 517b virtus
Faculté de jugement, placée dans le ventricule médian du cerveau.
Note encyclopédique
Voir aussi la note sous VERTU COGITATIVE.
Etym FEW XIV, 517b virtus
Faculté naturelle détenue par une partie corporelle qui lui permet d'expulser une matière superflue ou nuisible.
Etym FEW XIV, 517b virtus
Faculté, placée dans le cerveau, qui reçoit les formes des objets sensibles, sépare et compose les formes sensible, ou en juge l'intention
Note encyclopédique
L'expression vertu imaginative revêt des acceptions hétérogènes dans les différentes traditions médiévales, aristotéliciennes, avicenniennes, galéniques ou averroÏstes. Elle a les acceptions suivantes: faculté placée dans le ventricule antérieur du cerveau, qui reçoit les formes des objets sensibles, ou faculté placée dans le ventricule médian du cerveau qui sépare et compose les formes sensibles ou qui en juge "l'intention" (qualité plaisante ou déplaisante, utile ou nuisible.) [L. Loviconi].
Voir aussi la note sous VERTU COGITATIVE.
Etym FEW XIV, 517b virtus
Faculté naturelle dépendante de la faculté génératrice, qui donne leur figure et conformation aux parties corporelles.
Etym FEW XIV, 517b virtus
Faculté de mémoire, placée dans le ventricule postérieur du cerveau.
Etym FEW XIV, 517b virtus
Faculté de mouvement, dépendant de la faculté sensitive.
Etym FEW XIV, 517b virtus
Faculté naturelle dont le principe siège dans le foie pour les opérations de nutrition, dans les testicules pour les opérations de génération, et dont les facultés servantes (attraction, expulsion, digestion, rétention) existent dans toute partie corporelle.
Etym FEW XIV, 517b virtus
Faculté qui régit la bonne disposition du corps.
Etym FEW XIV, 517b virtus
Faculté naturelle qui permet de retenir dans chaque partie corporelle ce qui lui est utile.
Etym FEW XIV, 517b virtus
Faculté se rapportant au sens externes ou internes du corps.
Note encyclopédique Voir aussi la fiche SENS pour la distinction entre sens externes (toucher, goût, ouïe, odorat, vue) et sens internes (vertus siégeant dans le cerveau telles que l'imagination, la vertu estimative, la mémoire, etc.). [L. Loviconi]
Etym FEW XIV, 517b virtus
Faculté naturelle, plus spécifiquement possédée par certaines parties corporelles, pour retenir des superfluités (organe séquestrant la bile, rate séquestrant l’humeur mélancolique).
Etym FEW XIV, 517b virtus
Faculté se rapportant au sens du toucher.
Etym FEW XIV, 517b virtus
Faculté naturelle qui assure la déglutition.
Etym FEW XIV, 517b virtus
Faculté qui assure l'unité, la cohésion au sein d'un membre corporel.
Etym FEW XIV, 517b virtus
Faculté se rapportant au sens de la vue.
Etym FEW XIV, 517b virtus
Faculté vitale, siégeant dans le coeur, assurant le maintien de la vie, le battement du coeur et des artères, régissant les émotions.
Note encyclopédique
Selon la médecine médiévale, l’air qui parvient au poumon est ensuite apporté au cœur, où il contribue à produire l’esprit vital mis en mouvement dans le cadre du pouls artériel, de sorte que la respiration (et la phonation à laquelle elle contribue) est parfois rattachée à la vertu vitale. Toutefois la respiration est plus souvent considérée comme une opération naturelle et/ou dépendant de la vertu animale volontaire. [L. Loviconi]
Etym FEW XIV, 517b virtus
Faculté du mouvement volontaire.
Etym FEW XIV, 517b virtus
Qui a une certaine vertu ou faculté en puissance, par laquelle l’agent détenteur de cette vertu peut agir sur un corps patient, sans toutefois que cette vertu ou faculté se manifeste en acte dans cet agent.
Etym FEW XIV, 517b virtus
Force du patient et de ses parties corporelles.
Etym FEW XIV, 517b virtus
Faculté naturelle de génération, qui a siège dans le foie.
Etym FEW XIV, 517b virtus
Force, puissance, propriété bénéfique d'un remède.
Etym FEW XIV, 517b virtus
Faculté se rapportant au sens de l'ouïe.
Etym FEW XIV, 517b virtus
Faculté se rapportant au sens de l'odorat.
Etym FEW XIV, 517b virtus
En puissance.
Etym FEW XIV, 517b virtus
Faculté rationnelle et/ou judicative, qui est siégée dans le cerveau ou le coeur.
Note encyclopédique
Le sens de "vertu intellective" en médecine est à distinguer du sens de l'expression en physique (voir plus loin dans la fiche), où elle réfère à une faculté ou puissance incorporelle. Voir aussi les fiches RAISON, IMAGINATION, et VERTU ESTIMATIVE. [L. Loviconi]
Etym FEW XIV, 517b virtus
Faculté à dissoudre les humeurs néfastes, propres à causer ou entretenir une maladie.
Etym FEW XIV, 517b virtus
Force argumentative d'un principe.
Etym FEW XIV, 517b virtus
Capacité d'une plante à vivre en se maintenant dans un bon état.
syn FORCE
syn VIGUEUR
Note encyclopédique
La citation montre que la période médiévale attribue un rôle essentiel aux racines pour assurer la vigueur d'un végétal. [F. Vigneron]
Etym FEW XIV, 517b virtus
Faculté naturelle de se donner une forme, de se créer un corps organisé, pour une plante.
Note encyclopédique
La notion médiévale de vertu formative permet d'expliquer plus précisément le concept de croissance aristotélicien (un des trois aspects de l'âme végétative). En effet, il ne s'agit pas seulement de croître mais d'organiser sa propre matière, de donner forme à ce qui est encore indifférencié en produisant des structures précises comme les racines, les tiges, les feuilles, etc. Comme on le voit dans les citations, la vertu formative se trouve dans la graine. [F. Vigneron]
Etym FEW XIV, 517b virtus
Faculté naturelle pour une plante d'engendrer une nouvelle plante.
Note encyclopédique Le concept de vertu générative est aristotélicien. [F. Vigneron]
Etym FEW XIV, 517b virtus
Pouvoir agissant du soleil qui produit de la chaleur, ce qui contribue à la naissance et à la croissance des plantes.
Note encyclopédique
La physiologie végétale de l'époque médiévale ignore la photosynthèse et ce n'est pas la lumière du soleil qui est envisagée comme cruciale dans la croissance des plantes mais la chaleur produite. [F. Vigneron]
Etym FEW XIV, 517b virtus
Faculté naturelle de se nourrir, pour une plante.
Note encyclopédique
Le concept de vertu nutritive est aristotélicien. Dans la citation, l'antécédent de qui est humeur. [F. Vigneron]
Etym FEW XIV, 517b virtus
Faculté naturelle d'attirer à soi et qui permet à une plante de se nourrir.
hyp VERTU NUTRITIVE
Note encyclopédique
La faculté d'attirer la nourriture fait partie de la vertu nutritive en général et il s'agit de concepts aristotéliciens. [F. Vigneron]
Etym FEW XIV, 517b virtus
Faculté naturelle pour une plante de former ses parties et de croître.
Note encyclopédique
La présentation de l'auteur du Placides et Timéo ne paraît pas parfaitement conforme aux concepts aristotéliciens dans lesquels la vertu végétative aurait un sens très large recouvrant la nutrition, la croissance et la reproduction de la plante. En effet, dans le passage cité, l'auteur ne retient que l'aspect attractif de la nutrition (c'est-à-dire la capacité pour une plante d'attirer sa nourriture) et ensuite l'opération de digestion n'est que sous-entendue et comprise dans un propos qui semble dépasser cette stricte notion de digestion, car l'accent est mis, non plus sur des questions de nutrition, mais sur le phénomène de croissance de la plante. [F. Vigneron]
Etym FEW XIV, 517b virtus
Force agissante notamment d'une qualité élémentaire.
Etym FEW XIV, 517b virtus
Capacité notamment à servir de signe pour prédire le temps.
Etym FEW XIV, 517b virtus
Capacité naturelle, puissance susceptible d'agir sur les qualités naturelles.
Etym FEW XIV, 517b virtus
Propriété naturelle en puissance, notamment d'un élément ou d'un phénomène naturel.
Etym FEW XIV, 517b virtus
Vertu motive
syn VERTU MOBILE
Etym FEW XIV, 517b virtus
Vertu mobile
Etym FEW XIV, 517b virtus
Faculté de l'intellect divin, qui est supérieure à celle de l'âme humaine et régit le cosmos.
Etym FEW XIV, 517b virtus
Faculté d'agir par une puissance indépendamment d'un corps.